II. — Voiliers
Accord du 12 novembre 1792. (La minute est sur papier timbré.
Arch. Ch. Com., Z 12).
Accord du 12 novembre 1792, l’an Ie de la République française,
Entre les chefs d’atteliers des voileries et leurs ouvriers, en présence de la Société d'Agriculture, du Commerce et des Arts. |
Il a été convenu entre les chefs d’atteliers et les ouvriers
soussignés, qu'attendu la cherté des vivres et la différence
(1) Lisez francs-funins (cordages non goudronnés)
de l’argent aux assignats, que les journées qui se payoient ci-devant trente sols par jour seroient portées tant que ces causes subsisteront à trente-six sols par jour.
Que le prix de la facon des voiles neuves qui étoit payé à dix-huit deniers par aune seroit payé à vingt-deux deniers par aune tant que les mêmes causes subsisteront ;
Que par même raison et par les mêmes considérations, le sac à caffé de quatre-vingt-quatre pouces qui étoit payé à raison de dix-huit deniers de façon seroit payé à vingtdeux deniers :
Que l'usage pour le vin qui. se donne aux ouvriers subsistera comme par le passé, ainsi que les autres usages pour le commencement et la fin des journées.
Lecture faite des présentes conditions aux chefs d’atte- liers et aux ouvriers, ils ont tous promis de s'y conformer, et ont signé avec nous.
Fait triple, dont un resté aux mains des ouvriers, l’autre aux mains du citoyen Guillemet aîné, etl’autre aux archives de la Société.
- A Nantes, le. 12 novembre 1792, l’an [*' de la République
française.
(Suivent 26 signatures).