‹ Le Commerce de Nantes et la RévolutionChapitre 25 sur 62 · en · texte numérisé non relu

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pour chemises » (1). Et Huet nous apprend que « 140 chefs d'ateliers occupaient 400 ouvriers ».

Nantes exportait, outre les toiles de ses fabriques, celles de Cholet et de Vieillevigne qui avaient une grande réputation. L'Espagne offrait à cet article un important débouché, malgré la concurrence que nous faisaient sur ce marché les toiles de Silésie, de qualité inférieure, mais beaucoup moins chères et soumises à des droits plus réduits. Nous voyons par un état de 1779 qu'il fut exporté cette année-là à destination de l'Espagne pour environ 500.000 livres de toiles de toutes sortes.

Clisson fabriquait des flanelles à l’usage du peuple.

Il existait à Nantes une blancherie de toiles par les procédés de Berthollet.

Il y avait des filatures de coton « par machines et à la main » et plusieurs fabriques « qui employaient le.coton filé en étoffes de sortes et de or divers, notamment les basins de Nantes, d’un grand débit dans l’intérieur ». Ces basins se fabriquaient avec les cotons du Levant. Les fabricants payaient le coton 1251. à 130 1. les 100 livres (2).

Mais l’industrie la plus considérable était sans contredit celle des Indiennes ou toiles peintes : 9 manufactures, occupant 4.500 ouvriers par an, en moyenne, fabriquaient de 110 à 120.000 pièces d'indiennes. Leur capital était évalué

à sept millions (3). Les indiennes étaient exporlées en

(4) Z 20 bis. |

(2) Archives départementales, L 365 (Renseignements recueillis en Van IE pour la-fixation du maximum).

(3) Ch. Com, Z 19 « Moyens de relever les Dan U d’indiennes et causes de leur avéantissement prochain », par L. Favresainé (an VI).

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