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Les Turcs aiment beaucoup les armes, qui leur servent de parure plutôt que de défense. Quelques-unes, le yatagan, le poignard, le pistolet et, dans les régions deTEuphrate, le cimeterre sont fabriquées dans le pays lui-même. Les plus riches se font remarquer parleurs ciselures et leurs incrustations de pierres, d'ivoire, ou d'argent ; les lames des poignards sont parfois incrustées d'or.
L'entrée des revolvers est interdite, mais la vente en est tolérée, et il en pénètre beaucoup en fraude. La plupart sont de fabrication belge.
Les fusils de chasse viennent éfçalenient de Belg^ique, qui fournit les qualités inférieures. Les bons fusils viennent de France et d'Angleterre, où les amateurs de chasse n'hésitent pas t\ les demander, quand ils n'en trouvent pas sur place, qui répondent k leurs goûts.
Quant aux accessoires et matériels de chasse, tels que poires à poudre, carniers, outils pour faire des cartouches, bourres, cartons, etc., plus de la moitié de ces articles vient de France ; le reste de Belgique et d'Angleterre.
L'Autriche a la vente des douilles à raison de i fr. 80 le 100; TAllemagne partage avec l'Autriche, l'Angleterre et la France celle des cartouches. La poudre est vendue dans le pays même par la Grande Maîtrise de l'Artillerie, au prix de 3 fr. 5o le kilogramme, mais il en entre beaucoup en contrebande. Sur la côte de Syrie, la contrebande est faite par des voiliers qui viennent de Chypre.
Les armes de guerre sont vendues presque exclusivement par l'Allemagne. Depuis 1897, l'infanterie ottomane est armée du fusil Mauser, qui a remplacé le Martiny Henri. Les canons sont fournis par l'usine Krupp. les sabres et lames de sabres viennent également d'Allemagne. On sent qu'une pensée politique préside à la vente et à l'achat de ces munitions. Beaucoup d'officiers allemands sont instructeurs dans l'armée ottomane.
3» Ouyrrmffem en caoïitehoiie et en grntta-pereha.
quint. fr. qoint. tr.
Ea 1900, 395 quintaux ont été importés par navires français et 72 par navires étrangers.
Le caoutchouc, dont les applications industrielles n'ont été découvertes qu'en 1828, est importé de France en Turquie sous forme de tissus élastiques, de vêtements confectionnés et de chaussures pour les chiffres respectifs de 186.400, 30.700 et i83.ooo francs au commerce général; i32.20o, 22.000 et 102. 5oo au commerce spécial.
Les tissus élastiques s'obtiennent par la combinaison de Hls de caoutchouc vulcanisé, entourés ou non de soie et coton comme chaîne, avec les mêmes fils employés comme trame. On en fait des ceintures, bretelles, jarretières, bandes pour chaussures, des bas pour varices, etc*.
Les vêtements confectionnés ou imperméables sont faits avec du caoutchouc brut, débarrassé de ses impuretés.
La gutta-percha, dont Tusage est moins répandu que celui du caoutchouc, est le produit d'un arbre qui pousse en Chine et en Malaisie. On l'obtient, comme le caoutchouc, en pratiquant des incisions sur Técorce, en recueillant le latex qui en découle et en le laissant coaguler. La gutta-percha se ramollit comme le caoutchouc, mais elle a des propriétés pour isoler Télectricité qui la font rechercher pour la fabrication des câbles sous-marins et des fils conducteurs d'électricité. Elle sert encore à la fabrication de courroies, de pompes, de tuyaux, et c'est à ce dernier titre qu'elle est importée dans le Levant. En 1900, la France a vendu pour io5.2oo francs (commerce spécial) de courroies et tuyaux en gutta-percha.
^La vulcanisation du caoutchouc a pour but de le rendre insensible à Tinfluence des températures dépassant ao degrés. Elle s'obtient en exposant à une température de i3o à i33 degrés un mélange de caoutchouc et de soufre. Les deux parties se pénètrent en proportions inégales, pour former un corps qui reste élastique, mais résiste au:^ {.en^pérQtures élevéçs,
Les tissus élastiques sont estimés par la Commission des douanes i6 francs le kilog. les vêtements confectionnés 27 francs, les chaussures 8 francs, et les courroies et tuyaux 9 francs.
4* Hédicaineiitii rompons.
quint. fr. qulnl. fr.
Détail
fr. le m. fr. fr.
Eaux distillées alcooliques 5 5 hect. 2.1 412 litres. 2.1
Eaux distillées sans alcool I 21 quint. i.3 1 3 quint. i.3
Autres médicaments 5 1. ou quint. 329.6 589 quint. 294.6
Les médicaments composés comprennent Timmense variété des spécialités pharmaceutiques, parmi lesquelles nous citerons, comme se vendant le mieux dans le Levant, la phosphatine Falières, les vins de Vial, Mariani, Bugeaud, Desiles, le quina Laroche, l'extrait de malt Desjardins, les sinapismes Rigollot, Témulsion Scott, le goudron de Guyot, le sedlitz Chanteaud, les pastilles Géraudel, les pilules de fer Rabuteau, les capsules Blancard, Talcool de menthe de Ricqlès, Teau de mélisse des Carmes, etc.
Les spécialités françaises sont les plus demandées, — environ 65 pour 100 de l'importation totale ; puis viennent les spécialités anglaises (i5 pour 100), les spécialités italiennes (8 pour 100), et les spécialités des autres pays (12 pour 100).
50 ¥Aiiiierle et chApeanx de paille.
Les articles de vannerie importés de France en Turquie atteignent une valeur moyenne de 100.000 francs: i32.ioa francs en 1899 et 84.4^0 en 1900.
En France, lart de la vannerie est surtout exercé k Origny-en-Thiérache (Aisne), à Cadenet (Vaucluse), ainsi que dans les départements de la Manche, de Seineet-Marne et de Seine-et-Oise. La vannerie de luxe s'exerce k Paris.
On distingue, dans le commerce, trois genres de vannerie : la grosse vannerie, comprenant les paniers communs à usages industriels pour chemins de fer, charbonnages, etc., la vannerie fine représentant les paniers de petite dimension et les articles de fantaisie et la vannerie pour ameublement, en bambou ou en rotin.
L'osier est la base des ouvrages de vannerie, mais il est d'autres matières: la viorne, le jonc, le rotin, le bambou, le rafîa, Taloès, etc. Parmi les objets importés de France en Turquie, nous relevons :
60.900 fr. de vannerie en rubans de bois, 19.800 fr. de vannerie en végétaux bruts, 2.700 fr. d'articles on rotin ou bambou et i .000 fr. de vannerie fine en osier.
Les chapeaux de paille ne constituent pas précisément un article de vannerie, mais ils s'en rapprochent par le tressage qu'ils nécessitent. L'importation française en Turquie est assez considérable, 1 58. 000 francs en 1896, 178.000 en 1897, 175.000 en 1898, 217.000 en 1899 et 2,32.000 en 1900. Prix moyen 24 francs le kilogramme.
On comprend que les chapeaux de paille soient très demandés dans le Levant, ou d'ordinaire le soleil n'est pas assez dangereux pour nécessiter l'emploi de casques coloniaux, mais où il est assez brûlant pour rendre insupportable les coiffures en feutre.
6* Instrumentfi de musique.
Goni. gôn. Coin. spcc.
fr. fr.