‹ Le commerce et la colonisation à MadagascarChapitre 33 sur 44 · VÊTEMENT · texte numérisé non relu

VÊTEMENT

Cotonnades.

On importe à Madagascar une quantité considérable de tissus de coton. Ils sont employés pour rhabillement des hommes et des femmes

dans toutes les classes de la population de prétérence aux étoffes indigènes.

Chez les Hova, les rabanes ne servent qu'à faire des vêtements de fatigue et de voyage ; les lamba fabriqués avec la soie et le coton du pays ne sont pas d'un usage courant ; quant aux étoffes de chanvre, elles ne sont portées que dans les classes les plus pauvres de la population.

Chez les Betsimisaraka habitant la côte orientale, les rabanes sont plus répandues, mais, même dans les villages qui ont le moins de rapports directs avec les Européens, certaines parties de l'habillement sont toujours en étoffes d'importation, par exemple le sadika que les hommes portent autour des reins et le canezou dans lequel les femmes se serrent la poitrine.

Les cotonnades importées sont en grande majorité de jprovenance américaine. Celles qui sont fabriquées en Europe peuvent difficilement être vendues à Madagascar à un prix aussi bas; et bien que les tissus anglais soient dans des conditions plus avantageuses que les produits similaires français, par suite de raisons qui tiennent plutôt à la manière dont se fait le commerce qu'à l'état où se trouve l'industrie, ils n'ont plus qu'un débouché restreint sur le marché malgache. Actuellement, les cotonnades

anglaises, fabriquées aux Indes sont les seules qui entrent sérieusement en concurrence avec les étoffe^ américaines.

Les cotonnades françaises importées à Madagascar, notamment celles de Rouen, envoyées récemment à Diego-Suarez, étaient d'une qualité qui a été appréciée par les indigènes, mais d'un prix trop élevé ; de plus, les pièces n'avaient ni en largeur, ni en longueur les dimensions demandées par le commerce local : la quantité vendue habituellement pour la confection d'un costume n'étant pas contenue exactement un certain nombre de fois dans la pièce, il en résultait pour le détaillant, de fausses coupes qui lui causaient une perte ouïe forçaient, pour l'éviter, à augmenter le prix de l'unité. A ces observations, les fabricants ont répondu qu'ils modifieraient les largeurs et les métrages s'ils recevaient des commandes importantes. Pour faire des affaires dans un pays aussi bien approvisionné que Madagascar, il faudrait aller au devant des besoins des consommateurs et non attendre une demande qu'ils n'ont aucun intérêt à adresser à nos industriels.

Le meilleur moyen de lutter contre l'invasion des produits américains à Madagascar serait de développer dans l'île la culture du coton et de créer des usines pour le travailler, de façon à

alimenter sur place la consommation. Une pareille entreprise exigerait à la vérité de grands capitaux qui ne pourraient rapporter qu'au bout de plusieurs années. Et comme, à cause de la situation du pays, il est peu probable que des industriels français la tentent actuellement, il faudrait, en attendant qu'elle fût possible, fabriquer des cotonnades se rapprochant par la qualité, la largeur, le métrage, Timpression et le prix des types vendus couramment à Madagascar. A cet égard les spécialistes consulteraient avec fruit les échantillons qui ont été, à plusieurs reprises, envoyés en France par le gouverneur de Diego-Suarez et par les résidents.

Les cotonnades se divisent en plusieurs catégories, suivant qu'elles sont écrues, blanches, imprimées, avec ou sans apprêt. Chacune d'elles se subdivise en plusieurs autres d'après la largeur, le métrage, ou plutôt le yardage, et la qualité.

Les cotonnades écrues, sans apprêt, sont celles qui ont le plus grand débita Madagascar. A Tamatave, par exemple, en 1890, dans l'importation totale des tissus de coton s'élevant à 2 646 776 fr. 42, elles figurent pour 2 067 551 fr. 70 ou plus de 78 7o.

Les toiles de coton mises en vente à Mada-

gascar portent généralement des marques consistant en un dessin avec une légende malgache et le nom de l'importateur. (Exemples : Awkova{l) — Oswald; Miramila Malagasy (2) — Détienne ; Sambokely (3) — Procter ; Forombola (4) — Alibert). Les marques dissemblables ne correspondent donc pas nécessairement à des fabrications et à des qualités différentes.

Les largeurs habituelles sont au nombre de deux. La petite largeur correspond à 30 pouces anglais (0 m. 762), la grande largeur à 36 pouces (0 m. 914). Les pièces ont 24 yards {21m. 95) ou 40 yards (36 m. 57).

En Mai 1889, à Tamatave, les toiles américaines se vendaient en gros de 390 fr. à 425 fr. les 1000 yards (914 m. 30) suivant la qualité pour la grande largeur et de 290 fr. à 300 fr. les 1000 yards pour la petite largeur.

Les cotonnades américaines arrivent généralement par ballots de 20 pièces de 40 yards ou 800 yards en tout. Les toiles écrues anglaises (Angleterre et Indes) sont dans des ballots de 2400 yards, contenant 60 ou 100 pièces suivant le yardage.

(1) Pays des Hova.

(2) Le soldat malgache.

(3) L'oiseau d'argent.

(4) Le petit bateau. , . ..m /^]

Les ballots américains sont plus maniables que les autres ; cette considération a son importance au point de vue des transports dans Tintérieur.

Ce transport de la côte jusqu'aux différents points de Tile, où les cotonnades sont vendues au détail, augmente le prix des ti§sus dans une proportion dont il est facile de se rendre compte d'après le poids de la marchandise dans chaque cas particulier. L'accroissement du prix n'est ni uniforme pour toutes les étoffes, ni proportionnel à la valeur de rrhacune d'elles au port de débarquement, puisque le poids varie sans rester dans un ^ rapport constant avec la valeur de fabrication.

Le marché de Tananarive est pour les toiles de coton un des plus importants de l'île. L'approvisionnement en est toujours plus ou moins intermittent; en effet, beaucoup de circonstances, dont la plus ordinaire est l'état des chemins, peuveïit influer sur la régularité des convois de porteurs qui l'alimentent ; les mêmes causes agissent sur le salaire que les porteurs exigent. Il en résulte des variations dans les cours beaucoup plus sensibles que sur la côte.

En Mai 1889, les toiles écrues grande largeur valaient à Tananarive 457 fr. 50 à 500 fr.

les iOOO yards, suivant les marques. En petite largeur, le cours des 1000 yards était d'environ 325 fr.

Les toiles blanches se vendent par pièces.

Celles de 40 yards valaient à la même époque, de 13 fr. 50 à 19 fr. 35, suivant largeur et qualité, celles de 24 yards de 7 fr. 50 à 9 fr. 80,

Les toiles de coton blanches et écrues sont celles qui ont le plus grand débit. Elles servent en effet pour les différentes parties du vêtement, surtout chez les Hova : dans une foule, à Tananarive, la note dominante est incontestablement le blanc. Cependant certaines portions de Fhabillement se font quelquefois avec des indiennes imprimées dont les dessins et les couleurs doivent varier suivant Tusage auquel on les destine. Les cotonnades de couleur, unies, ne sont pas en usage.

Dans rîmerina, le costume des homma^ et des femmes se compose, en général, d'une ou de plusieurs longues camisoles qui sont en cotonnade blanche ou à petits dessins de couleur sur fond blanc ; les dispositions sont variabh s, mais les ornements doivent être très légers. Je façon à laisser au tissu un aspect clair. — Audessus, tous les Hova portent un lamba qui Constitue le costume national : c'est un morceau d'étoffe rectangulaire dans lequel on se drape

en rejetant un coin sur Tépaule. Les femmes le font souvent avec une indienne à petits dessins roses, les hommes avec des indiennes à grands dessins de couleurs variées et toujours très voyantes. Ces lamba de couleur sont généralement doublés en blanc, tandis que les lamba blancs ou écrus sont faits d'une étoffe simple.

Chez les Betsimisaraka de la côte, en raison de l'élévation de la température, les vêtements sont plus simples ; ceux des hommes sont ordinairement en rabane, sauf la pièce d'étoffe entourant les reins. Les femmes portent le cazenou dont j'ai parlé précédemment et qui est toujours en cotonnade blanche, écrue ou imprimée (petits dessins sur fond blanc dominant). De plus, elles s'enveloppent dans un grand fourreau serré à la taille par une ceinture et dont le haut est rabattu au-dessus de la partie inférieure formant jupon; quand il n'est pas en tissu indigène, il est en cotonnade unie blanche ou en indienne à grands carreaux do m. 10 à m. 12, rouges et blancs, ou bleus et blancs.

Quelquefois, surtout dans les classes aisées, les femmes ont deux de ees fourreaux superposés : l'un est fixé à la ceinture, l'autre, plus large, est mobile et soutenu avec les mains; il remplit le même rôle que le lamba chez les

Hova. Le fourreau fixé est blanc, le second est à carreaux.

Les indiennes à dessins sont ordinairement en pièces de 24 yards qui ise vendent à Tananarive de 8 fr. à 1 2 fr. 50, suivant la qualité. Les indiennes à petits dessins roses, qui portent, dans le commerce malgache, le nom de mavo kely (1) et qui servent, comme je Tai dit, à faire les lamba de femmes, sont presque les seules en pièces de 40 yards ; leur prix est d'environ 22 fr. 50 dans la capitale.

D'autres indiennes, dites Pattna, se vendent par petites pièces de 6 yards (5 m. 48) de 2 fr. à 2 fr. 50 suivant qualité. Elles arrivent par ballots de 300 pièces qui contiennent un assortiment très varié.

En dehors des types traditionnels, comme les indiennes à ^^rands carreaux et celles dites mavo kely, les Malgaches recherchent dans les cotonnades imprimées la variété et la nouveauté des dispositions. Dans les grands dessins, ils aiment ceux qui se détachent nettement du fond blanc et qui ont des couleurs vives et franches; un assemblage de tons qui nous parait peu harmonieux et même légèrement criard n'est pas un obstacle à la vente d'un tissu. La

(1) MavOj rose ; kely^ petit.

vive et éclatante lumière qui baigne tous les objets dans les régions tropicales est probablement l'explication simple de ce goût.

Lainages

Dans la région côtière, l'élévation de la température rend général, même pour les Européens qui y sont établis, Tusage des vêtements légers en tissus de coton. Mais à Tananarive, où le thermomètre descend souvent assez bas de Mai à Octobre, des étoffes plus chaudes sont nécessaires ; beaucoup de Hova les ont adoptées. Par ce motif et par^uite d'une tendance à imiter nos usages, ils ont pris aussi, dans les classes aisées, en tout ou en partie, le costume européen.

Dans les classes pauvres, on se protège encore cont :e le froid en superposant des vêtements de coton ; c'est un moyen très imparfait, aussi l'emploi des tissus plus chauds commence- t-il à s'y répandre également.

Il y a lieu, d'après cela, de présumer que la consommation des étoffes de laine ira en augmentant dans rimerina. Nos fabriques pourront dans l'avenir y trouver un débouché.

Les draps importés pour confectionner des costumes dans le pays sont peu épais. Ils doi-

vent se vendre au prix de 5 à 6 fr. le mètre à Tananarive et, par conséquent, ils ne peuvent avoir qu'une qualité médiocre. Les marchands ont besoin pour leur clientèle hova de draps unis et de draps de fantaisie.

Les flanelles importées à Madagascar sont en majorité de fabrication suisse. Elles servent à faire de longues camisoles, des lamba et des vêtements sur des modèles plus ou moins européens.

Pour les deux premiers usages, on vend de la flanelle blanche aux prix de 2 fr., 3 fr. et plus le yard, ainsi que de la flanelle à grands carreaux de m. 12, noirs et rouges, valant de 1 fr. 65 à 2 fr. 50 le yard. Cette disposition quadrillée est très répandue ; elle existe aussi avec des éléments verts et noirs.

Les flanelles unies, de couleur, sont employées pour faire des pantalons et des vestons.

Il existe à Tananarive des tailleurs assez habiles, ayant l'habitude de confectionner des vêtements de coupe européenne. La couture est considérée comme un art noble et d'agrément ; elle est souvent pratiquée par des Hova appartenant aux castes supérieures ou occupant de hautes fonctions administratives.

Pour les vêtements de femmes et la lingerie

on trouve aussi de bonnes ouvrières ; la plupart ont été formées dans l'établissement que dirigent les sœurs de Cluny à Tananarive.

Soieries

Les étoffes de soie servant à faire des vêtements de femmes, ne sont employées que très exceptionnellement, même dans la capitale. Il faut remarquer en effet que, jusqu'à présent, les femmes sont restées beaucoup plus fidèles aux modes nationales que les hommes.

Les soieries ne sont donc importées qu'en petite quantité. La vente de ces articles n'est pas susceptible de se développer beaucoup.

Ceux qu'on trouve actuellement sont fournis par la France, la Suisse et l'Angleterre. Les tissus qu'envoient ces deux dernières nations sont de qualité médiocre, mais peuvent se vendre à bas prix. C'est ce qu'il faut à Madagascar.

Vêtements confectionnés

Malgré la possibilité de faire dans le pays des habillements sur mesure, on vend à Tananarive beaucoup de vêtements confectionnés en

Europe. Ceux qui sont à bon marché ont seuls de Técoulement.

Voici les principaux articles demandés avec l'indication du prix de vente ordinaire dans la capitale, qui est le seul point de l'île, où ils puissent trouver des acheteurs :

Vêtements complets noirs (pantalon et veston), 30 fr.

Vêtements complets en tissus de fantaisie (pantalon et veston), 30 fr.

Comme on le voit, les vêtements complets destinés à Madagascar ne comportent qu'un pantalon et un veston ou une redingote, et pas de gilet. Les Hova n'achètent jamais cette partie du vêtement ; ils en donnent pour raison que le gilet ne se voit pas lorsque le veston ou la redingote est boutonné. Il est donc inutile d'envoyer des gilets, puisqu'ils resteraient aux marchands qui seraient obligés de fair<ï une réduction sur le prix total.

Pantalons en drap noir uni, suivant qualité, 9 à 12 fr.

Pantalons en drap de fantaisie, environ 10 fr.

Redingotes en drap noir (croisées), suivant qualité, 20 à 35 fr.

Les vêtements en flanelle dont la désignation suit sont aussi de vente courante :

Blouses en flanelle blanche avec ceinture (genre anglais), suivant qualité, 30 à 40 fr.

Vêtements complets en /Zaweffe blanche (pantalon et veston français avec col droit); environ 30 fr.

Cette forme de veston se fait aussi dans le pays en toile de coton blanche ou écrue. C'est le costume adopté par les Européens dans les régions chaudes et il commence à se répandre parmi les Hova. Il est très pratique et bien approprié au climat ; il permet, au besoin, de ne pas porter de chemise.

Même parmi les Hova qui s'habillent à l'européenne, et à part quelques exceptions dans les hautes classes, la chemise est jusqu'à présent peu en usage. Ceux qui en ont la mettent au-dessus du pantalon. Les chemises ainsi employées comme vêtements de dessus sont en flanelle dite américaine à grands carreaux de couleurs variées. Elles arrivent confectionnées et se vendent de 2 fr. 5à 4 fj 0.

Pour compléter la liste des vêtements qu'on peut placer à Tananarive, il faut encore citer des tricots en laine destinés à mettre au-dessous d'autres habits, des tricots en coton, genre canotier, à raies blanches et bleues, et des caleçons en coton. Tous ces articles doivent pouvoir se vendre très bon marché.

Chapeaux.

Les Hova portent généralement comme coiffure le chapeau de paille fabriqué dans le ])ays ; cependant on leur vend quelques chapeaux de feutre, mais en petite quantité. Certains fonctionnaires mettent un chapeau à haute forme noir avec leur costume officiel; cette coiffure est si peu appropriée aux conditions cliniatériques que son usage ne peut pas s'étendre beaucoup.

Un certain nombre d'habitants de Tananarive ont adopté le casque en liège ou en muëllf* de sureau qui protège bien contre le soleiK Le modèle le plus répandu est de provenance anglaise et se vend de 12 à 15 fr.

Chaussures.

Les chaussures ne sont en usage que dans quelques villes de l'Imerina et chez une pai tio très limitée de la population. HabituelloniejiL les Malgaches ont les pieds nus ; ils ne les protègent que lorsqu'ils ont à marcher dans des terrains où se trouvent des cailloux à arêtes aiguës, comme par exemple sur la route Je Tananarive à Mojanga ; ils se mettent alors

aux pieds des semelles en cuir maintenues par des lanières.

Les cordonniers hova font sur des modèles européens, des chaussures d'hommes qui ont bonne apparence, mais qui sont d'une qualité médiocre, parce que le cuir tanné dans le pays manque de résistance et parce qu'elles sont clouées au lieu d'être cousues. Le prix de ces chaussures étant très bas, celles qui sont importées n'ont aucun débit; il est inutile d'en envoyer.

Les femmes hova de la classe aisée portent au contraire des chaussures de provenance étrangère, même quand elles conservent pour le reste du costume les modes nationales.

Comme les bottines et les souliers sont pour elles des objets de luxe et non d'utilité, puisqu'elles n'en mettent pas pour les marches fatigantes, elles recherchent des modèles ayant une certaine élégance, plutôt que de la solidité, mais restant à un prix peu élevé.

Les femmes hova ayant les extrémités fines, les chaussures de types variés que les fabricants enverront à Madagascar devront être choisies parmi les plus petites pointures.

Les accessoires des vêtements tels que cravates, gants, etc., ne peuvent se vendre que

chez les hova et encore en très^petite quantité. Les objets qui servent à confectionner les habits (fil, boutons, agrafes, etc.) ont un certain débit dans toutes les parties de Tîle. Ceux qui se trouvent dans le commerce sont d'ailleurs le plus souvent de fabrication française.

Bijoux

Les Hova portent peu de bijoux ; ceux qui sont en usage sont fabriqués dans le pays sur des modèles européens.

La bijouterie en faux, (particulièrement les boucles d'oreilles) peut trouver de Técoulement chez les populations de la côte.

Sur le versant oriental et dans le centre, las perles en verroterie ne sont employées que pour faire des colliers ou des bracelets aux enfants.

C'est seulement dans les tribus du Sud, qui ne sont pas soumises aux Hova, chez les Bara et les Antanosy particulièrement, que les perles et les verroteries sont considérées comme ayant une certaine valeur. Parmi ces populations, l'argent coupé n'a pas cours et ces menus objets constituent une monnaie pour les achats. On vend à cet usage des verroteries dans les principales villes, surtout à Fianarantsoa et à Fort-Dauphin. Le débit n'en est pas grand, car

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les rapports avec ces tribus sont peu fréquents; les Hova sont traités, par elles en ennemis et jusqu'à présent elles ont été à peine visitées par les Européens.

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