Ad. Smith, Richesse des nations, liv. IV, chap. iv
106 LE TRAITÉ DE COMMliUCE UE 178G.
cher à la situation acquise des vins portugais, ait voulu donner une compensation aux vins français.
Les chiffres ci-après montrent dans quelle mesure l'abaissement des droits de douane et d'excisé profita aux vins français, aux portugais et aux espagnols'.
Les entrées de vins français en Grande-Bretagne, qui avaient atteint, en 1777, 126,502 gallons impériaux (5,473 hectol.) mais n'avaient été, en 1783, année où fut signée la paix de Versailles, que de 77,728 gallons (2,506 hectol.), montèrent de 82,296 gallons (3,734 hectol.), en 1785, à 552,0i4 gallons (31,123 hectol.) en 1786 et, en 1787, à 969,856 gallons (43,031 hectol.), pour redescendre, en 1792, à 723,820 gallons (32,961 hectol.) et, en 1793, à 502,735 gallons (22,824 hectol.). Les importations totales de la Grande-Bretagne passèrent de 3,109,542 gallons (141, 173 hectol.) en 1785, à 8,600.954 gallons (390,483 hectol.) en 1792 et 5,65'i,034 gallons (256,693 hectol.) en 1793. La Grande-Bretagne recevait donc de France, en 1785, 3,734 hectolitres de vin sur 141,173 hectolitres, soit 2.6 p. "/o; elle lui achetait, en 1792, 32,961 hectolitres sur 390,483, soit 8.4 p. »/o- L'augmentation des entrées de vins portugais et espagnols fut considérable. Pour les vins portugais, les importations passèrent de 2,467,521 gallons (111,925 hectol.), en 1785, h 6,226,247 gallons (282,672 hectol.) en 1792 et 3,832,046 gallons (173,974 hectol.) en 1793. Pour les vins espagnols, les chiffres sont 532,221 gallons (24,163 hectol.) en 1785, 1.563,382 gallons (70,978 hectol.) en 1791, 1,317,178 gallons (59,800 hectol.) en 1792 et 1,052,778 gallons (47,796 hectol.) en 1793. En chiffres absolus, de 1785 à 1792, l'augmentation fut de 170,747 hectolitres pour les vins portugais, de 35,637 hectolitres pour les vins espagnols, de 29,227 pour les français. Nos ventes à l'Angleterre auraient sans aucun doute progressé davantage si des droits de sortie n'avaient pas contrarié l'exportation de nos vins autant peut-être que le tarif différentiel dont bénéficiaient les vins portugais et espagnols -.
L'ensemble des exportations françaises en .\ngleterre était