‹ Le commerce et l'industrie de la plume pour parureChapitre 10 sur 152 · CHASSE · texte numérisé non relu

CHASSE

L'autruche peut parcourir jusqu'à 30 et 35 kilomètres à l'heure quand elle est poursuivie, et cela d'une façon soutenue pendant 8 à 10 heureconsécutives.

Elle court les ailes fermées et ne les ouvre que pour effectuer des changements brusques de direction, s'en servant alors comme d'une sorte de gouvernail.

Les Bédouins les chassaient et les forçaient à la course en se relayant, soit à cheval, soit à dos de chameau, les tuaient avec des Mèches ou les prenaient au laso.

Dans certains pays, on les attrapait dans des fosses recouvertes de branchages ; on les tuait aussi au fusil en se cachant près des mares où elles venaient boire.

Comme les peuples qui se livraient à cette chasse étaient tous nomades, ils ne pouvaient songer à faire l'élevage de l'autruche et par suite la disparition de cet oiseau n'était plus qu'une question de temps, si on n'avait pas pris des mesures prohibitives qui, du reste, sont venues un peu tard, puisqu'on ne trouve plus une seule autruche actuellement dans le Nord de l'Afrique.

Depuis la Convention internationale de Londres, en 1900, la chasse de l'autruche est partout réglementée.

Dans l'ouvrage relatant les voyages de Marc- Paul Vénitien, en 1252. nous avons trouvé une description de la chasse aux oiseaux du grand « Chain Cublaï », roi de Tartarie; ces chasses avaient lieu, y est-il dit, avec un déploiement de richesse inouïe, et pour en donner une idée, les faucons et « grifaucons », employés à la capture des oiseaux et en particulier de l'autruche, étaient au nombre de cinq cents.

Les plumes d'autruche sauvage étaient autrefois très estimées et, du reste. les seules employées jusqu'au milieu du XIXe siècle; elles provenaient de l'Abyssinie, du Soudan et du Sénégal.

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