LXXVIII
Lettre de M. de Montigny, du 20 octobre 1768»
M. — Le lieutenant Général de police de Romorantin informe M. le Contrôleur Général que la misère est extrême dans cette ville parmi le peuple. Cet officier pense que la liberté de la circulation des grains n'en peut que faire augmenter de plus en plus les prix, comme les murmures des pauvres qui ne peuvent s'en procurer ; et sa sollicitude t)our eux le porte à demander à M. le
Contrôleur Général de leur faire distribuer du riz et de l'argent. Je vous prie, M., de prendre des éclaircissements sur ces objets, et de vouloir bien me marquer ce que vous pensez qu'il soit à propos de faire pour secourir les pauvres de Romorantin. Je suis, etc.