‹ Le commerce et la colonisation à MadagascarChapitre 11 sur 44 · TRANSPORTS · texte numérisé non relu

TRANSPORTS

COMMUNICATIONS AVEC l'eXTÉRIEUR

Madagascar est en relation directe et régulière avec la France par une ligne de paquebots de la Compagnie des Messageries maritimes. Quatre navires, dont deux ont une jauge de 3 150 tonneaux et une force de 2 400 chevaux, et deux autres une jauge de 2 600 tonneaux et des machines de 1800 chevaux, desservent cette ligne. Le départ a lieu de Marseille le 12 de chaque mois; après avoir touché à Port-Saïd, Suez, Obock, Aden, Zanzibar, Mayotte, Nosy-Be, Diego-Suarez et Sainte- Marie, le bâtiment s'arrête à Tamatave vingtsix jours après le départ; il va ensuite à la Réunion et à Maurice.

On peut aussi aller à Tamatave par une ligne indirecte en empruntant jusqu'à Mahé le paquebot d'Australie, qui part de Marseille le l'*^ de

chaque mois ; une ligne annexe conduit à la Réunion, et là, on prend au retour le paquebot de la ligne directe pour gagner Tamatave. La durée du trajet est à peu près la même.

Le prix du transport des voyageurs de Marseille à Tamatave est de 1450 fr. en première classe, de 915 fr. en seconde et de 450 fr. en troisième!

Pour les marchandises, le fret par mètre cube ou par 1000 kilogrammes est de 60 fr.; pour certaines catégories d'objets, il descend à 48 fr. — Les petits colis, c'est-à-dire ceux dont le volume n'excède pas 60 centimètres cubes et le poids 20 kilogrammes, sont transportés d'après un tarif spécial qui est plus élevé proportionnellement.

Pendant mon séjour à Madagascar, la Compagnie des Messageries maritimes a établi une ligne annexe desservant la côte Ouest de l'île. Le Mpanjaka, qui fait ce service, jaugé 580 tonneaux et possède une machine de 450 chevaux ; il correspond, à Nosy-Be, avec les paquebots de la côte orientale d'Afrique, et dessert les rades de Morotsanga, Mojanga, Maintirano, Morondava, cap Saint- Vincent et Nosy-Ve.

Les bâtiments à vapeur de la compagnie Havraise péninsulaire font aussi un service régulier de France à Tamatave. Le fret des mar-

chandises est de 45 fr. par 1000 kiloprr.; il est donc moins élevé que par la li.arno des Messageries maritimes, mais la durée du transport est plus longue. Les navires partent tous les mois du Havre et font escale à Bordeaux-Paullac et à Marseille.

Les paquebots des Messageries Maritimes, étant chargés du service postal, ne peuvent rester qu'un temps assez court et toujours limité dans les rades de Diego-Suarez et de Tamatave. Par suite de l'absence de toute commodité pour la manutention des marchandises, il arrive fréquemment, surtout quand la mer est mauvaise, que toutes celles à destination d'un de ces points ne peuvent être débarquées; elles ne le sont qu'au retour, c'est-à-dire avec un retard d'environ un mois, puisque le paquebot reste vingt jours à la Réunion.

Des paquebots appartenant à la « Castle- Mail-Company » passent tous les quarante jours à Tamatave et mettent ce port en relation avec le cap de Bonne-Espérance, le Transvaal et Port-Natal.

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