‹ Le commerce au dix-neuvième siècleChapitre 65 sur 87 · RECHERCHES S T A · texte numérisé non relu

RECHERCHES S T A

Ainsi dans les pays désignés en ce tableau , et dans leurs possessions d’outre-mer , qui y sont comprises pour la part qu’elles reçoivent de marchandises américaines , la France et l’Angleterre trouvent une concurrence dont les progrès ont été si grands et si rapides , quelle est maintenant en Espagne et dans ses anciennes colonies sept fois aussi puissante qu’il y a trente ans; en Allemagne et dans les ports anséatiques , 7 fois ; dans les Pays - Bas , 3 à \ ; en Suède , 3o fois ; en Russie , 1 5o ; en Italie , 48 ; en Asie , 22 ; dans nos ports ou dans ceux de nos établissemens coloniaux , moitié plus ; et deux tiers ou davantage dans ceux de la Grande-Bretagne. Les seuls marchés de la Chine ont admis , en 1822 , pour 34 millions d’importations des États- Unis; et l’Angleterre est obligée d’y partager avec le. commerce américain les bénéfices qu’elle se croyait dévolus entièrement depuis quelle en avait écarté les navires français. L’extension qu’ont prise dans l’Asie orientale les transactions des États-Unis, y atténue aujourd’hui considérablement , et même, dit -on, de près de moitié celles du commerce anglais; de même que celui-ci avait affaibli d’abord le commerce de la France, qu’il parvint bientôt à détruire en mettant à profit nos erreurs et notre mauvaise fortune.

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