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PINTADE

La pintade commune est originaire de l'Afrique Centrale et des Iles du

Cap-Vert, où on la trouve en bandes nombreuses, surtout dans l'Ouest- Africain; c'est l'espèce souche de la pintade domestique.

Les Grecs et les Romains connaissaient cet oiseau et le désignaient sous le nom de « poule d'Afrique ».

Cet oiseau a été domestiqué à une époque très reculée par les Portugais,

qui l'introduisirent en Europe et le dénommèrent pintade (de « pintado »,

peint, bigarré); transporté également dans l'Amérique Centrale, il y est repassé à l'état sauvage.

Son plumage est, en principe, gris parsemé de petites taches blanches pour le corps et rayé pour les ailes.

Il existe trois principales variétés de nuances :

1 ° La grise, qui est la plus commune, à fond gris marqué dé points blancs ;

2° La lilas, qui est d'un gris bleuté, moucheté de points blancs ;

30 La blanche.

On ne peut arriver à domestiquer complètement cet oiseau comme les poules, par suite de son caractère excessivement craintif, bien que très batailleur, ce qui oblige à le tenir éloigné de la basse-cour, où du reste il commet beaucoup de dégâts matériels.

En règle générale, on fait couver les œufs par des poules, afin de ne pas avoir de pertes ; son élevage n'offre aucune difficulté et il n'y a de craintes à avoir qu'au moment où les poussins atteignent l'âge de six semaines, âge très critique pour eux.

Les plumes de pintade proviennent surtout de la province de Bologne, en Italie; on en trouve également un peu à Paris et à Londres.

Quand ces plumes sont demandées par la mode, ce qui n'a pas eu lieu depuis plusieurs années, celles du corps valent de 2 à 20 francs le kilo, suivant qualité et demande, et les ailes se vendent de o fr. 20 à o fr. 25 centimes pièce.

Les plumes sont classées en trois catégories : Flèches, parements et plumes de corps.

Plume» de Pintade

1 Flèche

2 Parement

3 Corps

OISEAUX-MOUCHES ou TROCH1LIDÉS

Ces oiseaux, que l'on confond commercialement avec les colibris, appartiennent à la famille des passereaux et sont tous de petite taille, les plus grands ne dépassant pas 25 centimètres de longueur totale et certains ayant à peine 7 centimètres, queue comprise.

Ils n'habitent que les zones chaudes de l'Amérique et leur existence est intimement liée à celle de certaines rieurs qui varient suivant les espèces : aussi les oiseaux-mouches émigrent-ils d'un endroit à un autre suivant les époques de floraison des plantes qui sont nécessaires à leur nourriture ; mais celle-ci ne se compose pas exclusivement du suc des fleurs et ils mangent aussi de petits insectes que la conformation particulière et variée de leur bec leur permet d'aller chercher dans les corolles de certaines plantes déterminées pour chaque espèce.

Les oiseaux-mouches ne se posent jamais à terre et leur vol ressemble plus à celui d'un insecte ou d'une grosse mouche qu'à celui d'un oiseau ; c'est du reste ce qui leur a fait donner leur nom.

Leur plumage fin, serré et abondant, brille des plus vives couleurs et rappelle l'éclat des métaux et des pierres précieuses ; leur coloration change suivant l'incidence des rayons lumineux qui se réfléchissent, croit-on, sur les innombrables facettes des barbules.

On les prend à la glu ou au filet ; on les tue aussi au fusil avec du plomb très fin.

« Les plumes des oiseaux-mouches, dit Lcsson, servaient jadis chez les Péruviens et les Mexicains à faire des tableaux d'une rare beauté et d'une grande fraîcheur que Ximenez et les autres anciens historiens des conquêtes espagnoles ne cessent de louer. Leur corps entier, desséché et revêtu de ses plumes, servait, dans les forêts du Brésil, de parures aux jeunes « Machakalcs ».

« Elles s'en formaient des bandeaux ou les suspendaient à leurs oreilles, et ces parures naturelles égalaient, certes, les pierres qu'avec tant d'art taillent en facettes les artistes des peuples civilisés. Combien ne devaient point avoir d'attraits ces filles de la nature vêtues de quelques grandes plumes d'aras rouges ou bleus, les cheveux retenus par une guirlande de fleurs rutilantes d'héliconias, le cou et les oreilles garnis de saphirs, d'émeraudes, de topazes empruntés aux oiseaux-mouches ! »

A certaines époques les dépouilles de ces oiseaux ont été très appréciées dans la mode, mais depuis déjà longtemps on n'en emploie guère, aussi les arrivages annuels se sont accumulés et les stocks sont considérables.

La plupart des oiseaux-mouches habitent la Colombie ; ce sont les espèces suivantes, dont nous faisons suivre le nom commercial de la dénomination technique :

Aline : Eugyete alinœ.

Bonaparte : Hypochrisia Bonapartei.

Clarisse : Hclianydits clarissœ.

Delattre : Bœpiopterus lagulus.

Emeraude : Cyanophaia gandati.

Front-Bleu : Saitcerottio cyanifrono.

Fils du Soleil : Hypochrisia helianthus ou helianthea typica.

Kings petit : Cyanolesbia gorgo.

Or vert : Chlorostilbon angwtipennis.

Pattu brillant : Briocnemis nestita.

Pattu coton : Briocnemis cupreiventris.

Deux sortes viennent de l'Ile de la Trinité (Amérique méridionale), ce sont :

Colombicus : Thaluraneo refnlgens.

CEnone : Chr'ysuronia œnone.

Les Sylphias (Lcsbia nitna) sont des oiseaux du Pérou.

Dans les Petites Antilles, dénommées Iles du Vent, Windward Islands,

nous trouvons :

Le Martinique grenat (Bulampis jugularis), dans l'Ile de Saint- Vincent. Le Martinique vert (Sericotes chlorolocmits), dans l'Ile de Grenade. Le Fer de Lance (Bellona BxiUs), dans celle de Saint-Lucie.

Le Sucrier rouge (Cuinyris senegalensis), vient du Sénégal. Le Rubis topaze (Chrysolampis moschitus), est originaire du Venezuela.

Au nombre des oiseaux-mouches on classe commercialement l'Evêque (Tangara episcopus), de l'Amérique du Sud, bien qu'il soit beaucoup plus gros que ceux-ci et n'appartienne pas à la même famille.

1 Heliai.lhea Zonapartii

2 Helianthea typica,

3 Bellona exilis.

4 Uriocnemis cupre.'-

ventri).

5 Cyanolesbia mocoa.

6 Crysolampis moschitus.

7 Bellona cristatj.

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