‹ Le Commerce de Nantes et la RévolutionChapitre 24 sur 62 · LAON · texte numérisé non relu

LAON

C'était une ville de 80.000 ‘âmes: c'est-à-dire une des cinq villes qui comptaient plus de 50.005 âmes, après Paris qui en avait 600.000, et Lyon plus de 100.000 (1). Or, le tableau que nous reproduisons en annexe, et qui est extrait des « Observations » du Conseil d'Agriculture et Commerce évalue à 8.540 le chiffre de la population ouvrière du département en 1788, et à 11.050.000 livres le montant des produils manufacturés. Ces indications sont évidemment très contestables, inais si on les admet et que l’on déduise de ces chiffres la part qui revient aux fabriques de Vieillevigne, de Clisson, de Guérande, on ne trouve plus que 6.500 ouvriers environ et 8.600.000 livres de produits. Ces évaluations sont probablement inférieures à la réalité.

La progression de l’activité manufacturière avait été parallèle à l'extension des relations commerciales avec l’étranger et les colonies. Certes, les fabriques de la région avaient à pourvoir aux besoins de la Ville et de ses environs. Mais c'était surtout aux îles, à la côte d'Afrique, en Espagne, en Portugal, etc., qu’elles trouvaient des débouchés.

L'industrie des Tissus élait la plus importante, celle des Toiles en particulier.

«€ La plus ancienne fabrique de cette ville consistait dans environ 400 métiers dispersés dans les faux-bourgs qui

travaillaient des loiles pour linge de table, draps de lit et

(1) LEVASSEUR, ouvr. cité, p. 701, t. LI. Les quatre autres étaient Marseille, Bordeaux, Rouen et Lille. D’après un tableau de la statistique de Huet, Nautes comptait: 48.762 habitants en 1760, 54.434 en 1780 et

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