‹ Le Commerce de Nantes et la RévolutionChapitre 40 sur 62 · ET VER · texte numérisé non relu

ET VER

Guinebaud lui-même avait paru conseiller cette mesure

(1). Il en fut informé ainsi que les ministres.

On engagea les frères Mosneron à se concerter avec Guinebaud et à seconder son zèle et son activité: ils partirent le 10 juillet, arrivèrent le 14 au matin à Versailles. Ce jourlà, à onze heures du soir, ils adressèrent aux Juges-Consuls leur première lettre, où ils donnent brièvement les nouvelles reçues de Paris : la prise des Invalides et de la Bastille, etc. Ils annoncent que Guinebaud les a vus arriver avec quelque surprise, en dépit de ce qu’il avait écrit. Deux jours après ils ajoutent : (Ce qui a pu prévenir

d’abord M. Guinebaud contre nous, c’est qu'on lui a écrit de Nantes que nous étions munis de nouvelles charges du commerce, mais nous espérons que lorsqu'il sera mieux instruit, le bon esprit de ce député le rendra un de nos

meilleurs appuis... », et dans leur lettre suivante : « Il est

particulier des tabacs à Pau, puis à Saint-Gaudens. Quelques années après, il fut fait baron «pour services rendus à l’État »; il mourut à Saint-Gaudens en 1830. (Voir Biographie bretonne de Levot ; Kerviler, ouvr. cité. — Nous devons noter que, dans les documents des Archives du Commerce, il n’est jamais désigné autrement que sous le nom de Mosneron l’aîné, celui de Mosneron de Launay appartenait à son frère Alexis). — ALEXIS MOSNERON, qui, jusqu'en 1790, ajoutait à son nom celui de DE LAUNAY fut Consul de 1786 à 1788 et Président du Tribunal de commerce en 1793. Enfin JosEPH MOSNERON-DUPIN. Consul de 1784 à 1786, fit partie, en qualité de Notable, de la Municipalité en 1790-1791 et fut Président du Tribunal de commerce en 1796 et 1797.

- (1) Lettre du 30 juin : « Peut-être votre sagesse vous fera-t-elle. convoquer l’Assemblée générale du Commerce, peut-être qu’elle se décidera à faire sur-le-champ une députation solennelle à l’Assemblée nationale, pour lui faire mieux connaître que la ruine de l'Etat est la suite inévitable de cette insupportable loi. Il est des circonstances où il faut être

en forces... »

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