‹ Le commerce des grains dans la généralité d'Orléans: d'après la correspondance inédite de l'intendant CypierreChapitre 34 sur 74 · XLVI · texte numérisé non relu

XLVI

Réponse de M. de Montigny à la lettre du 24 septe )ibre ilOS.

C'est un malentendu, M., et il n"en sera plus question, si vous le vouLz bien, entre nous. .Je vous prie d'être bien sûr que je désire fort de mériter votre confiance et que vous me la continuiez ; je vous mande naturellement ma façon de penser et vous n'aurez jamais de ma part que beaucoup d'ouverture et de franchise. On s'était mal expliqué vis-à-vis de moi, et l'explication que je voulais avoir avec vous est déjà faite. Je savais la lettre qui vous a été écrite par M. de Saint-Florentin, et vous avez très bien fait de l'exécuter. Comptez, M., sur mon respectueux et inviolable attachement.

[XLVIl]

Lettre de M. de Montigny, du 48 septembre 1168.

On a assuré. M., à M. le Contrôleur Général qu'il y a quinze jours ou trois semaines qu'à Dourdan tous les blés ont été achetés et enle-

vés. Je vous prie de vouloir bien écrire à votre subdélégué pour bien vérifier et constater ces faits. Sur ces éclaircissements, je parlerai à M. le Contrôleur Général qui prendra les éclaircissements (sic) qu'il jugera à propos. Vous connaissez, M., etc.

[XLVIIl]

Réponse de M. de Cypierre, du 21 septembre 1168.

M. — Sur la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 48 de ce mois, je me suis adressé à M. Roger, lieutenant de police et mon subdélégué à Dourdan, qui m'a fait la réponse dont je crois devoir vous envoyer une copie. Vous y verrez. M., les motifs du défaut d'approvisionnement des marchés, dont j'ai eu l'honneur de vous prévenir successivement depuis quelque temps.

La lettre de M. le Comte de Saint-Florentin du 21 de ce mois, dont je vous ai fait passer une copie, m'annonce que l'intention du Roi est que je fasse connaître aux laboureurs qui environnent ces marchés qu'ils doivent y porter des quantités de blé proportionnées à leurs exploitations. Mais je ne peux faire une telle injonction à ces laboureurs que par une ordonnance dont il est essentiel que le ministre approuve le projet, afin de ne pas outrepasser ma mission et de ne pas me compromettre dans des circonstances aussi importantes, en allant au-delà des vues du Conseilet des vôtres. Je présume toujours que l'exécution des règlements de police produirait le plus grand bien ; car. M., je le répète, le peuple n'est pas aussi effrayé du prix du pain que de la disette du blé dans les marchés.

Vous m'avez inspiré trop de confiance pour ne pas continuer à vous faire part de tout ce qui se passera dans mon département. En conséquence, j'aurai la plus grande attention de vous informer de la réponse de M. de Saint-Florentin et des ordres ultérieurs que j'en recevrai. Je sens combien la prudence et la circonspection sont nécessaires, et je n'oublie pas les conseils que votre amitié vous a dictés pour moi en m'invitanl de me contenir dans les bornes les plus étroites. Je suis, etc.

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