LXV
Réponse de M. l'Evéque d'Orléans, du 12 octobre il68.
J'ai reçu, M., la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 9 de ce mois. Je l'ai lue avec bien de l'attention, ainsi que toutes les pièces qui l'accompagnaient. J'en ferai l'usage le plus convenable et le plus judicieux pour l'utilité publique, le ministère me paraissant s'occuper sérieusement de l'état et de la situation des blés ainsi que de la cherté du pain. Mais comme, en général, on me parait douter ici des monopoles auxquels on attribue la cherté des grains ainsi que les enlèvements successifs que les marchands ou boulangers font faire, vous ne sauriez trop leur [sic] en administrer les preuves qui vous en reviendront dans votre intendance, et tous vos confrères en doivent faire de même. Vous connaissez, M., le sincère attachement, etc.