Ibid
3. Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps, t. V, chap. xviir,p. 31 et 32.
tive l'abrogation de la prohibition du nitrate de potasse et de certains tapis, prononcée par des ordonnances de 1829, en tarifant ces deux articles. Les dispositions de l'ordonnance de 1831 furent régularisées par la loi de finances du 24 mai 1834. L'article 24 de cette loi invitait le gouvernement à lever les prohibitions sur un certain nombre d autres'marchandises. En même temps, une enquête était ouverte par le comte Duchâtel, ministre du commerce, sur le point de savoir s'il était réellement nécessaire de maintenir la prohibition des tissus de laine et de coton, des poteries de grès fin, du plaqué et des verreries. Les réclamations des industriels empêchèrent toute réforme en ce qui touche ces marchandises. Mais les promesses de la loi du 24 mai 1834 furent réalisées par la loi du 2 juillet 1836. La prohibition fut levée sur les fils de coton écru des numéros 143 et au-dessus (fils très fins nécessaires au tissage des étoffes légères, qne nous ne produisions pas et qu'il fallait importer en fraude) ; sur les dentelles de coton fabriquées à la main et aux fuseaux, les châles de cachemire fabriqués aux fuseaux dans les pays hors d'Europe, les tissus de soie pure dits foulards, les cdbles en fer pour la marine, les cuirs de veau odorants dits de Russie pour la reliure, les montres d'or, d'argent et mouvements de montre, le cuivre filé sur soie, doré ou argenté, la sauce de tabac, l'extrait concret de quinquina importé du Pérou par navires français, les rhums, tafias et eaux-de-vie de riz. Une autre loi du 5 juillet 1836 leva les prohibitions sur le tulle de coton avec application d'ouvrages de dentelles en fil, les tapis de pied en laine qui n'étaient pas encore admis, les ouvrages en cuivre pur ou allié simplemeïit tournés, la poterie d'étain, les grandes peaux tannées pour semelles, les boutons autres que ceux déjà admis comme passementerie, les tissus d'écorce en fibres de palmiers, la ferraille (celle-ci pour les quantités autorisées dans chaque cas par le ministre du commerce).
La loi du 2 juillet 1836 réduisit les droits sur les laines et sur les fers à la houille. La loi du o juillet 1836 diminua ceux qui grevaient les toiles communes, la passementerie et la rubanerie de laine, d'autres articles encore. 31. Thiers, alors président du conseil, fit rejeter la réduction sur les fers au bois et la tarification spéciale des rails proposées par la commission de la