‹ Le commerce au dix-neuvième siècleChapitre 50 sur 87 · delivres de cacao , à raison d un fr · texte numérisé non relu

delivres de cacao , à raison d un fr

5o c. le \ kilo ‘

Total de l’importation des colonies en France 1 20,000000

En doublant, la quantité de ces denrées , excepté le coton , afin de créer et alimenter une exportation coloniale, telle que la réexportation de la Grande-Bretagne et des États-Unis , on augmenterait cette valeur de 68 millions . s et la somme des importations de nos établissemens agricoles serait de 188 millions , pour les seuls articles principaux qu’on vient d’énumérer , et sans y comprendre les

cultnres nouvelles qui peuvent la faire monter presqu’immédiatement à 200 millions de francs. Un tel commerce donnerait à la France, dans ses colonies, des marchés pour une vente des produits de son agriculture , de ses fabriques et de ses arts, d’une valeur qui ne serait inférieure que de quelques millions; il en résulterait un commerce colonial d’importation et d’exportation de 55o à 4oo mil lions; et c’est le but qu’il est possible d’atteindre , par un ensemble de mesures qui , toutes, ont la sanction de l’expérience et la garantie du succès. Si l’on joint à ce produit de la culture perfectionnée de nos anciens établissemens agricoles, celui des colonies d’entrepôt et de déportation, il est indubitable que la France peut trouver, dans la possession de ses colonies , un commerce annuel de plus d’un demi-milliard. On peut décider , d’après cette seule donnée, s’d faut négliger, comme on n’a guère cessé de le faire depuis leur établissement, nos possessions transatlantiques , ou même si l’on doit les abandonner entièrement, ce qui, dans l’opinion de quelques publicistes, serait très-avantageux aux intérêts de la France.

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