V. Custotns Tariffs of the Uniled Kingdom from lo IS9T
2. Les droits de sortie sur les oau.x-de-vie lurent supprimés par des lettres-patentes du 21 juillet 1784. Un urnH du 10 septembre 1786 accorda
évalué pour l'année 1784, au témoignage d'Arnould S ancien chef du bureau de la balance du commerce, à 24,000,000 de livres, dont 21,000,000 pour les expéditions avouées et3,000,000 pour les introductions en fraude. D'après le même auteur, elles se décomposaient alors comme suit : produits fabriqués, 9,000,000 livres ; matières brutes (dont le tiers en colon de nos îles d'Amérique), 2,200,000 livres ; vins et eaiix-de-vie, 10,000,000 livres; comestibles, 2,800,000 livres. Les produits manufacturés seraient passés seulement à 9,500,000 livres en 1788 et 9,800,000 livres en 1789; les matières brutes à 6,500,000 livres en 1788 et 10,800,000 livres en 1789 (comprenant pour les deux tiers du coton de nos îles) ; les vins à 13,500,000 livres en 1788, 13,300,000 en 1789 ; les comestibles à 4,000,000 livres en 1788 et 1,600,000 livres en 1789; le total des exportations à 34,000,000 en 1788 et 36,000,000 en 1789^. L'augmentation sur 1784 aurait été d'une douzaine de millions, dont 8,000,000 portant sur les matières brutes, 3,500,000 sur les vins et eauxde-vie, 500,000 à 800,000 livres sur les produits fabriqués.
Les importations anglaises auraient augmenté beaucoup plus. En 1784, elles égalaient, d'après Arnould, les exportations françaises. Les registres de la douane n'accusaient guère, il est vrai, que 13,000,000 de sorties ; mais il fallait ajouter 10 à 11,000,000 pour le commerce interlope. En 1787, selon Arnould, les importations se seraient élevées à 58,500,000 livres, dont 33,000,000 de produits fabriqués, 16,400,000 de matières brutes, '9,000,000 de boissons et comestibles. D'après une statistique rétrospective'^ publiée en 1838, les entrées auraient été
seulement aux vins le transit en exemption de droits jusqu'aux ports de la sénéchaussée de Bordeaux et la réduction des droits de sortie, au cas d'expédition par les mêmes ports, à2 livres par tonneau. Ces faveurs, accordées jusqu'au 1" janvier J788, furent prorogées jusqu'au l""' janvier 1789 par un autre arrêt du 6 février 1788.
1. De kl balance du commerce et des relations extérieures de 'la France dans toutes les parties du globe, particulièrement à la fin du règne de Louis XIV et au moment de la Révolution... S^édit., t. I, p. 172 à 180.
2. Cf. Statistique de la France publiée par le ministre des travaux publics, de l'agriculture et du commerce {commerce extérieur), Paris, Imp. Roy., 1838. Bien que ce document se réfère au livre d'Arnould, on y trouve pour le total des exportations des chiffres dill'érents de ceux de cet auteur: 1787, 34,250,500 francs; 1788, 31,154,000 francs ; 1789, 35,114,000 francs.