‹ Le Commerce de Nantes et la RévolutionChapitre 42 sur 62 · PRES, EU · texte numérisé non relu

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de l’autre, par le souvenir tout récent de l'indépendance. des Etats-Unis.

Le roi ayant refusé de permettre l’introduction, pendant deux ans, des farines étrangères à Saint-Domingue, les Juges-Consuls de Nantes s’en félicitent hautement, et voici comment ils s'expriment au sujet des rapports entre

les colons et la mère patrie :

« Ils doivent absolument rester sous le régime qui leur a a été prescrit, C'est-à-dire qu'ils ne peuvent commercer qu'avec elle, exclusivement, et qu'ils ne doivent pas avoir la liberté dont jouissent les provinces du royaume de recevoir et d'envoyer des marchandises à l'étranger, en payant les droits fixés par les tarifs. S'il en était autrement, ces établissements ue seraient avantageux qu'aux autres nations et ruineux à celle qui les aurait fondés, qui en fait les frais et les défend : aussi les lois et la politique de toutes les puissances marilimes de l’Europe s’accordent-elles, sans exception, pour en éloigner le commerce étranger. »

Et, parlant du danger des Assemblées provinciales, ils ajoutent : ;

« ...Si l’Angleterre n'avait pas souffert la fameuse Assemblée de Philadelphie, elle serait encore maîtresse de l'Amérique septentrionale (1). »

Un autre sujet d’alarmes, d’ailleurs, va s'emparer des esprits. Les députés de Nantes commencent à parler des

projets d’abolition de la traite, qui semblent prendre de la

(1) A Guinebaud, 29 août.

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