‹ Le commerce extérieur et les tarifs de douaneChapitre 36 sur 153 · février 1783. V. Dumas, op. cit., p · texte numérisé non relu

février 1783. V. Dumas, op. cit., p

2. V. Ch. Gomel, Les causes financières de la Révolution française. Les derniers contrôleurs généraux, Paris, Alcan, 1893, p. 219.

potentiaire français protestait que le roi de France « n'a d'autre but que de rectifier d'après les règles de la réciprocité et d'après la convenance mutuelle ce que le traité de commerce signé à Utrechten 1713 pouvait avoir de défectueux »... « que l'intention de Sa Majesté n'est aucunement de détruire toutes les stipulations renfermées dans ledit traité; elle déclare, au contraire, dès à présent, être disposée à maintenir tous les privilèges, faveurs et avantages énoncés dans ce même traité, en tant qu'ils seront réciproques ou remplacés par des avantages équivalents... »

Pitt, devenu premier ministre en décembre 1783, était partisan d'une extension des relations commerciales de l'Angleterre avec la France. Il avait compris que l'augmentation des recettes, nécessaire au rétablissement des finances britanniques, devait être cherchée dans la suppression des prohibitions et la modération des droits, et il préparait une refonte générale des tarifs^ de douane et d'excisé. Mais, sur la question des rapports avec lafl France, il lui fallait compter avec l'opposition des manufacturiers, dont « l'immense milice toujours sur pied », selon les expressions de Smith, « était redoutable au gouvernement et dans plusieurs circonstances même avait eff'rayé le parlement * ». G'es^ en partie pour ce motif et aussi sans doute parce qu'il faisait entrer dans le plan général de réforme fiscale qu'il élaborait, la^ question du régime des marchandises françaises, que Pitt parufl d'abord peu pressé d'entamer les négociations. Elles devaient avoir lieu à Paris. Le commissaire anglais, Crawford, ne s'^ rendit qu'au mois de septembre 1784, bien qu'il eût été désigna en mars et que Rayneval eût été aussitôt après nommé commissaire pour la France. En janvier 1785, les pourparlers n'avaient pas encore commencé. La France attendait des propositions; l'Angleterre prétextait que, du moment où la France désirait modifier le traité d Utrecht, c'était à elle de faire connaître leifl points sur lesquels les changements lui semblaient nécessaires.

On a dit que, le traité d'Utrecht étant provisoirement appliqué, les Anglais n'avaient aucun intérêt à se presser. Cependant 1^ traité d'Utrecht n'empêchait pas que leurs produits ne fussen|

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