‹ Le commerce des grains dans la généralité d'Orléans: d'après la correspondance inédite de l'intendant CypierreChapitre 25 sur 74 · XXXII IJ · texte numérisé non relu

XXXII IJ

Lettre de M. le Comte de Saint- Florentin à M. de Cy pierre, du 2i septembre i768.

M. — Il vient d'être lu au Conseil un mémoire de M. le Lieutenant de Police, par lequel il se plaint que les marchés des environs de Paris ne sont pas suffisamment garnis et que les boulangers et marchands approvisionnant la capitale ont beaucoup de peine à y trouver les grains nécessaires pour cet objet important. S. M. m'a, en conséquence, ordonné de vous marquer que son intention est que vous fassiez connaître aux laboureurs qui environnent ces marchés qu'ils doivent y apporter des quantités de blé proportionnées à leurs exploitations, conformément aux règlements réservés dans l'édit de juillet 1764 pour ce qui concerne l'approvisionnement de Paris. S. M. [m'aj aussi chargé de vous mander de prévenir les officiers de police de tenir la main à l'exécution des règlements faits pour entretenir sur les marchés la tranquilhté et l'abondance des denrées destinées à la subsistance du peuple, et, en conséquence, d'empêcher que, pendant la première époque de la durée, aucuns marchands, boulangers ou autres faisant le commerce de blé y achètent aucuns grains, afin de laisser le temps et la facihté au peuple de se pourvoir à un prix convenable des denrées qui lui sont absolument nécessaires. Vous voudrez bien m'informer le plus promptement qu'il vous sera possible des mesures que vous aurez prises pour exécuter les ordres du Roi, afin que je puisse en rendre compte à S. M. Je suis, etc.

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