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CROISSANCE DE LA PLUME

Une plume croît plus ou moins rapidement, suivant que l'autruche est dans un état de santé plus ou moins bon et aussi selon sa race. Si donc 01 mesure l'allongement journalier ou hebdomadaire de la plume d'un oiseau, lt chiffre obtenu pourra servir de base pour se rendre compte de son état et modifier la nutrition en conséquence.

Le P' Duerden recommande d'attacher un fil de lin sur le tuyau de h plume, au ras de la peau ; en mesurant la distance de ce fil à la peau, au bout de quelque temps, on en déduira la croissance journalière.

Des expériences qui ont été faites il résulte que la croissance hebdomadaire d'une plume est comprise entre 30 et 45 '%i environ, si l'oiseau est er bon état; mais il faut tenir compte que sur un même oiseau toutes les plumes n'atteignent pas la même longueur, ce qui provient d'un arrachage un peu prématuré des culots ou fait sans qu'on y ait apporte tous les soins désirable^ (la petite hémorragie survenant dans ce dernier cas nuit au développement de la plume suivante.)

Ceci explique qu'on trouve dans chaque sorte des brins de longueurs très variables ; néanmoins, dans les conditions normales d'élevage le développement des plumes peut servir de base au fermier pour les décisions à prendre concernant le moment opportun de la récolte.

Si l'oiseau tombe malade la croissance peut s'arrêter pour reprendre normalement quand il est revenu à la santé.

La durée exacte de croissance de la plume est variable selon les districts, et il y a, on le comprend, un grand intérêt à la fixer par l'expérience dans toutes les conditions qui peuvent se présenter.

Il est préférable que la plume ne pousse pas ou ne mûrisse pas trop vite, car elle deviendra ainsi plus longue et acquerra en même temps une plus grande valeur si sa pointe n'est pas détériorée et que le duvet en reste bien brillant.

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