‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 130 sur 132 · francs de cornets k trois pistons · texte numérisé non relu

francs de cornets k trois pistons

2.400 francs de pièces détachées 11 vent et 8 1 .900 francs de cordes harmoniques.

Enfin quelques envois se sont effectués, pour des sommes inférieures à un millier de francs, sur les violoncelles, contrebasses, flûtes, hautbois, clarinettes, trombones, chapeaux chinois, tambours, cymbales, accordéons, etc. Notons en passant la décadence profonde de Taccordéon ; nous en avons vendu seulement cinq, pour une valeur de 100 francs. Il est vrai que Taccoi^ déon est surtout un article de fabrication allemande.

7» Carrosserie.

quint. fr. qaint. fr.

1H97 . . . 12.688 1.334.5 io.o(»7 1.0O8.0

1900 . . . G97 ao7.4 5o9 174.^»

En 1900, 507 quintaux ont été importes par navires français et par navires étrangers.

L'usage des voitures est beaucoup moins répandu dans le Levant qu'il ne Test en Occident. Dans Tinté-

rieur du pays, il est impossible de circuler autrement qu'avec l'aide des chariots indigènes dénommés arabas, qui servent plutôt de transport pour les marchandises. L'homme voyage à cheval.

Mais dans les grandes villes les voitures proprement dites sont fort en usage ; il est vrai que, vu l'état généralement défectueux des routes, ces voitures sont ordinairement lourdes et pesantes. On se sert alors de landaus, qui résistent mieux à la fatigue. Aux abords de Smyrne et de Beyrouth, où les routes sont mieux entretenues, il il- n'est pas rare de voir circuler des victorias légères.

Comme beaucoup d'autres articles, les landaus ont commencé par venir d'Europe ; puis les ouvriers indigènes sont parvenus à les imiter. Ils les fabriquent aujourd'hui dans des conditions très satisfaisantes.

Les voitures légères continuent k venir d'Europe. En 1900, la France en a importé pour 85.3oo, au commerce général et 71.300 au commerce spécial.

La circulation des automobiles et des vélocipèdes, inconnue il y a peu d'années, est en train, elle aussi, de prendre un grand développement. En 1900, la France a vendu pour '^8.000 francs de voitures automobiles, et pour 49*000 francs de vélocipèdes (66.900 au commerce général). Toutefois l'Angleterre et même les Etats-Unis nous distancent pour la vente des vélocipèdes. Les Aniéricains, ne pouvant subvenir à toutes les commandes, n'ont pas encore commencé à envahir les marchés étrangers de leurs automobiles: mais patience, cela viendra.

Les voitures de commerce ont été vendues par la France pour une somme de 10.400 francs.

La construction et l'entretien des voies ferrées d'Anatolie, de Cassal)a, de Damas et de JafTa, donnent lieu k un trafic très important, qui est malheureusement presque tout entier entre les mains de la Belgique. Notons cependant qu'en 1 900 la France a importé pour fr. 10.000

S44 IMl>01\tAtI0!îS DE l'RANCÊ EN TUKOtîlE

de wagons de terrassement et 5. i oo de caisses de voitures ou de wagons. Il serait facile d'augmenter ce commerce, puisque ce sont des Français qui possèdent et adminis trent les chemins de fer de Palestine et de Syrie, et que des Français ont des intérêts reconnus dans les chemins de fer d'Anatolie. Mais nos industriels ne peuvent ou ne veulent pas fabriquer à aussi bon compte que les Belges, et les administrateurs de chemins de fer sont naturellement obligés dans leurs achats de songer tout dabord aux intérêts de leurs actionnaires.

80 InHtroHaente de précision.

On désigne sous ce nom des instruments dont la précision doit être telle que, seuls des ouvriers spéciaux ayant certaines connaissances mathématiques, peuvent confectionner ces appareils. Ils se divisent en trois sortes : les instruments d'optique, de calcul et de précision, — les instruments de chimie, — et les instruments de chirurgie.

On fait entrer dans la ])remière catégorie, comme instruments d'optique : les lorgnettes, loi'gnons, lunettes de théâtre, les appareils téléphoniques, les phonographes, les métronomes et les manomètres, etc.; — comme instruments de calcul et de précision : les alcoomètres, appareils photographiques, aéromètres, balances do précision, baromètres, boussoles, équerres, longuesvues, machines électriques, mètres de poche, objectifs pour appareils photographiques, piles thermo-électriques, révélateurs de fuite de gaz, sextants, télescopes, thermomètres... et cette énumération est loin d'être complète.

En 1900, la France en a importé en Turquie pour 80.000 francs.

Les instruments de chirurgie comprennent des articles en métal, en gomme et en caoutchouc. Leur variété est infinie : lancettes, bistouris, spéculums, forceps, instruments pourTart dentaire, pour Tart vétérinaire, etc., injecteurs, vessies à glace, tire-lait, etc. ; sondes, bou- * gies cylindriques, canules, etc.

Les instruments de chimie sont des instruments de laboratoire, peu répandus en Orient.

En 1901, la France a importé en Turquie pour 43.000 francs d'instruments de chimie et de chirurgie.

Les instruments d'optique, calcul et précision sont évalués à 10 francs le kilo et les autres h i4 francs.

9'> Parfumerie et saTons.

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