‹ Le commerce au dix-neuvième siècle: état actuel de ses transactions dans lesChapitre 48 sur 66 · CAUSES ET EFFETS DE LA DÉCADENCE DU COMMERCE AU · texte numérisé non relu

CAUSES ET EFFETS DE LA DÉCADENCE DU COMMERCE AU

DIX-NEUTlkME SIÈCLE.

JLa prospérité du commerce a son déclin comme tontes les grandeurs humaines; elle natt et s'accroît par une'réu* nion rare et difficile' de conditions d'ordres divers; elle s'arrête , s'affaiblit et se perd par les effets successifs ou simultanés des vicissitudes que produisent les erreurs des gouvernemens , les guerres malheureuses , les révolutions , et le cours des événemens physiques. Tyr et Carthage , Aden et Palmyre » qui devaient au commerce tant de richesses , de splendeur et de puissance , laissent à peine des vestiges dont le témoignage fasse connaître leur site au voyageur. Dans les palab déserts et en ruines de Gênes et de Venise» il ne reste que les statues mutilées et les souvenirs des dominateurs des deux mers qui baignent l'Italie. On ne compte plus parmi les puissances maritimes , les deux peuples qui régnaient il y a trois siècles , sur l'Océan ; et lorsque dans Lisbonne ou dans Cadix un vaisseau sert d'asile au successeur d'Emmanuelle-Fortuné ou de Gharles-Quint , son pavillon n'est point celui qui le premier fut porté par Christophe ColomI)

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dans le nourel hémisphère » ou qui le premier fit avec Magellan le tour du globe , c*est la bannière de la Grande- Bretagne ou de fa France.

Au premier rang' des calamités fajtales au commerce , il faut sans doute placer les révolutions politiques et miiitaires qui changent l'existence des états. En tombant sous le joug des Turcs , l'Egypte et la Grèce ont cessé de recueillir Jets jdons que la Qa^ure avait al|;acl^s ^ jieiir beau climat et ^ leur b^weuj^e 8Ît9alio;Q« fm^ Belgique voit dépérir scm agriculture et son industrie sous l'empire de la Hollande et celui des intérêts qui la dominent. Tous les canaux qui fécondaient la richesse naturelle delà France ^ se sont obstrués pendant une lutte sanglante de trente années ; pour retrouver les avantages qi/ils donnaient , et pour les proportionner à f extension de la popidation , ainsrqu'à Taccroissement de ses besoins /il faut autant d'fiictivité que de persévérance , et non moins de force que d'habileté.

Sans doute aussi une influence puissante est exercée par le cours d'événemens physiques qu'amène la fatalité , ou dont l'homme estfinstrument aveugle. Les sables errans ont envahi les lieux oh le commerce du moyen âge avait formé ses entrepôts; les ports de la Syrie, qui recevaient ses flottes , n'offrent plus aux navires que des mouillages inaccessibles ou dangereux; la campagne de Rome, qu'embellissaient jadis les villas superbes des inattres du monde , et .leurs jardins , qui rassemblèrent pour la pre- v mière fois les végétaux utiles de l'Occident et de l'Orient , Qe sont plu$ maintenant qu'aune solitude couverte de tristes ruines et de marais infects ,. au le voyageur ne rencon-

tre que des troupeaux sauvages ou des bandits féroces* ^our déshériter les c^otrées de Ttiide» de la production exclusive des plantes précieuses qu'il fallait autrefois leur acheter avec de l'or, il a suffi q&'un imvigateur transportât à travers l'Océan > dans le nouvel hémisphère , les plasls débiles d'un arbuste et k» chétîfs fragmens d'un roseau. Mais indépendamment de ces caches » dont h fwh^ sance sapy e et iH^verfie l'édifice de lu pi^^spéritécouwar* eiale d'un payjs , SMHf qu'il soit poasiUe à la prude&c^ 4e prévenir bm's effets funestes let À la^a^ei^e d'en aHiét^r U cours , il est. encore dans l'élitt oeinel de i» m^iMé i^m^o^ ^enne d'auti^s causes plus immédia te« » ejt qui n'é<i:jiap<^ peut point entièrement^ comme les premières^ à l'b^Aileté des efforts humains. Ces causes sont :pnacipakBftèat : Tex^ tensi^m même du commerce qui nuit à sa fuiospérité lo* eale , l'accroissement du nombre des puissances eonuper*tnales , leur- concurrence s^cdle et industrielle , les trai^ tés de conusieroe désavantageux , les tarifs dé&verables^ l'élévation des droits de douanes , l'insuffisance des débou* chés ou ieur perte lotale , les désastres des guerres maii* times , la perte des colonies » leur intedope «t les limitas étroites de la consommation» tant .Aans <Ia n^copolefcpi^ dans ses 16tablissem^BS d'outre-n^r.

Nous ei»Hnmer<»is sucoess^eioentcliacunefie ces cau^ ses; nous tadherons de fixer parles tenues munéttques rétendue de leur influence » et de moalirer comment leur concours etia persistance de leur action amènent la déca^ dence du commerce et ledéclm de la grandeur 4es jeBOK pires. ^

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