‹ Le commerce extérieur et les tarifs de douaneChapitre 4 sur 153 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

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3. Traité (Vcconornie politiciuc dédié en 1615 au roi et à la reine mère du roi, Introduction et notes par Th. Funck-Brentano, Paris, Pion, 1889.

4. Cette prohibition d'un acte do commerce légitime et nécessaire donnait lieu à de véritables rapines. Voir dans les Économies royales, p. 110 à 113, le curieux récit d'une saisie dont le produit fut partagé entre le roi et Sully.

tenir au labourage et au pâturage et lui déconseillait, sans le persuader d'ailleurs, d'tucourager les manufactures S Colbert voit dans l'industrie, dans le commerce maritime, dans les colonies et comptoirs d'outre-mer, des mines nouvelles, de nouveaux Pérous. Pour les créer ou en améliorer le rendement, le roi interviendra. En particulier, la prospérité de la mine manufacturière sera garantie de la concurrence de l'étranger par des tarifs de douane protecteurs.

« M, de Colbert, ce célèbre ministre de Louis XIV, dit Adam Smith, était un homme de probité, grand travailleur et possédant une parfaite connaissance des détails, apportant à l'examen des comptes publics une grande sagacité jointe à beaucoup d'expérience, en un mot, doué des talents les plus propres en tout genre à introduire de l'ordre et de la méthode dans les recettes et dépenses du revenu de l'État. Malheureusement ce ministre avait adopté tous les préjugés du système mercantile, système essentiellement formaliste et réglementaire par sa nature et qui ne pouvait guère manquer par là de convenir à un homme laborieux et rompu aux affaires, accoutumé depuis longtemps à régler les différents départements de l'administration publique et à établir les formalités et contrôles nécessaires pour les contenir chacun dans leurs attributions respectives. Il chercha à régler l'industrie et le commerce d'un grand peuple sur le même modèle que les départements d'un bureau; et au lieu de laisser chacun se diriger à sa manière dans la poursuite de ses intérêts privés, sur un noble plan d'égalité, de liberté et de justice, il s'attacha h répandre sur certaines branches d'industrie des privilèges extraordinaires tandis qu'il chargeait les autres d'entraves non moins extraordinaires-. »

Il est exact que Colbert, abusé par les préjugés de son temps et suivant d'ailleurs l'exemple de l'Angleterre ^ voyait dans le commerce extérieur, considéré comme source de la richesse métallique, une sorte de service public. Il organisa la balance du commerce en administrateur et l'on peut dire, malgré l'erreur

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