CHAPITRE II
Effets de l'agrandissement et de la prospérité du com^ tnerce d'Exportation , sur la richesse des États et la destinée des peuples. >
L'ÉCHANGE des choses nécessaires à la vie étant l'origine du commerce , on pourrait croire que l'exportation, qui forme aujourd'hui la branche la plus étendue et la plus essentielle des transactions commerciales de rEu->
SUR LE COMMERCE* gS
rope , n'est pas moins ancienne que ne Test l'importation; cependant il n'en est point ainsi. Lorsqu'à la fin du 15.°^* siècle, le. Nouveau-Monde eût été découvert par Christophe-Colomb , et que le chemin des Indes orientales eût été découvert par Vasco de Gama , les seuls objets des expéditions maritimes furent : les épiceries de l'Asie , les esclaves d'Afrique et les produits des mines de l'hémisphère américain. Or, la^violence et la rapine suffisaient pour acquérir les trésors du Mexique et du Pérou ; on obtenait sur le littoral de la Sénégambie , pour des grains de verre et des jouets d'enfans , les nègres , dont le labeur devait fertiliser les colonies des Indes occidentales; et quant aux marchandises de l'Asie , il fallait de l'or pour les acheter. Ainsi l'exportation se réduisit , pendant longtemps, à celle de l'argent que fournissait l'Amérique , et le commerce de lHamjf^jh formait principalement des importations. 4;,
Comment , en effet , aurait-on pu alimenter les besoins des régions éloignées quand l'industrie était nulle, et lorsque le sol des pays les plus favorisés de la nature pouvait à peine nourrir ses habitans ? Par exemple, telle était alors, en Angleterre , l'imperfection de la culture, , qu'un acre de terre ne rapportait d'après les calculs détaillés de John Cullum , que 8 à 9 boisseaux de blé , c'est-à-dire la moitié du produit actuel des mêmes champs; Tandis qu'aujourd'hui l'on compte deux acres en pâturages pour un en terrés de labour, il y avait , dans ce temps , i3 à i4oo acres- en cultures pour 45 en prairies ; ee qui réduisait nécessairement les bestiaux à un si petit nombre , que la viande devait être exclue du régime ali-
§4 BEGHERCHES STATISTIQUES
mentaire du peuple. Loin de pouvoir exporter des produits de son territoire et de son i&dustrie agricole , l'Angleterre , qui obtient maintenant de ses lies un produit brut de près de cinq milliards et demi , parvenait à peine à faire subsister sa population , quoiqu'elle n'excédât pas 2,5oo,ooo âmes, ou le cinquième du nombre d'habitans, dont le dernier recensement atteste l'existence.
L'état du reste de l'Europe était semblable ; seulement quelques parties du littoral de la Méditerannée se servaient utilement , pour leur commerce , des avantages d'un heu* reux climat et d'une civilisation plus avancée. Mais lorsqu'enfin de grandes monarchies sortirent de la lutte sanglante qui remplit toutes les pages de l'histoire moderne , Venise » Gênes » Cadix et Lisbonne virent leur puissance maritime s'affaiblir et leur commerce décliner rapidement. La Hollande et les villes Anséatîques n'dMiappèrent point à l'influence qui investit irrésistiblement de la prépondérance politique » militaire et commerciale , les grandes sociétés » celles dont le territoire est le plus vaste , la population la plus nombreuse et les habitans les plus industrieux. Au milieu du dernier siècle , la France et la Grande-Bretagne étaient déjà les seuls compétiteurs qui pussent se disputer l'empire de l'Océan et la suprématie attachée aux riohesses » que donne le commerce. La rivalité de ces deux puissances leur est devenue bientôt funeste; et leurs efforts pour se nuire ont donné naissance à de redoutables concurrens; c'eâ^ pour affaiblir l'Angle^ terre » que la France en a détaché les Etats-Unis qui déjà reii^[>ortent sur elfe dans les deux Indes; et c'est pour abattre la France que la Grande-Bretagne a fait traverser
SiB LE COMMERCE. 96
FEurope à ces armées Russes , qu'elle retrouve mdiotenant eu Asie, prêtes à lèi ravir la possession de cette par^ tie du monde.
Les progrès q^i ont amené cet état de choses , sont indiqués avec autant d'exactitude que de précision , par la valeur des exportations de chacune des grandes puissances commerciales. Nous allons en présenter le tableau d'après les documens officiels , et exposer la situation du commerce de la Grande-Bretagne , de la France et des Etats- Unis , pendant le iS.*" siècle et au commencement du 19.* Nous ferons ressortir des termes numériques » exprimant la valeur de l'exportation et la balance , pour ou contre elle , des conséquences dont le double avantage est de^ montrer 9 avec certitude , dans le miroir du passé ^l'i* mage de l'avenir , et de nous permettre de compléter la connaissance des causes par celle dé leurs effets.
i.^ Progrès du commerce d'Exportation de la Grande Bretagne.
L'économie poUtique est une science si nouvelle , qu'on ^'^ . S ne peut remonter au-delà du siècle dernier , lorsqu'on veut acquérir des connaissances positives sur les finances des états de l'Europe et sur la valeur de leur commerce. Il est même plusieurs contrées » qui » de nos jours , sont encore privées de ces élémens nécessaires de l'administration publique , et il n'en est aucune qui offre une aussi lohgue série de documens que celle possédée par la Grande-Bretagne. En profitant de la richesse des piatériaux qu'on peut recu^Ur , pour tracer une histoire du commerce de cette puissance , nous avons dressé la table
q6 RECHERCHES STATISTIQUES
suivante , dont les valeurs sont exprimées en livres sterling , équivalant à 26 francs , d'après le cours actuel.
Tableau de la valeur des Exportations de la Grande^' Bretagne pendant le i8.' siècle et au commencement du 19*.
Années.
Valeur de rExportatloo.
2,043,000 lîv. sterl.
2,65o,ooo
6,3oo,ooo
6,3o5,ooo 6,869,000 7,472,000 9^340,000
Valeur ^e son excédant snr rimportation.
» liV. sterl.
43,000 1,960,000 2,100,000 3,36o,ooo 3,400,000 4,4^0,000 6,400,000 3,960,000 4,660,000 1,660,000 1,360,000 2,823,000 i> 73 7, 000 62,000 490,000 619,000
799^ 8oo.
Boa.
sua LB GOMMEBCK^
3o,5i8,ooo 7,33i,ooo
4i*4ii,ooo. .... 10,012,000
31,578,000. . . . . 3,382iOoo 34,451,000. . . . ,. 5,245^000 34»9^4>ooo ..... 4>6o9;ooo .
36,527,000 ..... 7,676,000 34,566,000 . . . . . 5,758,000 34,554,000. ^ . . . 4>92i>ooo
45,869,000 . . ... 4,739,000 32,409,000 . . < . . 3,778,000 32,000,000 ..... i4,655,ooo
65,3Çi,ooo. .... 33,539,00^
5o,6o6,ooo ..... 20,690,000
96 REGHB'AGHEi STATISTIQUES
1891. . . • 46»4s8^ooo ..... 16^703,000 i8s9. . • • 4^9S83yoeo. • • •. • i5»987,ooo
***"»*^"^*^ w^mmmmmmmm^^mm>^-^mmm^,m^^itm
Total pour 9 années
de paix • • • • 47o>ooo,ooo sterl. i93»549^ooo sterL
^im
Année moycuDe 5ft,««5,000 r- ai,5o6,000. — •
ou ^»3oo,ooOyQop fr.. . d38,ooo»oQo fr.
L'exactilude des oomhres de co uUeau est altérée par diverses ouifles : ...
I*. L'ancîeimeté du tarifa qui sert àrévaluatioo offidellé des marchandises y et dont on est obligé d^adopter les données peur les époques éloignées ;
s.® L'intérêt des parties , qui déclarent la Taleiir des objets exportés » et qui paient des droits d'autant moindres » ^ue cette Taleur est moins élevée ; ,
3.* Le coflunerce de contrebande » dont on- ne peut tenir compte» malgré le nombre immense dV)b jets qu'il comprend » etjeur^ valeur considérable* I Toutefois ces causes d'erreur tendent uniquement à di- ; minuer le montant connu de l'exportation > ainsi que la I valeur doi^ die excède l'importation , et leur seul effet est d'en faire connaître le minimum > au lieu du terme- exact I ou d'une évaluation exagérée. On peut donc se servir avec confiance de ces données , sans craindre d'outrepasser la vérité; les témoignages qu'elles offrent » méritent ceriûnement d'être appréciés , comme formant la coUectbn défaits numériques^ statistiques la plus étendue , la phis complète et la OD|oin& douteuse y ^pse posséda la science de
XJniversityof Jf/CHIGK^
l'économie politique* Parmi les résultats qu'on en peut tirer, nous nous bornerons à ceux ci-après :
1.® Dans une période de 1 20 ans , la valeur des exportations de la Grande-Bretagne a septuplé , et même elle s^est élevée momentanément au décuple de soq teroie
moyen» au commencement du iS.** siècle.
2.* Cette valeur s*est accrue rapidement à plusieurs époques favorables, notamment ep 1770 , par la prospérité des colonies anglaises de PAmérique septentrionale ; en 1792 f par les malheurs de la France , qpi livrèrent à ^; la Grande-Bretagne tous les avantages de nos relations commerciales au-delà des mers; en 1802, par la paix fallacieuse conclue à Amiens; en 1809, p^i^^la guerre d'Espagne et la prise de nos colonies; en 1S14 et i8i5 , par l'influence puissante des grands évènemens politiques ; et militaires qu^ ouvrirent tous les ports de l'Europe au commerce anglais. ^ '
5»^^ Cette valeur a diminué , eu tout au moins la pro- . gressîon de son accroissement a été suspendue à plusieurs époques , dont on peut remarquer les effets dans la tl|)lc des ^Lportations , notamment en 1781 , par la guerre qui amena Témancipation des colonies anglaises de TAmérique septentrionale ; en 1 796 , par la commotion redoutable que produisit la révolution française; en i8o3 , par la reprise des hostilités ; en 1811 et 1812 , par le système du blocus continental; et en 1819 , P^^ l'abondance prodigieuse des produits manufacturés de l'Angleterre , et la concurrence que la paix permet aux puissances mari- 1 tknes i d'opposer à spn commerce.
4«^ Les e?(portation^ de 1^ Grande-Bretagne avaient , vu
100 BKCHEHCHES STATI5TIQUE«
1833 > une valeur sept fois plus gpande qu'au commencement du i8.* siècle; elles étaient triples de celles de 1787 9 et doubles.de celles de 1792; elles excédaient d^un tiers celles de i8o3; mais elles étaient inférieures de cette valeur \ celles de i8i4 et i8i5 « et même eUes étaient moindres d^un cinquième que les exportations de
5.* Mais quelqu'élevée que soit la valeur des exportations » si celle' des importations Pégalait ou lui était supé- ! rieure > le commerce serait sans avantage pour l'Etat , ou , serait même ruineux pour la fortune publique; conséquemmenl , pour apprécier les ressources qu*un pays tire de ses transactions commerciales » il importe de connaître' la balance qu'offre la valeur des objets qu^il achète et qu'il vend; et p'est dans ce but que nous avons indiqué dans la troisième colonne de nôtre tableau , la différence de valeur des exportations et des importations de la Grande-Bretagne. Il en résulte ce qui suit :
6.* Dans une période de 1 30 ans , il n'est arrivé qu'une seiÉb fois au commerce anglais » en 1 787 et 1 788 , de vendre pour une valeur moindre que celle de ses achats. Cet événement eut lieu lorsqu'il eut perdu les marchés de l'Amérique septentrionale.
7/ A cette exception près » il n'a cessé d'obtenir de ses transactions des bénéfices qui ont varié selon l'influence >: - des évènemens» mais dont la somme n^a pas cessé d'être ^ r', '^ considérable.
8.* En 1700 » ces bénéfices montaient à moins de 48 mil-^ lions de francs > année moyenne; ils doublèrent dans les quarante années suivantes ; ils diminuèrent de moitié par
SUn LE GOSOfrEECE. 101
Teflet de la guerre d'Amérique'; Théritage du commerce français les fit monter vers la fin du dernûsr siècle ^ à i6S millions ; la paix de. 1802 les éleva h 24^» "^ prolongation d'une lutte acbornéc les fit retomber à 1 20 ou à lâp. Dtt^ rant le blocus continental ils.furent réduits , malgré les U« cenceSi, & 96 millloQs,. Une nouvelle è;re> signalée par la plus haute prospérité » s'ouvrit en 181 4 pour la Grande*- Bretagne.
g/ Pendant les deux premières années de cette |^érk>de , elle vendit moitié pli^s qu'elle n'acheta »< et, ses bénéfices furent sur l'une», de yai) millions de franco » et sur l'autre de 792. C'est le plus haut terme de- prospérité commer-
^cialçdont l'histoire du monde offre l'exemple. Ses gains furent alors de, seize à dix-sept fois leur valeur au comment cernent du siècle passé; ils offrirent» avçQ la balance de 1 787 ^ une différence de 81 5 millions*.
10.^ De 1818 à 1Ç22; cette prospérilé^ prodjgieose a éprouvé une diminution de moitié; l'excédant-i^ la valeur des exportations sur celle des importations » suppose que la Grande-Bretagne obtient unj bénéfice anttael en nuipéraire ou en crédit» de 584:IAiUions de francs ;" c'est^îi^ dire» dépassant huit fois celui qu'eue. obtenait ^^ il; y^f ce|it ans , de ses transactions commerciales » seize* fois plus grand que celui de 1793 , égal à .c^^lui df., fSo^y moindre de ii[ioitié qu'en 181 5 » et ii^ieur d^ qu^^rita^e ou du cinquième , à ceux de 1816 e^ j^Sp^j, , > ;.;) > ,:; ] ij.* Malgré son abaissement» cette^^le^poest^foix k trois fois plus grande que le terme le j^hs élevé des béné^^
• ifices du commerce anglais p pendant le cours enjtier d^ dçn^ieè'siècle, ' „
loi RECHBRCH^S STATISTIQUES
12.*^ Et enfin > de 1814 à 1822 , dans l'espace de neuf ans , la balance du commerce de la Grande-Bretagne a été en sa faveur de l'énorme somme de quatre mil- Iràrils et demi de francs , ce qui permet d'àdihettre , par on terme moyen , que les transactions commerciales de cette^^uissance l'enrichissent annuellement de 5oo mil-* lions. ,
Il est intéressant et utile de comparer , sous ces rapports , la France et l'Angleterre ; mais par une fatalité que peut vaincre difficilement le traVail le plus opiniâtre ^ lé» documens officias qui devraient^ servir de hase à ce parallèle , sont épàrs , ine^Cacts , iiicomplets , ôii même manquent -entièrement. Une histoire de notre Commerce de ses progrès , de ses désastres , dé ses' efforts*, est en-^ 'c5dre à faire ; et pour réussir à la composer / d'après des données authentiques ; il ne faudrait pas moins que téirté h Menveillaiice deé aùtérîtés ëtia protection dii Go'uVerïiënient. Pbur suppléer 'à <^t ouvrage, il tious a fellu deSi irecherchcs étendues et pénibles , et noirs soînmes loin dé nous flatter d'avoir atteint; dans-ia table suivante, qui montré te tableau des expdi'tittions 4e la France , pendaift te'jsiècle passé , le degné d'exactitude rigoureuse que nous ^aurions désît^. Toutefois cette esquiss'e est enicote la seule 4fatmk wt 'essayé de tracer sur cet important éû]éi; ^r^,, par ittie ei^reur singulière , Arthur Youngli'prîs dàil^ ïà balance du commerce, l'état de nb^ seules trànsacmôns en Europe, pour l'ensemble de notre commercé extérieur; et tse isont dés copies textuelles de ce tï^avail fautif, qui» jusquf'à pt^ésent^ ^ntservt'dans une foule de comiiiiations à faire^ connaître les progrès de nos exportations pendant
suft LE ceiiaBRCii. < t<$S
le 18.* siècle» et leur balance avec la valeur de nos importatÛMis.^
Q."" Progrès dû cpmmerec d'Exportation de la France*
En noiis prévalant des matériaux rassemblés pourlalMilance du commerce , mais qui ne peuvent donner de ré*^ sultats que par des opérations A^ détail longues et, uistidieuses , nous Sommes parvenus ii dressis^ la tablé ci-àprè^ ^ dont les valeurs les plus, anciennes sont rapproché^ du prix actuel deTargént. * ;
Nous n'avons point adcjpté-^ 4^9 ce ipavai^^ J*usage do confondre le conuneree des cdopies avec cekiiile Ja.mér tropole : i.^'par^ i|ue les i;ojté^$ts de Tun içt deTiiiM^ sont très-distincts.; %^ jmt:ç.e qu^aucune puîssance-, |Ma^ .«édant des établissemens coloniaux » n*a suivi oette taoé^ .^liode 4tm» ses doeumens ,.ce qui enipôchç- les, nôtres d^ leur etiçÉ comparés^ S."" parce qu'en afdoptaqt <)èti]sag$^, Qnett<:i>^|igéde faire un do«ble^m]^4esmâtnesT>b)ets^9 qui , A^i^ ^voir été exportésâëTrânce^aux colomeft , sôdt exp<Més des c^olonies dans iéi {Possessions étrangères '; 4/ parce^qu'enfin Icette conftasion a*a été opérée » en 1 787» ^ans les résultats qui fnrentiilon publiés > comme ceux dcipùés par la balance de nôlre commerce, que pour dissimuler » sous Tapparence d'une grande prospérité » i'état constanmiént défavorable de nos échanges , qm coûtaient imnuelleqAept 75 à 80 millions de francs à notre agriculture. __ ,
io4
RBCDBlIGHBf êTATlf TIQVBS
Tableau de la valeur deê Exportfttions de la France, pettdatu le i8** 9iècle et de la balance de son commerce.
Valeur <l«s Exportations*
Balance en farenr de la France*
1716 à.iyao
^ 18;, 338,000 f. a3,7i5,ooo£.
^2i,258,ooom* 28,867,000,..
kjao - 1732... 1 48,477)000... 32,594)Ooo..«
1732 -1735... 164,596,000... J^l ^IQ^^yODO*,.
1735 - I739..* ig4)g3i,ooo..« 27,276,ooo.*.
1748 •^'iySS... 339,190,000... 63,639,000...
1755 5-1763..^ 2499o44ioô<^«** 74» 257,000... ^763 - 1776... 391,673,600;^.' 58,2§/,oob...
ifjB ^ D782U; 337,813,000;.; 1783 r Ji 785.4. ' 493>947yOoo.*.
^1785 - ijSij,*. ' 8a5,357,ooa..»
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