NIDIFICATION ET PONTE
Il est nécessaire d'aider le coq à la confection du nid en choississant une place sèche et dans un endroit tranquille, de préférence près d'un buisson qui protégera les œufs et aussi les oiseaux contre le vent et les rayons brûlants du soleil.
S'il n'y a pas de buissons on construira une hutte de roseaux ou en paille, de 4 mètres de long, 2 m. 75 de haut et 3 m. à 3 m. 50 de large, ouverte du côté de l'Est.
Pour engager les oiseaux à y faire leur nid, on leur donnera à manger d'abord à l'entrée, puis à l'intérieur de la hutte ; aux premiers signes d'accouplement on y placera un œuf, et si malgré toutes ces précautions les oiseaux font leur nid ailleurs, on en prendra les œufs que l'on transportera peu à peu dans la hutte.
Il ne faut jamais laisser le coq installer le nid dans un champ de luzerne, à cause de l'humidité qui y règne constamment, et aussi de l'impossibilité où l'on se trouverait de procéder à l'irrigation nécessaire.
Si les oiseaux déposent leurs œufs dans un endroit non propice, le
fermier les fera transporter au fur et à mesure de la ponte dans le nid qu'il aura préparé et fera recouvrir d'épines la place qu'il veut que les oiseaux abandonnent.
Il est recommandé, pour l'assainissement du nid, de creuser un fossé de o m. 75 de profondeur qu'on remplit de petits cailloux et qu'on recouvre avec la terre piovenant de la fouille. Pour éloigner les fourmis on se servira de poudre insecticide qu'on répandra autour du nid.
L'époque de l'accouplement et de l'incubation coïncide avec le moment où la végétation est desséchée ; il est, par suite, nécessaire de donner aux animaux une nourriture complémentaire en maïs, orge ou blé, car il est absolument essentiel qu'ils soient au mieux de leur condition si on veut obtenir de bons produits; on donne au coq une ration d'une livre par jour de maïs ou d'orge et aussi une bonne quantité de blé.
On croyait autrefois que les autruches à l'état domestique s'accou-
plaient moins facilement et pondaient beaucoup moins qu'à l'état sauvage. Ceci peut, en réalité, se produire si les oiseaux sont en mauvaise santé ou mal nourris ou tenus dans des parcs trop exigus, mais on ne l'observe jamais quand l'élevage est fait dans des conditions normales.
On n'a pas jusqu'ici établi de statistique précise sur cette question;
tout ce que l'on sait, c'est que les reproducteurs maintenus dans un troupeau ne pondent pas autant que ceux qui sont isolés dans des camps spéciaux.
Le mauvais temps peut avoir aussi une certaine influence sur la ponte, mais si la température est normale, l'autruche pondra régulièrement un œuf tous les deux jours pendant toute la durée de l'accouplement.
Le P' Duerden a fait des observations très intéressantes à ce sujet dans l'exploitation de « Double Floss Farm » pendant quatre mois consécutifs.
Chaque parc renferme un coq et deux femelles et on peut retirer chaque jour un œuf du nid dans lequel on laisse, pour inciter à la ponte, un œuf en porcelaine ou en plâtre.
Les œufs portent chacun une marque spéciale qui permet de les reconnaître et quand on en possède une trentaine, on les porte dans la couveuse.
Il est facile par ce moyen de contrôler la valeur des reproducteurs et d'atteindre ainsi le but auquel doit tendre tout fermier d'autruches, en améliorant le plus possible les produits de son exploitation.
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