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portait principalement, à Nantes, sur les péages multiples qui étaient perçus sur la Loire depuis Saint-Rambert. Les doléances en réclamaient la suppression « sauf indemnités aux propriétaires et titulaires ». Il faudrait pouvoir citer presque en entier un très curieux mémoire que, six ans auparavant, les Juges-Consuls de Nantes avaient rédigé sur ce sujet (1). Ils rappelaient que les rois, depuis Charles VII jusqu’à Louis XVI, avaient échoué dans leurs tentatives « pour débarrasser la Loire des entraves que l'intérêt particulier y avait mises », que l’on comptait encore près de quatre-vingts sortes de droits de différente nature, depuis Saint-Rambert jusqu’à Nantes » ; à chaque instant les bateaux subissaient des pertes de temps consi-. dérables, et étaient soumis au paiement de droits plus ou moins fondés. Et ces plaintes étaient illustrées par un exemple frappant; un négociant de Nantes, ayant fait venir de Paris, pour son usage, « un feu de fer, garni de cuivre doré, avec ses ustensiles, le tout vieux, et un coupepaille, estimés ensemble 125 livres, il a été payé sur la Loire, depuis Orléans jusqu’à Nantes, en péages et autres droits, 26 livres, 4 sous, 10 deniers ». |
Le même négociant, ayant fait venir de Thiers 55.255 livres de chanvres, destinés à des frégates du Roi, avait payé 88 ST d., en dépit de l’exemption dont, en
principe, cette marchandise aurait dû bénéficier (2).
(1) C 887. Mémoire sur les péages qui bordent la Loire, depuis Saint- Rambert jusqu’à Nantes, 2 janvier 1783.
(2) (Annexe au Mémoire). Il y a dans ce document un état des péages et autres droits qui se prélèvent sur la Loire, Trente-trois lieux sont cités :