S6,0094MU
s5>7,oQQ,ooQ :
To);alde rimport. pend. ^9 aimées de pak.3,oi 1,309^000 f»
Année moyaniie . / 334>6oo,ooo
Balanee pour l'expoiialioa ....... 84»ooo,ooo '
Terme moy. de quatre demièrès anxiées. 386,397,000 f*
Balance pour ^exportation. ' • 34>5o6,ooo
Masse totale 4e l'importation , avec les
marchandises entreposées. ^ . . . . . 4^8^397,000 CL
Si Ton compare entre eux, et arec la balance que donne
l84 BEGHE4^GHE8 STAUSTIQUB8
rexportation , les termes numériques qu'ofire cette table» çn arrive aux considérations suivantes :
Au commencement du dix-septième siècle , nos importations étaient loin d'égaler le quart de leur montant actuel; elles parvinrent avec peine» en 3o années» à une centaine de millions. Au milieu du siècle », elles s'étaient élevées à deux fois et demie cette valeur par le secours de nos colonies; m£^s les guerres malheureuses de 1755 et 176a les firent retomber à 175- millions. Depuis la pai^ de Paris» ea 1763^ jusqu'à la révolution», leurs progrè» s'accrurent avec une singulière rapidité ; elles s'augmen-* tèrent;» en dix ans » de 1 58 miUioiis ; puis en treize ans » de 12 millions» et enfin en cinq années de 22. Leur terme moyen de 1785 à 1787 fu| de 6p3 millions » sonune pro*!digieuse » d'après laqi^elle il ne faut pas apprécier » comme on le fi^t communément» la prospérité commerciale de cette époque. En. vérifiant la balance des exportations et des importations » pour juger si les richesses que les dernières semblaient apporter » n'étaient pas achetées trop chèrement » on reconnaît que » jusqu'à la guerre d'Ame- rique » nous retirâmes un bénéfice réel de nos échanges extérieurs; mais» qu'après la paix de. 1784» la fortune tourna ot nous fit payer près de 80 millions par an*» les objets importés» dont la valeur excédait celle de nos produits exportés. De 1789 jusqu'en 181 5» pédant 25 ans» la guerre soumit à ses chances funestes notre commerce extérieur ; mais cette période lut mise à profit par l'in* dttstrie » et notre commerce intérieur s'accrut immensement. La paix générale produisit» en 181 5 et 181&» un pdouvempnt extraordinaire ; lïos exportatit^is montèrent
srii LE coirxBECE. i8â
lubitement entre 4 ^ Sôo millions ; et dans chacune de ces deux années , nous gagnâmes 300 millions sur les retours de nos expéditions. L'équilibre; en se rétablissant, BOUS laisse des bénéfices qui ne sont guères que du 6/ de cette somme , mais qui peuvent être triplés cfès que le commerce recevra » par la sollicitude du Gouvernement »^ Vax accroissement de moyens «Ltérieurs de transactions. Notre importation actuelle excMè de beaucoup celle qui eut lieu de 1776 à 1783 ; elle n'est pas égale aux deux tiers de l'importation de 1784 à 1789; toutefois » il n'y a point de comparaison entre les avantiages de cette dernière époque et ceux du temps actuel , puisqu'alors ; il y avait un énorme déficit dans nos ventes extérieures , qui ne pouvaient suffire à nos achats , tandis qu'aujourd'hui , grâce à notre industrie manu&cturière , nptre consommation jd'ob jets exotiques est entièrement soldée , et nous avons ( en sus un bénéfice de 34 millions et demi , si l'on ne calcule que d'après les quatre dernières années; mais qu'il faut élever à 85, si l'on embrasse toute la période de paix écoulée de 181 5 jusqu'à ce jour.
Dans tous ces nombres , on ne comprend uniquement que la valeur des objets importés» introduits dans le royaume licitement pour la consommation; afin de for n mer une masse comparable à celle des importations anglaisea» par la ccmiposition de ses ^parties » il faudrait y ajouter le commerce d'entr^>ot , qui , par un usage contraire à celui de la Grande-Bretagne , demeure toujours » en France , en dehors des états de douanes. En 1 823 ^ la valeur des marchandises entreposées s'élevait h ?86,8a7,ooo francs; celle de lent exportation ne fht que
l86 RECHERCHES STATISTIQUES
de 5s , OÙ baaiucQup moiiià ducincpii^e. Cette masser aymt le doublé objet defournop it la con^emmatien et ao commerce eiLtérieur.» doit se proporttbimef.à Tune comme h l'autre ; et , eu 'la distribuant de manière à faire face k m double destination , on trouve que les entrepôts étaient pourrus suffisamment pour donner, en 1824» <>u. cosur? m^oe d'exportation 9 une valeur égale à celle quHi en avait tirée Tannée précédente, et qu'ils pouvaient^ de plus ; Courair aux besoins du royaume pendant six mois. La valeur des marchandises , qui ont ce dernier objet , est incluse dans les ];iombres exprimant l'Importation ; mai^ si l'oo veut établir un parallèle ]av€C la grande-Bretagne , il est nécessaire d'y joindre ks 5 a millions d'objets ea-< treposés qui trouvent annnuallement un déboucla à Pex-: térieur. Cette adlltlon fait monter à 4^895979000 franco notre importation totale en marchandises étrangères. Si l'on &à défalque la masse dos objets entreposés^, voici les étémeos de Tlmpéiitation , fondant une pévipde dé qua« Ire abnééfl , conquise entre 1820 et »8&3.
Années. Matières i^essaires Objets naturels de Objets mf anfacH Xqff).
àriûdustrie. consommation.' tarés. Fr.
1S20 • . . »237,i7itQ0Q» . • . io3)i35^oo* . . .33,833,ttQû. • . «BÔSyiSgyOao |8fii . . • .:i^Sf6j6^o0D(. , f . 107,809,000» • , .4o>96i,(K>o, . . . 39^,442,000 1822 . . . .269,268,000. . f . io5, 160,000. . . .61,749,000. . . .426,179,090 1823 . . . .221,554,000. . . . 88,579,000., . .5i,664,ooo. • . . 361,828,090
Totausi .963,665,000. . . .4o4,.683,ooo. . • 177,208,000. . i,545,588,opo
Année ^
moyenne 240,916,000. . • . loi, 171,000. . . 44,3o2,ooo. . • 386,397,000
On conçoit aisément que c'est de la répartition des iniportations dans ces diverses classes que dépend le degré
SUE I«B GOMIIERCE. l8^
d*atilité des achats; et qu'en recerant pour une mêfise somme d'objets upportés, deux pays différens peuTent y Irourer^ l'un des élémens de pro^rité si ce sont desf matières premières , dont l'accroissement de valeur et la réexportation augmentent son commerce» et l'autre au contraire des élémens de détresse et de ruine , si ce sont des objets manufacturés qui étouffent son industrie natio-' nale ou seulement des objets naturels de consommation dont le prix surcharge sa balance et rend ses expori^tlon» infructueuses. On reconnaîtra cette double influence dans les deux exemples frappans que ront nous offrir la situation actuelle de notre commerce comparée à celle des importations de la France » de 1787 à 1789 , et à celle de la Grande-Bretagne parvenue au plus haut terme de prospérité. Quand la révolutioiï éclata» im)s importations se composaient des masses ci-après détaillées :
Années. Uatitres nécessAÎres Objets natnrels de Objets mannfao- Total*
à fmdnstrie. consommation' tnrés.
1787 . . . • igS^ooo^oQo 1. tonr* 323,5oo»ooo. • • 130^000,000. .6379500,000
1789 .... 175,000,000. . . . t4oo, 000,000. • . • 65,000,000. .Ç4o,ooo,ooo
To^ux . .542,500^000.. . . i,o57,5oo,opo. • % .257 ,500^000.1,^57 95po,Qoq Année mojeBné i8o,85o,ooo 35 2,800,000. . . . 85,8oo,ooo. .619,000,000
P'après ce tableau, ^importation des objets étraqger^ en France était composée , il y a S5 ans , ainsi qu'il suit ; En objets naturels de consommation , 353 pallions » on 1» moitié et 43 millions au-ddà ; il y «rait , dans cette somme, pour 195 millions dp denrées coloniales^ ce qui portait le^ surplus à 260. En matières nécessaires à l'industrie 181 mil-
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lions 9 OU 9 septièmes. En objets manufacturés , 86 miTlions ou moins du septième. Le tout fonnait une énorme râleur de 620 millions excédant celle des exportations de 170 9 quand on prend la moyenne des trois années.
L'état actuel des importations est loin d'offrir un mouvement aussi grand de richesses étrangères. D'après les quatre dernières années» il est approximativement ainsi qu'il suit : Il est importé en objets naturels de consommation , pour 101 millions ou, à 28 millions près, le tiers. seulement de la masse des importations. C'est le montant dès' denrées coloniales qui se trouve de 90 millions au-dessous de son ancienne valeur. Les produits étrangers qui complétaient autrefois l'importation et alimentaient la consommation intérieure , ont cessé de nous être indispensables ; ils sont remplacés par des produits indigènes , dont la culture nous affranchit d'un tribut annuel de 262 millions. Les matières nécessaires à notre industrie forment annuellement une importation de 241 millions; c'est à 25 millions près les deux tiers de ce que nous recevons de l'étranger. La différence avec 1 788 est de 60 millions » ou d'un tiers de plus que ce que nous employions alors. L'accroissement de la quantité de matières indigènes que nous obtenons maintenant de notre/ industrie agricole» correspond à cette augmentation considérable qui a lieu dans l'emploi des matières exotiques. Les objets manufacturés que nous achetons au-dehors » montent seulement» année moyenne» à 44 millions^ ou environ le 9.* de l'importation. C'est moitié moins qu'autrefois; et quoique notre population se soit accrue d'un cinquième » que les communications soient plus étendues et plus faciles , et qu'il y
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ait une plus grande consommation des choses agréables ou utiles , aous^ recevons aujourd'hui de Tétranger une quantité beaucoup moindre de ses produits industriels. Cette importation onéreuse est diminuée de 4^ niIUions. La Taleur totale des objets importés s'élèreà 386 millions» par le terme moyen des quatre dernières années ^ qui ne donnent qu'une balance de 34 millions et demi , attendu la perte éprouvée en 1822 ; mais en embrassant les neuf années écoulées*depuis le rétablissement de la paix , l'importation moyenne est seulement de 334 miUions et demi et la balance en faveur des exportations s'élève à 84*
Le commerce d'entrepôt augmente l'Importation d'environ 52 millions sans affecter l'équilibre de la balance autrement que par des profits faits sur la différence des prix et sur le fret des marchandises ; il la porte selon l'étendue de la période dont on cherche le terme moyen , à 438 millions» ou à 386. L'interiope» quoique fort inférieur à la valeur qu'il avait autrefois , doit ajouter cependant considérablement à ces évaluations.