‹ Le commerce extérieur et les tarifs de douaneChapitre 85 sur 153 · P. C\émenL op. cit., p. 2\i · texte numérisé non relu

P. C\émenL op. cit., p. 2\i

2. La moins-value fut seulement de 792,794 liV. st., les recettes de douane étant descendues de 23,387,268 liv. st. en 18il à 22.594,474 liv. st. en 1843.

et le vin, les taxes existantes étaient maintenues. Robert Peel les avait réservées dans l'espoir d'obtenir du Brésil, de la France, de l'Espagne, du Portugal, en échange de dégrèvements du sucre et du vin, des abaissements de tarif pouvant développer les exportations britanniques. Mais en indiquant cette raison de l'ajournement d'une réduction du tarif de ces deux denrées, il avait ajouté : « Je dois dire qu'il est de l'intérêt de ce pays d'acheter à bon marché, que les autres nations nous achètent cher ou à bon marché. Nous sommes fondés à épuiser tous les moyens de les amènera nous faire justice, mais si elles persévéraient dans leur refus, nous nous punirions nous-mêmes en nous privant d'acheter là où les produits se vendent le meilleur marché. » * C'est le principe même du libre échange que Robert Peel proclamait ainsi, dans des termes qu'Adam Smith n'eût pas désavoués.

A vrai dire la doctrine du grand économiste avait pénétré tous les esprits. Cobden prenait acte en 1843 -, dans la discussion sur l'adresse, des déclarations libre échangistes des principaux membres du cabinet. Robert Peel, Gladstone, Goulburn avaient reconnu que « les principes du libre échange étaient ceux du sens commun », que « tout le monde était d'accord sur ce point », qui « ne pouvait donner lieu à deux opinions » et sur lequel « il n'y avait jamais eu de discussion ».

Cobden s'étonnait que, professant la théorie du libre échange, le cabinet n'en fit pas l'application aux lois céréales. Il relevait la déclaration maladroite faite à la chambre des communes par un adversaire de la ligue : « Si les lois céréales étaient rapportées, l'aristocratie serait obligée de réduire ses fermages et ne pourrait plus mener une vie digne d'elle ». « Ceux qui font des aveux de ce genre », s'écriait Cobden, « sont les véritables incendiaires, les véritables révolutionnaires, les véritables destructeurs de l'aristocratie. J'ai le devoir de mettre en garde contre eux la partie honnête de l'aristocratie. Elle ne doit pas se laisser compter au nombre de ceux qui craignent d'être ruinés par le retrait des lois céréales. Elle doit savoir qu'une aristocratie n'a

1. Discours du 10 mai 1842, cité par Bastiat, Œuvres complètes, t. III, p. 137, noie. '^

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