‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 42 sur 132 · PI ■■■■■■ ■■— ■■■■■■ 1 1 ■ I ■ • "^ I ■ .^^».<.««.^ · texte numérisé non relu

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144.960^ 152.570^ 147.240* 180.570* 167.170* (A.C. E. , 1900, II" fasc, p. i65, et 1901, ii« fasc, p. 149.)

^ L*année 1896 ne comprend que les exportations de Perse; celles du Turkeslan ont été ajoutées en 1897.

^ Ces chifTres sont inférieurs à la réalité. Pour la Perse, le Tur-

' De 1888 à 1890,1a moyenne'avait été de. 117.500 quint.:

De 1891 à 1893, elle a été de ... . i35.46o —

De 1894 à 1896, — .... 144 • ^00 -^ ^

et enfin de 1897 à 1899, — .... 160. i3o -r—

(A. C. E., 1900, lie fasc.,^. z58.)

La production augmente d'année en année, sinon en Europe où elle n'est plus assez rémunératrice, du moins en Asie où le climat et la nature du sol se prêtent à l'élevage presque indéfini du ver à soie. Elle augmentera encore ; la Chine presque tout entière peut être plantée en mûriers, et voici des pays trop oublieux jusqu'ici de rindustrie séricicole, comme le Caucase, la Perse et le Turkestan, qui, en un lustre, doublent leur production. La Turquie elle-même, malgré sa mauvaise administration, fait de réels progrès et ouvre chaque année dé nouveaux districts à la plantation du mûrier. Le Levant et la Chine, voilà l'avenir.

Voici maintenant la quantité exacte de soie qui a été mise à la disposition du commerce français pendant la même période d'années :

qttint. quint. quint. quint. quint.

Product. nationale. 7.840 6.200 5.5oo 5. 660 7.440

Imp. de soies grèges et de cocons fins 4^*190 75.900 60.900 81.540 55.480

MH^HHHBBHBH HHHi^H^HHM BlHHHi^HBHI I^^^BBB^I^^Itf B^BHBHHB^I^^^B

(A. C. E., 1900, !!• fasc, p. 109 et, 1901, ii« fasc, p. i52.)

Si l'on compare ces deux tableaux, il en résulte clai-

kestan et les pays d'extrême Orient, nous n*avons pu publier que les chiffres d^exportation. Ceux qui représentent la consommation locale nous sont inconnus. Il est probable qu'ils ne sont pas inférictirs à 5o ou 60.000 quintaux, dont il faut augmenter d'autant la production annuelle.

rement que^ pendant cette période de cinq années, la moyenne des soies produites ou introduites en France a été de 45 pour 100 (48)29 en 1899 ; — 37,63 en 1900). Cette quantité ne reste pas tout entière en France. De 1894 à 1896, nos fabriques n^ont mis en œuvre qu une moyenne de 34-943 quintaux de soie; de 1897 à 1899, elles en ont employé 44*oio. Enfin, en 1899 — la progression augmente toujours, — elles en ont utilisé 46.980. 1899 fut une année de prospérité exceptionnelle ; mais en 1900, elles n'en ont plus utilisé que 33.a5o. Le reste a été exporté ou réexporté, notamment aux Etats- Unis, qui livrent maintenant à leurs fabriques une quantité de soie supérieure à la nôtre, mais produisent des étoffes dune valeur moins considérable^ (A. c. £., 1900,

II* fasc, p. 160, et 1901, II* fasc , p. i65.)

Dans notre importation de soies grèges et de cocons, la part de la Turquie a été, de 1896 à 1900, d'une va-

^ En 1899 et en 1900, la quantité de soies livrées aux fabriques a été :

France 46.080 quint. 33.23o quinL

Etats-Unis So.aoo — 37.000 —

Allemagne 28.950 — 26.3oo —

Suisse 56. 810 — i4*55o —

Angleterre 10.950 — 8.000 —

Russie i3.5oo -^ ii.ySo —

Italie 9.5oo — 9.500 —

Autriche-Hongrie 7.i5o ^ ô.ySo ^

Indes anglaises 3. 600 — 5.i5o —

Espagne • 2.a5o — 2.o5o —

Levant, nord de l'Afrique. 5.45o — 6.35o —

Total 195.380 quint. 166. 63o quint.

(A,C. E,y 1900, II* fasc, 161 et 1901., ii^fasc, i54.)

La part des Etats-Unis augmente très sensiblement. Si Ton compare nos chiffres avec ceux de ce pays depuis 1895, on arrive aux résultats suivants :

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