‹ Le commerce et l'industrie de la plume pour parureChapitre 15 sur 152 · DESCRIPTION DUNE PLUME D'AUTRUCHE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DUNE PLUME D'AUTRUCHE

Une plume d'autruche est constitué comme suit

1" Le tuyau (quill) (C), communément appelé h culot ». qui est la base de la tige, et dont une partie reste sur l'oiseau après la récolte ; le tuyau est de forme arrondie sur le dessus et porte une sorte de rainure (B) plus ou moins accentuée sur sa face inférieure; à sa base se trouve l'ombilic (A), qui sert de passage aux vaisseaux sanguins pendant la croissance de la plume. En (D) se trouve l'ombilic supérieur.

20 La tige (E), appelée commercialement «■ côte, prolonge le tuyau et contient une sorte de ~~ moelle qui est parcourue par les vaisseaux servant à la nutrition de la plume et nécessaires à son développement. A l'époque de la maturité, cette moelle se dessèche et se rétracte vers la base du tuyau ; on peut alors couper la plume à quelques centimètres de la peau, sans que l'oiseau ressente aucune espèce de douleur.

30 Sur la tige viennent s'implanter, presque à angle droit, les barbes (F.), qui portent ellesmêmes des barbules (G), et dont l'ensemble compose ce qu'on appelle le duvet (flue). Le

duvet d'une plume est d'autant plus estimé que les barbes sont plus serrées

et les barbules plus longues et plus denses.

46 LE COMMERCE ET l/lNDUSTRlE

DENOMINATIONS USUELLES COMMERCIALES DES DIFFÉRENTES PARTIES D'UNE PLUME D'AUTRUCHE

Il est d'usage clans le commerce de désigner une plume sous le nom de brin; on dit par exemple, comme nous le verrons plus loin, qu'une Amazone se compose de deux ou trois brins. Le nombre de brins au kilog. a une grande influence sur le prix de vente des lots, car, si les plumes d'autruche sont vendues au poids, le fabricant par contre les emploie presque toutes à la pièce.

Les plumes sont classées en longues (long), moyennes (médium) et courtes (short), en larges (wide) ou étroites (narrow) ; quand le brin est étroit du pied, on emploie pour le désigner l'expression de « narish bottom ».

La partie du tuyau qui reste sur le brin a reçu le nom de « culot » ou « pied » ; quand le tuyau a été coupé au ras de la naissance du duvet, on dit de la plume qu'elle est a eut close » (culot coupé); par suite de cette suppression totale du culot, le nombre de brins au kilog. est plus élevé et on dit des lots de cette nature qu'ils sont légers (light couni); si, au contraire, les culots sont gros ou très longs (quilly), on dit que la plume est lourde (heavy).

La tige porte la dénomination commerciale de côte, et suivant qu'elle est plus ou moins grosse on dit que la plume est à grosse côte ou à côte fine ; la grosseur de la côte a, comme nous le verrons plus loin, une grande importance en matière de fabrication et influe aussi pour une bonne part dans le prix d'achat des lots.

Le duvet varie beaucoup suivant la provenance et l'état physiologique de,s oiseaux sur lesquels on a récolté les plumes ; il peut être assez bon (good), ordinaire (fair), gros et très fourni (fleshy), commun (common), mince itliin). défectueux (défective), de mauvaise teinte (discoloured), rougeâtre (red), portant des coups de bec ou barres (barred), etc.

Pour la vente, la plume est réunie en paquets (bundles) contenant des brins à peu près de même sorte et de même longueur ; quand les paquets sont exagérément gros (thick bundles), les lots sont dits (packed) et subissent une assez forte dépréciation.

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