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INCUBATION

L'incubation peut se faire par les moyens naturels, c'est-à-dire par les autruches elles-mêmes, dont le mâle et la femelle couvent alternativement, comme nous l'avons vu précédemment.

Mais, dans ce cas, il est impossible aux oiseaux de couver la totalité de la ponte, leur capacité d'incubation n'atteignant que 12 à 15 œufs par couvée; en effet, pendant la saison la plus favorable pour l'accouplement et la ponte, c'est-à-dire de juin à novembre, on peut obtenir en moyenne un œuf tous les deux jours, ce qui représente au total 70 à 80 œufs.

Si donc on veut mener à bien l'éclosion de tous les œufs pondus par un couple d'autruches, il est nécessaire, soit d'en donner à couver à d'autres oiseaux, soit de recourir à l'incubation artificielle.

Nous nous trouvons ici en présence de deux méthodes différentes, ayant chacune leurs chauds partisans, si bien qu'il est difficile de juger impartialement quelle est la meilleure de l'incubation naturelle ou artificielle.

La première est subordonnée aux saisons plus ou moins propices, mais il en résulte une grande économie dans l'exploitation quand toutes les conditions voulues se trouvent réunies. Par contre, les oiseaux se trouvent immobilisés pendant le temps de l'incubation, et après chaque couvée il faut les laisser se reposer pendant deux mois environ, ce qui réduit beaucoup la capacité de production. En outre, la condition des oiseaux se trouve très diminuée par les fatigues de l'incubation et d'autre part leurs plumes sont toujours plus ou moins détériorées.

Il y a donc, de ce côté, une perte assez sensible, d'autant plus que la suppression des plumes récoltées enlève aux oiseaux la faculté de maintenir dans le nid la chaleur nécessaire lors des couvées ultérieures ; il faudrait s'en tenir exclusivement à la récolte des plumes de première qualité.

Il est essentiel que le nid soit bien fait, avec beaucoup de sable sous lés œufs et sans aucun caillou; on formera une petite banquette autour du nid pour empêcher les œufs de rouler au dehors et aussi pour les mettre à l'abri des inondations; le nid doit être assez grand pour que tous les œufs reposent sur le sol. Si malgré toutes les précautions prises, un nid s'est trouvé submergé, on en retire l'eau et le sable mouillé, on nettoie les œufs et on les y replace après y avoir mis du sable bien sec. Chaque fois que cela sera possible, on fera couver les œufs par un couple d'oiseaux communs plutôt que d'employer la couveuse, car l'élevage naturel des poussins est toujours plus sûr.

Il est bon de retirer l'œuf pondu et de le remplacer par un vieux jusqu'au moment où les oiseaux commencent à couver; on remettra alors dans le nid les œufs récemment pondus et on en retirera les vieux; cette substitution est nécessaire, afin que les œufs ne souffrent pas de la gelée Ou

du soleil et aussi parce que les chacals qui en sont très friands, pourraient les détruire avant le commencement de l'incubation. Les œufs retirés du nid seront mis ensemble dans un endroit clos et posés sur de la sciure de bois ou du sable fin, afin de les empêcher de rouler et par suite de se briser en s'entrechoquant. Il est essentiel de retourner chaque jour les œufs ainsi mis en réserve afin d'éviter que le jaune se dépose contre la coquille ; pendant cette manutention, il faut éviter tout choc. La durée normale de l'incubation est de quarante-deux jours, mais elle est quelquefois d'une semaine en plus ; il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter dans le cas où l'éclosion ne se produirait pas exactement le quarante-deuxième jour.

L'éclosion des œufs ne se faisant pas pour tous le même jour, il arrive que les parents laissent dans le nid des œufs non encore éclos mais prêts à éclore pour s'occuper des jeunes nés les premiers ; il faudra alors surveiller les œufs délaissés et les porter avec précaution et de suite dans une couveuse artificielle.

Pour inciter les autruches à couver, on recommande de leur donner dans leurs aliments, pendant huit jours, une dose de 1 drachme par jour d'extrait de noix vomique.

Un couple d'autruches peut donner quatre couvées par an, si les conditions atmosphériques sont favorables et si on a eu le soin d'enlever en temps voulu les petits à leurs parents ; en général on obtient ainsi trois couvées, tandis que si on laissait aux autruches le soin d'élever leurs petits, elle ne pourraient en donner que deux.

En tous cas, on laissera les parents élever la deuxième couvée et il faut en choisir l'époque, pour qu'au moment de l'éclosion la température et la nourriture soient favorables à l'élevage des petits dans les meilleures conditions.

En comptant dix à douze œufs par couvée et avec un déchet maximum de 10 0/0 dans les éclosions, on obtiendra, pour trois couvées, environ trente jeunes par couple, ce qui représente un rendement hors de comparaison avec celui de n'importe quel animal domestique ; il est vrai que cette production intense vient en partie compenser la très grande mortalité des autruchons.

Pendant la période d'incubation, il est nécessaire de donner aux oiseaux une ration supplémentaire de fourrage ; la distribution en sera faite à des heures différentes pour le mâle et la femelle en raison même du moment où ils se trouveront sur le nid. Il faut veiller avec soin à ce que les oiseaux ne soient pas troublés et il faut en éloigner tous les autres animaux.

Les oiseaux pondant beaucoup plus d'œufs qu'ils ne peuvent en couver, on est forcé de recourir à l'incubation artificielle ; pour cela on en retire régulièrement du nid un certain nombre, qui autrement seraient perdus.

Un couple d'autruches donne par période de ponte 40 à 50 œufs sur lesquels 15 seulement peuvent leur être laissés; il y aurait donc- une perte de 60 à 70 0/0 si l'on n'avait recours à l'incubation artificielle.

On peut, au moyen d'une nourriture appropriée, obtenir des œufs toute

l'année ; quand la femelle a pondu sans arrêt pendant un certain temps elle se repose quelquefois six semaines ou même davantage ; cela tendrait à prouver qu'il résulte de cette production intensive une assez grande fatigue et il est possible que la santé générale de l'oiseau en soit altérée, mais cela n'est pas prouvé jusqu'ici.

Les œufs de printemps sont ceux qui possèdent la plus grande quantité de germes, mais l'état de santé et la tranquillité des oiseaux pendant l'accouplement sont les meilleures garanties d'une bonne fécondation.

Il est important de ne pas attendre trop longtemps pour placer les œufs dans la couveuse, car l'expérience a prouvé qu'au bout de vingt jours le germe peut mourir. Il faut éviter toute secousse pendant le transport des œufs, car cela peut détruire complètement le germe; c'est ce qui s'est produit pour le premier envoi d'œufs du Cap en Amérique; ces précautions n'ayant pas été prises, il n'y eut aucune éclosion. alors que pour la deuxième expédition le déchet fut minime.

En tout cas, il est bon de laisser les œufs se reposer pendant quelques jours quand ils sont arrivés à destination et le germe se reforme peu à peu; la pourriture des œufs se produit rapidement dans la couveuse pour ceux qui ne sont pas fécondés ou dont le germe est mort.

Les pores de la coquille des œufs du struthio camclus étant presque tous bouchés à leur extrémité, ne laissent pas passer les gaz provenant de la décomposition ; il en résulte que, par suite de l'accumulation de ces gaz, la coquille se trouve soumise à une pression quelquefois assez forte pour la faire éclater; ce phénomène n'a jamais été observé pour les œufs du struthio australis.

Un moyen pratique de se rendre compte si les œufs sont fécondés, consiste à se couvrir la tête d'une étoffe noire ou même d'un vêtement; l'œuf est placé devant les yeux, dans la position verticale et se trouve engagé jusqu'à la moitié sous le voile; en se servant alors de l'œuf comme d'un écran pour le soleil, on apercevra, s'il est fécondé, un point noir sur l'un des côtés ; on mire les œufs après trois semaines d'incubation, ceux qui sont clairs doivent être retirés du nid ou de la couveuse.

La méthode de l'incubation artificielle permet de récolter les plumes sans dommage pour l'aboutissement normal de la reproduction, d'autant plus que pendant qu'un couple couve, les autres pondent ; les plumes n'étant d'aucune utilité pour l'accouplement, on peut les couper au moment propice.

La couveuse permet aussi un contrôle efficace de la qualité des reproducteurs et leur parfaite sélection par la tenue régulière d'un livre et le marquage des œufs.

Les partisans de l'incubation naturelle prétendent que la mortalité des jeunes obtenus dans la couveuse est beaucoup plus grande, mais cela n'est nullement prouvé; ce qui est vrai, c'est que la couveuse exige un contrôle sans défaillance et des soins de tous les instants si l'on veut obtenir de bons résultats.

Dans les exploitations à grande surface, où la quantité des produits doit être préférée à leur qualité, l'incubation naturelle sera employée parce qu'elle est moins coûteuse, en raison de la faible valeur des oiseaux.

Ce doit être là une des causes de l'accroissement prodigieux du nombre des autruches au Cap, alors que par contre la valeur et la production totale correspondantes des plumes n'ont pas subi une augmentation proportionnelle.

La couveuse trouvera son application pour mener à terme l'incubation des œufs recueillis dans les nids que les oiseaux ont abandonnés pour une cause quelconque.

Si, au contraire, le terrain a une grande valeur, le fermier sera forcé d'avoir recours à l'exploitation intensive, en recherchant la qualité des reproducteurs, afin d'obtenir de bons oiseaux et de bonnes plumes, ce qui ne pourra être obtenu que par l'emploi des incubateurs.

Quand on en a récolté un nombre suffisant, les œufs sont soumis à l'incubation artificielle dans les conditions qui se rapprochent le plus de la nature.

Certains fermiers laissent les oiseaux couver pendant une quinzaine de jours avant d'enlever les œufs pour les mettre dans la couveuse dont la température devra être à ce moment de 980 F; ils prétendent qu'on est sûr ainsi d'avoir un bon début pour l'incubation.

La durée du séjour des œufs dans la couveuse est de six semaines et les pertes sont insignifiantes quand le temps est favorable, c'est-à-dire s'il n'est pas trop chaud ni trop humide au moment de l'éclosion ; la grêle surtout peut causer de grosses pertes.

Le principe de l'incubation artificielle consiste à entretenir dans la couveuse le degré de chaleur nécessaire pour le développement normal de l'embryon.

Pendant les premières semaines, la température doit être maintenue à 1020 Farenheit, soit 38°,8 centigrades; en réalité, d'après les observations de Mosenthal et Harting, la température de la femelle est de 400 centigrades. Mais il y a de la chaleur perdue par suite du contact imparfait de son corps avec ses œufs, tandis que dans un incubateur il n'y a aucune déperdition.

Il résulte, en outre, de l'expérience, qu'à partir du vingt-troisième jour la température doit être ramenée à 100" F, soit 37°,7 c, et à partir de la cinquième semaine à 900 F ou 36°,6 centigrades.

Les œufs doivent être aérés et retournés chaque jour ; vers le vingtliuitième jour, on les mire afin de rejeter ceux qui sont mauvais et quelques jours avant la fin de l'incubation, on les perce avec un poinçon fin pour faciliter la tâche des petits prêts à éclore ; en général, les petits sont assez forts pour finir de casser la coquille ainsi percée, mais il est bon de surveiller les œufs pendant les derniers jours, afin de leur venir en aide s'il est besoin.

Il ne faut jamais oublier, comme nous l'avons dit, de retourner les œufs chaque jour, de vérifier la température chaque soir et chaque matin, et d'aérer la chambre d'incubation une demi-heure chaque jour.

Quand l'intérieur d'un œuf est très mobile, c'est qu'il est pourri; il

faut sentir les œufs de temps en temps, car souvent un poussin meurt dans un œuf et celui-ci ferait pourrir les autres; si un œuf est encore froid après un séjour de trois semaines dans la couveuse ou dans le nid, c'est qu'il se gâte ; cependant, il peut arriver que les oiseaux poussent un œuf hors du nid pour l'y remettre ensuite, il est donc préférable de le mirer avant de prendre une décision.

D'après ce que nous venons de dire, il est de toute nécessité pour la bonne réussite de l'incubation, d'avoir des appareils permettant d'obtenir un degré de chaleur qui ne varie plus quand le réglage en a été fait. Il est essentiel de prendre la précaution de faire contrôler le thermomètre employé clans l'incubateur.

Sans vouloir entrer dans le détail de tous les appareils qui ont été

inventés, ce qui nous entraînerait trop loin, nous en citerons quelques-uns.

Le principe du chauffage sur lequel sont encore basés les appareils

actuels est celui de « i hydroincubateur Cantilo (1840) » qui repose sur

l'emploi de l'eau chaude.

Les premiers incubateurs avec lesquels on a obtenu les premières éclosions, furent ceux du Dr Laurens et de M. Thick, appareils qui ont été perfectionnés par M. Arthur Douglass et ont permis de quintupler le rendement des éclosions annuelles au Cap.

Différents systèmes d'incubateurs avaient été essayés en Algérie, par plusieurs propriétaires de parcs à autruches et notamment par le Jardin d'essai d'Alger, par M. le capitaine Créput dans la province d'Oran, par MM. Viol, Gouverneur et Cie, à Aïn-Marmora, et aussi par Mme Carrière à Kouba.

Aucun de ces appareils n'avait permis d'obtenir, non seulement une éclo-

sion, mais pas même la formation d'un embryon, lorsque M.

Jules Oudot, ingénieur civil, qui avait étudié scientifiquement cette question, créa un appareil incubateur basé sur des améliorations apportées tant à la construction proprement dite qu'au fonctionnement du couvoir Thick, déjà perfectionné par M.

„'..'„ A. Douglass.

Hcalhtrton incubation Koom °

Celui-ci, dans sa ferme de Heatherton, au Cap, avait réussi dès la première année de son installation, en 1873, à faire éclore 70 poussins, dont 40 à l'aide de son

appareil, et en 1880 il possédait déjà 160 oiseaux, dont 7 reproducteurs; nous donnons ci-dessus une vue de la salle d'incubation telle qu'elle a paru dans l'ouvrage de Mr. Douglass.

Les appareils utilisés jusqu'à cette époque nécessitaient une pénible surveillance de tous les instants et il s'y produisait souvent une dessication partielle des œufs, qui fut la cause de nombreux déboires. Aujourd'hui, les colons prennent toutes les mesures nécessaires pour obtenir une ventilation parfaite et un degré hygrométrique constant. On recommande d'arroser fréquemment le sol du local où se trouvent les incubateurs; on en ouvre les portes et les fenêtres assez fréquemment, en ayant soin de les obturer au moyen de toiles ou de nattes humides.

L'incubateur Oudot consiste en un ou plusieurs coffres accouplés chauffés par une cuve unique et alimentés par une seule lampe ou fourneau.

Le dépôt en fut effectué à Alger le 9 juin 1869, et nous reproduisons le dessin qu'en a donné l'inventeur dans son ouvrage sur le « Fermage des autruches en Algérie », paru en 1880.

A — Coffres de l'appareil.

B — Boîte à fumée.

P — Porte vitrée.

E — Echappement de vapeur.

H — Echappement de l'air chaud. Purgeurs.

R — Porte à coulisseaux .

Appareil incubateur pour 20 œufs d'autruche (Système Oudot)

K' — Taquet pour fermeture.

H — Introduction du thermomètre dans l'intérieur de l'appareil.

T — Taquets pour fermeture.

G' — Cheminée d'appeï

ID

de la chaleur

intérieure.

G" — Obturation de la

dite cheminée.

X — Tiroirs.

A'— Socle.

M — Yerroux à manette.

Z — Cheminée d'appel

de la fumée.

Les coffres A fermés par un couvercle sont feutrés intérieurement et recouverts d'une étoffe légère; la cuve centrale contenant l'eau chaude est en cuivre rouge; des ouvertures spéciales permettent d'établir un courant d'air frais sur les œufs au moyen des cheminées d'appel G', fermées à volonté par les obturateurs G", sans avoir besoin d'ouvrir pour cela le couvercle des coffres supérieurs.

• Le foyer consiste dans un petit fourneau à pétrole à deux becs, dont le réglage des mèches est fait au moyen de deux cylindres porte-mèche, dont l'un cannelé, commandés par une molette.

La porte vitrée P sert à constater le degré du thermomètre, ainsi que la hauteur du niveau d'eau.

Les ouvertures ménagées dans le bas de la boîte à fumée servent à établir

le tirage du foyer et le refoulement de la fumée et de toute odeur dans le tuyau Z.

Telles sont les principales caractéristiques de cet appareil.

M. Oudot est également l'inventeur d'un appareil très simple pour mirer les œufs et consistant en un cylindre de fer-blanc de 18 centimètres de diamètre, dans lequel on introduit l'œuf en face d'une lampe à pétrole munie d'un réflecteur.

Un autre genre d'incubateur a été conçu par M. Ch. Rivière, directeur du jardin d'essai d'Alger; cet appareil était chauffé au moyen d'une cuve contenant de l'eau bouillante qu'on renouvelait de temps en temps et partiellement, de façon à entretenir au degré voulu la température de la chambre d'incubation.

Cette couveuse était posée sur une table et recouverte d'une épaisse couverture de laine, afin d'éviter les déperditions de chaleur.

De nombreux types d'appareils incubateurs ont été créés depuis une trentaine d'années, mais les plus employés et les plus estimés aujourd'hui sont ceux des marques « Ciphers » et « Petaluma ».

Nous devons à l'obligeance de MM. Philip Brothers, de Port-Elisabeth, les renseignements et les dessins qui suivent.

La « Petaluma Incubator Company » existe depuis environ trente ans et fabrique ces appareils très estimés dans ses usines de Petaluma Cal. U. S. A.

La longue expérience de cette firme lui a permis d'établir un modèle d'appareil donnant des résultats excellents et qui lui a valu des témoignages de satisfaction des nombreux fermiers qui l'emploient.

Les éclosions obtenues atteignent souvent 95 à 98 0/0 et il a même été constaté officiellement, comme au concours d'incubateurs qui a eu lieu en Australie en 1904, une réussite complète pour tous les

dans cet appareil.

Cette couveuse est solidement construite ; l'appareil de chauffage est, comme l'indique la figure, complètement séparé de la chambre d'incubation; d'autre part, le réglage est excessivement facile, ce qui permet

d'obtenir une température absolument régulière en même temps qu'un degré hygrométrique invariable de l'air de la chambre, grâce à une ventilation automatique.

Les constructeurs ont cherché à se rapprocher le plus possible de ce qui se passe dans la nature et en même temps sont arrivés à un prix de revient très réduit, puisque par exemple un incubateur pouvant contenir 48 œufs ne coûte que 400 francs.

Au début, la température est maintenue à ioo° F pendant douze jours et ensuite entre 970 et 990 F.

On laisse les œufs pendant 48 heures dans l'appareil sans y toucher, puis on les retire et on les pose sur une couverture tiède pendant 20 minutes environ.

Au bout de 24 heures on recommence le même processus, et ainsi pendant cinq jours, mais en portant peu à peu le temps de refroidissement jusqu'à quarante-cinq minutes. Il faut maintenir une bonne aération jusqu'au quarantième jour, moment où on la diminuera un peu d'intensité. Après la première période de quarante-huit heures, il faut tourner les œufs, mais, quand s'est écoulée une période de quatre jours, il ne faut plus le faire, car l'embryon a pris à ce moment une position fixe et définitive.

L'incubation dure environ quarante-deux jours.

Les autres appareils d'incubation en usage actuellement sont ceux des marques « Hearson » et « Cyphers ». Les modèles les plus couramment employés contiennent 24, 36 ou 48 œufs.

Peialuma" Incubator

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