Progrès du commerce d'Importation des États-Unis
On ne possède point de documens authentiques » complets et satisfaisans , sur les importations qtie reçoivent les États-Unis ; et les ouvrages de MM. Seybert , Warden » Mellsh et Brkted» qui contiennent une immense -collection de faits statistiques et des .tableaux dont les données arrivent jusqu'à une époque récente , ne founiissent aucun secours pour connaître la valeiur des objets importés dans les porjts de l'union. Voici seidement ce que nous avons tiré des actes officiels.
igo ' BEGHERCHES STATISTIQUES
Tableau de la valeur des Importations faites aux>
États-Unis»
• 7,000,000 dollars.
1797. . $2,000,000 dollars.
* * 1 1 ,ooa,ooo
^799. ; 79,5oo,ooo
i8do> . 71,800,000
« ft2,ooo^ooa
iSot. • 88,900,000
à ^yOOO^OOO
^ 34voc^o^<>
i8o3. • S6,ooo,ooo
1821. • . 62,S85,ooo
dollars ou 328,57 1 ,000 francs.
— * ou 437,015,000 —
Année moyefiiie. ;&i9ï3,od9 -^ ou 380,793,000 -«^
Les faits qni ressortent de cette table sont câipL qte voiqj : Après une lutte opiniâtre de. dix années, les Éta^-Onis n^étaient pas encore parvenus , lors de la paix qui assura leur indépendance, à doubler ta valeiur de leur importa- Uom ils ne >'él6y(^peiit à ù^ de^ tfàe par l'augmentation 4{ii'iapcp?lt lAUTrOOBHalQVoe > qwad celui de ta France périclita aipc sfipttQiotesi de la réy^kilioii. La guerre qui em- J)râ$a r£ui?cg[ie» (momà leUr» progrès; ttie a<tortit! dès 17939 leurs importations jiM({u'à 436 'miUimsik francs, ce qui était près de •quaitife fois leur Valeur /en 1774* Cette fortune ines^pérée û'élaitque le pcèimbr terme d'imelongue suit)3 de succès. Su 1801, les éxporlalmis étiaieàt leHes que leur retour donnait aux États-Unis une valeur de
/SUl LB C01IM81CE. I9I
47a'mUlfoii^ .Cette s>(»ùme moBta oÉéflâeà 564 mliliom .en i8oâ$ Biâid cette pifod%ieu9e prciqiérité étalii fenéée en grande partie jsiv. le. ccnhmeroe-d'etati^ât^'^^ mr 1^ avantages du pavillon neutre , elle a dû s'affaiblir lorsque la paix a rouvert les chemins de l'Océan à tous les peuples maritimes. En effet , les documens officiels nous apprennent qu'en 1821 et.i8a2v elle était bornée à 586 lâiilKoïis de francs pour té^me moyen i èHé s*ést relevée cependant dans les deux der'nières années» d^î donnent Ai^ millions pouç terme moyen de l'importatlcm. ... ^ ,
La balance pré^eote , dans «es mouvemens depuis uh demi-siècle, uiïe incertitude eï uiae irrégularité sîtigttlières. îi*âclîvîté et le caractère entreprenant du commerce amérlcaiipL la font, p^^r fois,, pencher en. sa faveur; mais plus souvent les besoins pressant d'une société naissante , o3t ^t"€tcéder au^^jjfortatioùs^ la valeu r des exportations , laissant) sçuleixi^ les profits du freJt^ .qu'on, évalue ou taux moyen de 10 pour loo. De 1802 à i8o5,le terme moyen de tréi^<^â»^f(lin!^àU>%ti détrnnebt des États-- Uys, utiè yéémS^^M5ii)06 '*c«kr^>ôu3«, 188,000 fr. «îi 18^2 , isL^meéëa^ë'k lei*^àv^kge s^est ^éteVée à ^"*èîffio«§ r'4%àtf6è '^éèéflè»
^uii'gate de i^ tfiBî6ite^«ïléfair; ©fc' i^feîl M'M^ -défaVbi^le^ ëté^e 4i> WÎUittoi ,'ëf^iïi^è4 de ^S,^!5e;,6t)o francs;- • '•: " '' " '' ^''-1 ' ' " '"'• ' ' " ''' ^'''^"'* Les documens d^^Èâ pHt ïél^ dfttoïiës ^éô' Etafe-tMfe , sont un modèle qui laisse beaucoup à désirer et ne per* met guères d'en tirer les connaissances d'économie politique, que donnent ceux de la France et de la Grande-Bretagne. Néanmoins nous «n avons obtenu les données sui*
193 KECBEBCHES «TATISTIQUES
vantes. D'après les tables recueillies par M.« de Beaujour, line année moyenne formée de 1802 » i8o3 et 1804 , of-* frit une importation tibnfposée ainsi que nous allons Texprimer :
Article! , . Importis. Réexportés. Restaasponr
U coBsommatioa.
Marchaùdises Haxéqi d'H« dollars.
près leur valeur, v;^**.** 3(^,489,000. «. • 9,872^000.* ••. 29^717,000
Café. ...... t ••• • 8,373,000. . . .' 7,303,900 1,071,000
Sucre 7;794,ooo.... 6,775,000..^. 2,019,000
Colon, cacao ^ etc 2,267,0001... 2,490,000 9
Vius..>..«..*.........^ 2,9629000^. • . • 1,108,000 1,854,000
Liqueurs , eau-de-vie , etc .. 2,71^3,000^ . . • 649,ooo 1 i 1 ,000
Thé ..••..... 2,360,000. . . . i,3o4,ooo . ^ , . . i,o56,ooo
Hhum 3,88r,ooo... . x> i>
]tf élasse. .............. .-1,980,000 ... 'j> »
Chanvre, chàpàeUeSfl.Vt. i,6oo,ooo«... » • . »
SeI,bierre,acier,etCj.A... 1,917,000.... i4o,ooo*,*.. , .777|Odp
Art. importée* . . . , . ..c. l . . 76,8 1 6,000. . ,^ 28,633,ooè', . ; . 46,783 ,ooft
C^ état I quoigue d'une da|;6 reculé^;, i^e-doit pps différer très-e88entIeUement4e cçlui qpa'ofiriratent les années dernières » puisqu'alors l'importation montait è 7S millipos de dollars ,. par je terme moyen de t^s^imnées , et qu'^ujourd'lppj; elle ne monte, par celui de 1 81^1 et 1892 ,. qu'à 73 millions de cette monnaie^ Yoici, pour l'époque actuelle, ce que les documens publiés, l'an passé à Washington , font connaître de plos positif.
SUR LB C01|M£BC£. 1q3
Articles importés, en 1821 , auas États-Unis.
Marchandises tarées d'après leur valeur pour . 36,56o,ooo doUats.
Crallons.
QuanUté. Vins de Madère. . . . 93,480
— de France .... 3^^6l
— d'Espagne. . . . *,858 . , ^, „
— de Portugal.. . . 286,740 > 3, i54,ooo gallons.
— des Canaries . . . 445,6 18 Bordeaux et aulr. en b^*. i56,o37 -Autres 2,260,417
E«pn*« '. . » . 3,847,000 —
Mélasse 9,45$,ooo —
Thés. , 4,6o3,866 livre».
Café i6,9$6,ooo —
Sucré 43,o84,5oo ~
Sel. 3,121,000 boisseaux.)
Bîerre 82,800,000 gallons.
Cacao. . • 4t4jOoo livres.
Raisins 4|353,ooo >—
Savon.l ..... •;! 263,000 —
Suif., 5,6i3,ooo —
Poivre 2,o34,ooo —
Indigo. • . . . i 4o5,ooo —
Plonab 3,787,000 —
— en barres, feuille&y etc. • . 3^624,ooo -^ .Chanvre.. «..•••••... 1 19,000 quintaux.
Fer battu. •, • . 3o7/>o<» — '
Charbon 774,000 boisseaux.
Etc. , etc. , etc.
Valeur totale de l'importation. . 6!i,585,ooo dollars.
iCes détails oous permettent de jeter quelque lumièro fiur la composition du commerce d'importation des États- Unis , qui , jusqu^à présent , est restée fort obscure.
194 HECHERCHEl STATISTIQUES
Cette importation est approxlmûtivement formée :
Millions de franco.
1 ^ De marchandises manufacturées d'Europe, pour. 1 92
2^ De denrées coloniales 9 pour iSj
S"*. De boissons et comestibles d'Europe » pour • . 4?
4*. D'articles divers , pour. . . . . 7
Total de l'importation 383
Il est réexporté :
MilIion« lie francs»
I^ En marchandises manufacturées d'Europe, pour. 4^
a"*. En denrées coloniales , pour 89
3^ En comestibles et boissons , pour 8
4*. En articles divers, pour. 5
Total de la réexportation. ... 142
La consommation en marchandises et produits étrangers , consiste :
Millions de franis.
1*. En marchandises d'Europe, pour i5o
2*. En denrées coloniales , pour 4^
3"*. En comestibles et boissons , pour 39
4*. En articles divers , pour 4
IM
Total de la consommation des produits étrang'*. 24
Ces données résultent du terme moyen des deux années 1821 et 1822, mais elles n'offrent qu'un minimum , si Ton s'en réfère à la dernière pendant laquelle l'importation s'est élevée à plus de 435 millions de francs ; laissant un déficit de 56 dans sa balance avec l'exportation.
SUH L£ COSW^ERCE. igS
f^'État comparatif de la prospérité actuelle du com* fnerce d^ Importation et d^ Entrepôt des principales puis-r sanees maritimes.
En récapitulant les données numériques déduites dans les trois sections précédentes, et tirées des dôcumens
^ publics de la France , de la Grande-Bretagne et des Etats - Unis , on arrive à établir les termes comparables
" que voici :
Gfande-ârëtagn^* Érance. * Etats-Ubîs.
^Importation étrangèreé . • . .4i 1,825,000 fr. 337,226,000.. .246jOoo,ood — coloniale ....*... .342^i75,obo. . .101,171,000.. .137,000,000
Importaiioti totale. . . . 754,000,000. . .438,897,000. • . 383,ooo,ooo
^Réexportation étrangère... B9,525,ooo. • . 52,ooo,ooo... 53,ooo,ooo — coloniale 194,360,000 ... » . . ^ 89,000,000
Béexportalion totale .253,875,000. . . . 52, 000,000. . . i42,ooo,ooo -Consommation de mar^chaudlses étrangères .... 352,6 1 5, ooo . < * . 385,236,ooou . . 198,000,000 — de denrées coloniales. 147,71 2,000,.. .101,171,000. . . 48,ooo,ooo
Consommation totale. . . .500,827,000. « . . 386,897,000. .* 241,000^900
De ce vaste assemblage de faits ^atistiques , la plupart inédits , et dont Jes conséquences importent à la prospérité commerciale de la France, ressortent, en définitive, les résultats suivans :
L'importation de la Grande-Bretagne étant de 754 millions , et la nôtre de 438,' la'différence est de 3 16 millions, ou de beaucoup au-delà du tiers de la première. Celle des JËtats -Unis est moindre de 55 millions ou davantage que .l'importation française; c'est environ le 8.* de celle-ci. '^ ■ ^ ■ i3..
KjG BEGUJIRCHE8 ST AT 18 T IQ l) BS
Cette masse de richesse est diminuée par la réexportation qui forme le commerce d'entrepôt. Cette branche est» pour l'Angleterre 9 de 253 millions ; elle e^t seulemenl» pour la France 9 de 52 ou cinq fois moins; les États-Unis en obtiennent près de trois fois autant que nous par leurs expéditions hasardeuses et lointaines.
L'importation réduite par la réexportation s'élève encore à un demi-milliard dans les Iles Britanniques; elle excède la nôtre , également atténuée par le commerce d'entrepôt 9 d'une valeur de 1 14 millions» et nous sommes loin d'en égaler les trois cinquièmes. II y a une différence de i4i millions entre nous et les États-Unis ^ dans la valeur des produits exotiques gardés pour la coi^sommation; et leurs besoins à cet égard sont moins grands d'un tiers , ou davaotage.
Ces termes généraux étant posés » examinons la composition de chacune de ces masses : Les produits coloniaux versés dans l'intérieur des Iles Britanniques » sont évalués à près de itfi millions de francs , non compris les thés de la^ Chine et Les cotons des deux Indes ; le sucre et le café absorbent seuls 112 millions. Cette somme est réduite de oS millious par l'exportation de» sucres raffinés; mais elle est â^vée k 2.54 millions, si ïou y ajoute la valeur exorbitante du thé« Si, de l'importation des^ denrées coloniales en France, on soustrait 5i millloi^s^ pour la valeur des cotoiis qui. apftartiennent aux matières nécessaires à l'industrie, aoire consommation n'absorbe guères que pour 5o millions des pr6diiGti<ms^ tropicales. Ce n'est que le tiers de ce que dépense pour cet objet la population des Iles Britanniques.; et à peu près autant que celle Ats États-
SIJK LE COMHBBCE. IQy
Dnîs, qoî éelt moindre que la ûôtre des deux tiers. Maïs , pefur iiousecMe dépense reste e^ti^re , tandis qne îa\Grânde- Brelagne , réexpcMtànt moitié plus de denrées coloniales (|tt'eUe n*eB donsomme ou même 4 septièmes, retrouve dans ses bénéfices la valeur de ce qu^efle garde pour ses ptopres besi»ns. Il en est ainsi des États-Unis , qui re- Temdenl presque les deo* tiers de leur importation de produits ec^ooiaox , et n*en consomment que pour une ciiîqaantaine de tnilfiens tiré» de Fétranger. Les parties méri- Aoaales de leuii^ ferrît()îre ajoutent , par k production des mêmes dei^es, à la consommation individuelle et à celle âeif fabriques. Chrtre le désarvantage de ne pmnt réexporter ée prodfuits coloniaux en nature , nous éprouvons encore eelui de ûe vendre qu*une petite quantité de ceux que perfieetionnetit nos fabrique». L'èxporlatîon des sucres raffinés diminue seulement de deux miltion» nos itcbats de denrées ti»opic£les.
Les produits^ étrangers autres que ces denrées , sont ou naturels ou maàuÊicturés; ils entrent immédiatement dans kl ^MsoimBation ou àlknentent les fobrrques; cette der- Hièf^^estiHâitioii est la seule qui les rende atrantageux quand îfe éOJÉi versés- dans Knférîeurî maïs ces distinctimis qui , dans ce cas, sont importantes, s'etfâcentquandces produits sont uniquement entreposés. Les États-ÏJms agrandissent ooâisidérablemeîit cet%e dernière classe d^importation; ils i^oivent poâr â46 millions de marchan(&es étrangères; ils en revendant pour 53 , et paient par les profits qu'ils en tirent , une partie cifes igS mtUîons qu'exîigent leurs besoins individuels et leurs manufactures. En Angleterre, sur 4i2 millions de produits étrangers importés, il né'
KjS BBCnsaCHES STATISTIQUES
s'opère qu'iiHQ réexportatioii de 60 mlUioos , ou un 7.*. Il eji reste pour 353 qui fourmsseut à la consommation per-i tonnelle et manufacturière. fSn Frajace, pour ce double objet» nous dépensons sSônpIlions; savoir: a4i pour les matières destinées aux fabriques » et 44 ^u marchandises manufacturées, lia, différence est, avec TAngleterre de 67 millions y etcomparativemeat à ce pays , }a France dans
, ^on éti^t actuel ne consomme apnuellement que pour 9 fr*
5o cent, ^e produits étrangers , pour les besoins de cha-^ çun de $^es b^bitans^ tandis que cette dépense monte à 46 fr. pouf chaque individu de la population brit^nique. {1 semblerait que cette deraière somme devrait être encore plus disproportionnée à la première , quand on considère que la valeur des matières étrangères mises en œuvre dans les fabriques immenses de^ r4Jigloterre s'y trouve uécesi: çairem^i^t çomprisot'
Les matériaux employés par Tindustrie française étaient estimé^ » en i9i6 « par M. le comte Çhaptal , à 4^6 mil-] lions; on peut le$ porter maintenapt à 45o; qous en tirons pour 84^ de Tétrapger; ceux qui sont indigènes, en valent 20g 9 ou moins de moitié* l[pe détermination moins cer-? taine , parce qu'elle est obtenue indirectement , fait mouf ^ ter à 713 millions la valeur des matériaux employés par
\qs manufactures anglaises. Si la moitié , comme en France» ^taiept exotiques et valaient 3$6 millions , cette somme égalant à très-peu près celle des objets importés restans dans le Royaumeruni ^ il s'ensuivrait qu'aucun objet étran-t
/ I gçr ne serait consommé par la population » et que Pimn '
portation fournirait exclusivement des matières pirçmièresî Kux fabriques. L'habileté de Tadu^inistralion apglaisç PQ
SUR LEr COMMERCE. I99
nou& laisse point dc^uter que les combinaisons du tarif des douanes n'aient «n efifeicet objet; mab , sans doute « il est loin d*étre atteint; et par exemple , la consommation inéritable des vins étrwgers met la Grande-Bretagne dans la dépendance d'une importation qui, quelque t^duite qu'elle soiit par l'énormité des droits » monte encore arec les eauxde-vie» à 20 millions par an. Il faut donc en conclure que dans les 716 millions de matériaux qu'emploient les manufactures anglaises, il n'y en a pas la moitié d'exotiques , et que très-vraisemblablement, sur 3'52 millions d^objets importés, les six septièmes sont destinés aux fabriques et une cinquantttne de loiUions fbrmè ; comme en France , la part des articles étranger^ admis directement et sans IrMisformation dains la c^nsothâ^tlon intérieure. C'est principalement sur ce ^ëùjte de marchàndbes que s'exerco le commerce interlope* :
De l'ensemble de ces ûiits sortent \ps principes qui doivent servir et bases à la prospérité Commerciale de ta France; on peut en tir^ les résultats suhrans : La valeur des objets importés doit être essentiellement inférieure à celle des objets exportés; ta êâtÊérence qui constitue une balance avantageuse ou défkvorable est le signe manifeste de la situation prospère èë commerce ou de soii déclin. L'exportation de la Grande-Bretagne surpasse son importation de 385 nùlfions^; la valeur de nos transactions extérieures l'emporte de 83 Initiions quand on compare maintenant nos ventes à nos achats, tandis qu'en 1788, nous étions, année moyenne, en pet^e de 170 millions.
On obtient une balance favorable , au moyen , surtout^ d'une heureuse composition de^ masses c^ui forment ViéX:
SQO BBCHERCHES STATISTIQUES
portation. Peux de ces f^as^s d<HY^t être ogrwdiea et deux autres diminuées autwl que po8S^]Jie« Ç'e^j^wdeux premières ^uj^ l'ç^Kpoftat^^ 45)it.se^ pp^jp^m: élémens : r^iie ^t rin^pp^atiop ^tçfliqa^cç , da^ elle
ne s'élève eu l'^'ç^î^q^.gu'à ^^ v^Uliços , m dii 7.' auiS.' de laiyalepr 4es o^^e^ç importés; ei^ ^^^te&m» elfe.eal de 253 nfiilliççis pu du tiçflC* de Vimportutîaii, to^jie. Vaçcrfmsèment du çpnamp^^e. d'çptrepôt çst dQûij i\uq d©« pwmiers de no^ feçsoi^s; Içs moyçMxji^idi^j^^Wleiî^.Q^ égard notre infédorké^reiH jugidiqués amQt4ra<yi»»U^ branche dont l'^andis^eiçeni eat çiu»entlel ^ la pFO^péHj^i pubUque, çst l'wpprtîir^ipn 4m Wtièr!e*l^^*»iiWi^J'^«»«triç. Au Uçu dp % çcjpti^çs c^î ^^|^I^aietlt îl y a 5o ans, «u:^ i>esoîfls de nos f^^^e{^^ iH{ii§:46stip0ps. Au|Mir- SChv^ prè^ dpis. dew^ tipr^ ^ tou^fi ^otr;§ ijoporllAtîon , h œt . objet éminemment utile. Cette prop^^^^c^ q0 l%hf» rien à diés^rejc* wais il feudrailj que» par Va^aîa^e^imt du prix des objçW fij^otiçues ,, 901^? p^.o^tî^siîpiis-ciPSim^Mam^ 4'oi;M;re-mer^y ui^ç^ jluf, gç§i%4ç /|Wniy^^.:|»Wir fc^ naéme
Cette oJ^Siçi^^on s*^ppCq[U/f^ ég^l^ç^t «ûx ob^ta de cçflç^jDf^aUou quî, p<^jMWi*:^ft Ini^tt^fc aux denrées coj(p0;^^te9u Nous en acbetig^^ ùfm^^ikfBf^f^ fMJt e&yit*on iQp millions réduits à 48 v 4^ A'PP .^p.d^uîi btKakur des cotons J^iruts , enyoy^ aux ^mi^nujElqtiipc^: eb la réexportatiop des sujcres ^près lei^ jiffiffînf^Q4;I^;(^nde-B dépense plu^ 4e 4 fois autant qu§ q(W4.ea lurodaihs cob>niaux , y compris lesî thés de la ChiAe» Une suite d'intérêts puissans exigent que les bornes de, cette coAsommation soient reculés en France , el qu'on élargisse considérable^ ment les débouchés de nos sucres raffinés*
SUR LS GOâHERCË.
âOl
La deriàère b^i^ipc|ie de iiolre importation est celle des produis p^apifoçtur^ étrangers; elle e£$ re6tremteà44?ûl'lio4ia Ott moitié i^m qu'il y a 3o %m > et k peu près au- 'iWi\ que la jf^ra^d^Bretagne* La contrebande ajoute sans do^ite oon^idéraUement à cette somme; mais elle agissait paireiUement en t7&S> quand nous recevions pour près d|) S6 miUions de çe$ produits. En somme , les progrès de n^jlre agriculture eà, 4e noire industrk depub cette ^oqiie , noua ont affranchi d*un tribut h l'étranger àe25a millions , pour des objets exotiques de consommation , tels que blé , beatîauxy laines et isoles écrues » et pour 4^ millions d'objets manufacturés , principalement de tissus de coton. Il est vrai que cette diminution d'une importation onéreuse trguve quelque compensation d£^s g^U^ de 90 à 95 millions de denrées coloniales , qui nous étaient alors fournies par nos/étabfissei&eQ/s d'Amérique y aunielà de notre consommation , ce qui noua donnait une exportation égale dont nous sommes maintenant privés ; mais en considérant qu'à cette époque la balance avec nos colonies nous était excessivement dé&vorable^ à cause de^ l'interlope, on ac^ quiert la preuve que cet avantage était moins réd qu'apparent; et même en févaluant , d'après son terme officiel,^ on trouve qoe 9^ miHiëns d'exportations, coloniales étant souÂtraits des 094 que nous font gagner les heureux efforts^ de notre agk»icukure et de notre industrie, il demeure encore à la Frahcè dans sa situation actuelle , comparée à son commercé d'importation , 9 y a trente ans , unbéné^ fice de 200 millions de francs au moins*
Et , en effet , d'autres opérations nous ont feit connaître que non-seulement nous ne sommes plus maintenant commet
903 BBCnEI^CnES STATISTIQUES
alors , en perte de 1 70 millions par la difTérence des exportations et des importations » mais encore que les premières gagnent 53 millions sur les secondes » dans leur atténuation récente. L'addition de ces deux sommes nous donne le même produit indiqué par des calculs différais comme exprimant la supériorité de l'état actuel de notre commerce. Une amélioration aussi grande , dans des temps voisins des temps les plus malheureux ^ est un présage de ce qu'on doit attendre d'une période de paix , qui permet au commerce d'accroître chaque jour avec la richesse publique ^ les élémens de la prospérité de notre belle patrie^