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OIE

L'oie était classée par Ray, dans son « Synopsis Avium », « parmi les « oiseaux palmipèdes à quatre doigts, et dont les doigts sont liés ensemble par « des membranes ».

L'oie s'appelle en grec « ken », en italien « ocha », en allemand « gans », en anglais « the goose », en Provence et en Poitou une « oche », en Languedoc « auque », et presque partout en France, pour le mâle, « jar » ou « jars », mot d'où vient jargon.

Selon Ménage le mot oie vient de « auca », qui a été fait d'avica ; d'auca on a fait « oga », puis « oge », qui se trouve dans les vieux auteurs; d'oge s'est fait « oje, oie, oye »; on disait autrefois « oiie », comme l'écrit Villon.

La rue qu'on nomme à Paris, par corruption, la « rue aux ours » se nommait jadis la « rue aux oiies », à cause des oies que nourrissaient en quantité les rôtisseurs qui ont de tout temps habité cette rue.

Selon Linné, l'oie domestique n'est qu'une variété de l'oie sauvage

cendrée qui est plus petite de corps. L'oie cendrée était jadis excessivement commune en Angleterre; on s'emparait des jeunes oies sauvages et on les réunissait aux troupeaux d'oies domestiques élevées pour la plume; aujourd'hui il n'en reste plus qu'un petit nombre en Ecosse.

Il est admis en fait, aujourd'hui, que l'oie cendrée, oie sauvage ou oie grise, est l'espèce souche de notre oie domestique.

L'oie possède un plumage d'un gris assez uniforme, le dos gris brunâtre, le ventre gris jaunâtre, les plumes des parties supérieures bordées de blanc, celles des parties inférieures, de gris foncé; la teinte générale du plumage passe sur les ailes au gris cendré; au blanc sur le croupion; les rémiges et les rectrices sont noirâtres à tige et extrémité blanches (Brehm).

Il existe des oiseaux domestiques gris et aussi des tout blancs. *

Plumes d'oie. — Les plumes des oies grises sont moins estimées que celles des blanches; l'oie blanche de France est très réputée pour sa parfaite blancheur ; elle provient du Poitou et principalement de la Vienne ; l'oie de Toulouse a une moins grande valeur comme plumage.

Nous extrayons de la conférence faite en février 1913, par M. Janning, au Congrès International d'Aviculture, les chiffres ci-après :

Dans le département de la Vienne on a produit, en 191 1, environ 450.000 oies, vendues en moyenne 7 francs pièce, soit 3.150.000 francs. Elles ont procuré : 15.000 kilos de coquilles à 7 fr. 50 le kilo, soit 112.000 francs;

9.000 kilos de plumes follettes à 5 francs le kilo, soit 45.000 francs ;

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