IX. Objets divers
I* Tabletterie et Bimbeloterie.
I^es articles de tabletterie et bimbeloterie n*ont pas atteint en 1900, une somme inférieure a fr. 2*533. 000,
fiu commerce général et i.SgS.ooo francs au commerce spécial. Ces deux chiffres représentent à peu près la moyenne de nos importations de 1896 à 1900 fmin, tiu commerce spécial 1.895.000 en 1900; max, 2.475.000 en 1899).
Les quantités importées ont été : min. 3.i 1 1 quintaux en 1900 ; max. 3.596 quintaux en 1899. Pï*esque toute l'importation se fait par navires français : 3.o34 quintaux sur 3.1 1 1.
La tabletterie comprend, comme on le sait, la fabrication d'un grand nombre de petits objets faits d'ivoire, d'écaillé, de nacre, de cornes, d'os et de bois. Nous avons importé en Turquie :
Des'billes de billard pour une somme de 10.800 francs. Les billes de billard sont estimées 120 francs le kilogramme.
Des porte-cigares pour 5.5oo francs. On a vu que, dans tout le Levant, l'usage de la cigarette, sinon des cigares eux-mêmes, tendait de plus en plus l\ se substituer h l'antique narghilé. Les porte-cigares à bout d'ambre valent i4o francs le kilogramme.
En même temps que les porte-cigares, les pipes, avec leurs tuyaux en bois, montés en ambre, ivoire ou nacre ont atteint à l'importation une somme de 43.900 francs. Évaluation 92 francs le kilogramme. Les pipes simplement en bois se sont vendues pour une somme de io.3oo francs. Évaluation 16 francs le kilogramme.
Mais la principale somme, 204.800 francs {l'ij quintaux) revient aux autres matières de tabletterie : peignes, manches de couteau, étuis, tabatières, porte-cartes, souvenirs, couverts à salade, montures- de brosses et d'éventails, jeu d'échecs, dominos, dames, fiches, jetons et marques de jeu, coulants de serviettes, broches, etc. Tous ces articles se trouvent dans les maisons de détail faisant l'article de Paris.
La bimbeloterie comprend à son tour une grande diversité d'objets, parmi lesquels dominent les jeux et jouets : soldats de plomb, poupées^ jouets mécaniques, ménages d^enfants, polichinelles, mirlitons, animaux en carton recouverts de poil ou de peau, petites voitures, chevaux de bois, fausses montres, petits meubles en bois et enfin cette variété infinie d'articles que fait éclore chaque année l'approche des étrennes. Les jeux et jouets les plus fins sont demandés h la France ; les jouets de Nuremberg, malgré leur grande réputation, sont beaucoup plus communs. Lourds et disgracieux^ ils n'ont pas en général Télégance que nos fabricants savent donner à ces articles, dont quelques-uns deviennent sous leurs doigts de véritables objets d'art.
Les jeux et jouets français introduits dans le Levant s'adressent surtout à la population européenne ou à la riche population indigène ; mais il faudrait se garder de croire que les petits musulmans soient insensibles aux tentations qui s'offrent à leurs yeux à l'époque du premier janvier. On constate dans presque toutes les villes du Levant que, depuis une vingtaine d'années, la vente des jouets devient de plus en plus importante. Les articles les moins chers sont naturellement les plus demandés. En 1900, notre importation représentant I .o44quintaux s'est élevée àgSg.Soo francs. Prixmoyen : 9 francs le kilogramme.
A côté des jeux et jouets, se trouvent une quantité d'autres objets qui souvent leur ressemblent et se confondent avec eux : ce sont les réductions en miniature d'articles utilisés dans les métiers les plus divers, principalement la menuiserie et la carrosserie, et qui relèvent de l'art du tourneur et du mouleur. L'ensemble de ces objets s'est élevé à l'importation à 876 quintaux valant 356.900 francs.
Les boutons, qui se rattachent de très loin à la tablet-
terie par la nature de Tune des matières premières employées, la nacre, se vendent beaucoup en Turquie. La France, pour cet article se trouve en concurrence avec l'Allemagne et Tltalie. La France parait avoir la spécialité des boutons de nacre et Tltalie celle des boutons en bois très dur. I/AUemagne vend des boutons en métal. En 1900, la France a vendu en Turquie 377 quintaux ou 282.400 francs de boutons. Prix moj'^en : 4 francs le kilogramme.
La brosserie de toute sorte : brosses h habits, brosses îi cirer, etc. (éval. moyenne 5 francs le kilogramme), a été importée de France dans la proportion de 80 quintaux et pour une somme de 4o.ooo francs.
Enfin la France importe quelques éventails en bois et papier ou bien en bois et étoffes ou plumes.
1866 à 1876 1877 à 188G 1887 fi 1896
qalnt.
flp.
quint.