‹ Le commerce extérieur et les tarifs de douaneChapitre 24 sur 153 · Article Grains, loc. cit · texte numérisé non relu

Article Grains, loc. cit

.4. Maxime VIII, Ibid., p. 88; Analyse du tableau économique. Cinquième observation, Ibid., p. 70.

Ouesnay traite de môme l'armement maritime, qui avait « ébloui » Golbert, et dans lequel il voit « un commerce de trafic qui est le lot des petits États maritimes ». « Un grand Etat, dit-il, ne doit pas quitter la charrue pour devenir voiturier*. » « Les frais de ce commerce, quoique nécessaires, doivent être regardés comme une dépense onéreuse, prélevée sur le revenu des propriétaires des terres ; ainsi 'ils doivent être dégagés de tout monopole et de toutes surcharges qui retomberaient désastreusement sur les revenus des souverains et des autres propriétaires -. »

Le système agricole de Quesnay eut un succès très grand. Le prix des blés avait considérablement baissé depuis le dernier quart du xvii*' siècle, jusqu'en 1750 ou 1760-'. Il allait remonter jusqu'à la fin du xviii^ siècle. Mais au moment où parurent dans VEncyclopédie (1756 et 1757j les articles Fermiers e\, Grains, la détresse de l'agriculture semblait témoigner contre le système mercantile et réglementaire. En dépit des critiques de Forbonnais et des railleries de Voltaire, Quesnay fit école. « Les partisans de son système sont très nombreux en France », écrit Adam Smith, qui ajoute : « comme les hommes se plaisent aux paradoxes et sont jaloux de paraître comprendre ce qui passe l'intelligence du vulgaire, le paradoxe qu'il soutient sur la nature non-productive du travail des manufactures, n'a peutêtre pas peu contribué à accroître le nombre de ses admirateurs* ».

La vogue qui s'attacha aux théories de Quesnay prépara les voies àla déclaration du 25 mai 1763 et à l'édit de juillet 1764 sur le commerce des grains, dont les rédacteurs furent Trudaine, Turgot et Dupont de Nemours, h l'arrêt du conseil du 13 septembre 1774, par lequel Turgot devenu ministre fit rétablir la liberté de la circulation des grains révoquée en 1770 sous le ministère de l'abbé Terray, enfin au traité de commerce de 1786, dans la préparation duquel Vergennes fut assisté par

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