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CHAPITRE" IV

Le Commerce et l’œuvre de la Constituante

Ce sont des mesures réformatrices, c’est la réalisation des vœux contenus dans les Cahiers que le Commerce espère toujours de l’Assemblée Nationale, au moment où celle-ci va aborder le vote de quelques-unes des lois si impatiemment attendues, et la discussion de’ quelques autres, tant redoutées. Ni la prise de la Bastille, ni la nuit du 4 août, n1 les droits de l’homme, ni Îles journées d’octobreet le transfert de la Constituante de Versailles à Paris ne paraissent avoir modifié son sentiment à cet égard. Il écrit «à Nosseigneurs les Etats généraux », comme naguère il le faisait « à Nosseigneurs les Etats de Bretagne. » Au

1er janvier 1790 il envoie ses vœux & à Monseigneur le

Président de l'Assemblée Nationale » : ce ne sont là que des formules, si l’on veut, mais n’ont-elles pas leur signification ? Il est vrai que la correspondance du Consulat avec les députés de Nantes révèle de sérieux soucis touchant l’œuvre future de l’Assemblée en matière commerciale et coloniale.

N'est-ce donc que pour soulager leur conscience — qui pouvait être en opposition avec leurs intérêts — que les . Consuls adressent à leur député au Conseil du Commerce __ les lignes caractéristiques que nous allons citer ? Drouet avait manifesté ses appréhensions dans des termes

que la réponse reproduit à peu près textuellement :

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