‹ Le commerce des grains dans la généralité d'Orléans: d'après la correspondance inédite de l'intendant CypierreChapitre 6 sur 74 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Réponse de M. le Contrôleur Général, du 24 août 1768.

M. — Je vois avec plaisir que vous n'avez point changé d'avis sur les avantages de la liberté du commerce des grains. A l'égard de la police des marchés, je ne puis que vous dire ce que je pense sur cet objet, qui est que c'est aux juges de police à les faire exécuter et que je craindrais que vous ne vous compromettiez en interposant votre autorité sur cet objet. Les voies d'autorité sont souvent dangereuses ; mais surtout dans cette matière, elles exigent beaucoup de prudence et de discrétion. Je vois avec plaisir que tout paraît aujourd'hui bien calme et bien tranquille dans la ville d'Orléans ; la bonté de la récolte assurera cette tranquillité. Je suis, etc..

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