PRODUCTION
La sélection des reproducteurs, la nourriture et l'élevage des poussins ont une très grande importance et leur étude a fait l'objet de nombreux ouvrages auxquels nous prions le lecteur de bien vouloir se reporter.
L'élevage réussit beaucoup mieux dans les pays à climat sec que dans ceux où les pluies sont très fréquentes ; depuis quelques temps on met les oiseaux dans la luzerne comme on le fait dans l'élevage des autruches.
Nous nous contenterons de signaler, à titre de curiosité, la couveuse monumentale construite par M. Hall, à Pembrock (Etat de New-York). Cet appareil peut contenir 1.500 œufs, faisant ainsi le travail de 1.000 poules couveuses, il a comme dimensions 30 m. 60 de longueur sur 1 m. 20 de largeur et de hauteur.
En réalité, la plume des oiseaux de basse-cour est un sous-produit de l'élevage généralement fait dans un but alimentaire.
Il sera donc toujours bon de pratiquer de préférence l'élevage des races qui joignent à la qualité de leur chair un plumage de belle sorte et abondant.
Dans certaines contrées éloignées, les volailles vivent comme elles peuvent et leur chair n'a aucune valeur, soit par suite des difficultés de transport, soit parce qu'elle ne peut être consommée sur place.
En dehors de la production nationale qui se chiffre par une dizaine de millions, la France importe annuellement de l'étranger pour vingt millions de plumes de basse-cour dont une grande partie sont exportées à l'état de fantaisies de modes ou de garnitures de chapeaux (1).
L'Amérique du Nord nous envoie une assez grande quantité de duvets de dindes qui sont employées clans la fabrication des fourrures et passementeries de plumes ; mais ces envois ont diminué d'importance depuis quelques années.
La Chine nous expédie les plumes de ses canards diamantés, canards ordinaires et pilets siffleurs.
L'Angleterre produit principalement les faisans, dindes, , pintades et canards, et la Hollande nous envoie canards et pigeons.