‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 45 sur 132 · ll · texte numérisé non relu

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(a. 160.000 fr.)

(19.000 fr.)

(73.000 fr.)

(i.Sai.ooo fr.)

(55.000 fr.)

(4a.ooo fr.)

(1.880.000 fr.)

(s32,ooo fr.)

(6a.ooo fr.j

Dans la même période, la quantité de cocons qui a été convertie en soie grège a été :

1892-93. 423 . 000 kîl. dont le prix moyen a été de fr. 2 70 le kil.

(Voir le rapport de M. Savoye, vice-consul de France à Tripoli, publié en 1897, au M. 0, C),

La totalité de Texportation de Tripoli va à Marseille.

iÔrt EXPORTATiO.NS DU LEVANT EN FRANCE

. Les autres ports de Syrie ne comptent pour ainsi dire pas. L'exportation de Lattaquieh peut être évaluée à 3oo ou 400.000 francs par an. En i8g8, elle a été de 4 1 3.000 francs représentiant 5 1.62 5 kilogrammes de cocons et de soie. (B. C. C, 1899, l, 706.)

L'exportation de Saïda peut être estimée à 100.000 fr. Tout le mouvement des affaires est absorbé par Tripoli, mais surtout par Beyrouth.

A Caïffa et à Jaffala sériciculture^ introduite récemment par des colonies israélites, est encore à ses débuts. On plante des mûriers, et, déjà, quelques arbres ayant atteint leur pleine croissance, la quantité de. graines mises à Tincubation augmente. On emploie des graines du Var, qui, en 1900, ont donné une moyenne de 3 kilogrammes de cocons par gramme de semence.

Nous voici maintenant hors de la Syrie proprement dite, dans le vilayet d'Alep, où les cazas d'Antioche, de Beïlan et d'Alexandrette se couvrent chaque jour de nouvelles plantations de mûriers.

En 1898, la production avait atteint 800.000 kilogrammes de cocons; en 1899, par suite d'une mauvaise récolte, elle n'a plus été que de 4 3 5. 000, ainsi répartis :

Région d'Alexandrettc .... So.ooo kilogrammes — d'Antioche 345. 000 — ^

En 1900, dans la seule région d'Antioche, on a mis à l'incubation 25. 000 boites de graines, et la production s'est relevée d'une façon très sensible.

La moitié environ des cocons reste dans le pays, où ils sont travaillés par des filatures indigènes très primitives; le reste est exporté en France par leport d'Alexandretle dont l'importance augmente d'année en année.

Hln 1890 il a exporté 38.oqo kil. de cocons valant fr. . 383. 000 1891 — 3^.000 — — 298.000

Ea 1892 il a exporté 3i.ooo kil. de cocons valant fr. 388. 000

1893 — 4o-ooo — — 573 000

1894 — • 35.000 — — J^^g.ooo 189? — 96.000 — — i.ara 000

1896 — ii3.ooo — — .1.860.000

1898 — ■ ». — — 2,3q5.ooo

1899 -— » — ^. a.Soo.ooo

Les quatre cinquièmes au moins de cette production vont en France.

En 1H99, Alep a exporté, par les différents ports de la côte, 3.3oo.ooo fr. de cocons, dont 2.o5o.ooo fr. pour la France et le reste pour Tltalie. (B. C. C, 1901, 1, 769 )

Les fils de soie qui restent dans la consommation locale servent à faire ces beaux tissus d'Alep, qui jouissent d^une si grande renommée.

Après le vilayet d'Alep, nous arrivons à Mersina. Là, la sériciculture date de vingt ans à peine. On a planté des mûriers presque partout, mais ils se plaisent particulièrement dans les terrains un peu marécageux qui avoisinent Tarsous et Mersina.

L'éducation des vers est encore très primitive ; il ù'y a que les indigènes qui s'en occupent, et ils comptent pliis sur le climat que sur leurs soins personnels pour faire réussir la récolte.

Les graines mises à Tincubation sont, dans la proportion de 90 pour 100 de provenance française. En 1900, il s'est vendu dans le vilayet 1 1 . 3oo boîtes qui se sont ainsi réparties :

Mersina 8a5

Tarsous i 540

Adana i.53o

Payas . .' 5. 010

Osmanié et Yarpout 2.390

(B. C. C, lyoo, I, 967.)

Malheureusement le quart de ces graines était avarié. La récolte a donné lao.ooo kilogrammes de cocons frais.

Le tiers, représentant la qualité inférieiire, est filé dans le pays, le reste est envoyé à Beyrouth, sauf quelques milliers de kilogrammes qui vont directement à Marseille.

En 1897^ il a été exporté pour la France 67.12$ francs de cocons; en 1898, pour 195.520 francs et en 1899 pour 185.900 francs. (M, 0. C, 24 août 1899; 4 nov. 1900.) Les exportations des années précédentes, tant pour la France que pour Beyrouth, avaient été de :

kilogrammes

valant.

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