‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 47 sur 132 · OOO · texte numérisé non relu

OOO

i5 francs fr. 3.ooo.ooo

lo pour loo de cette qualité se vend à

Damas, 6 pour loo en Egypte, i5 pour

lOo en Anatolie et à Constantinople^

i5 pour loo à la Mecque et à Bagdad.

i5 métiers de kreiche^ étoffe de gaze,

toute soie servant à Thabillement, longueur

6 mètres, largeur 6o centimètres. Poids de

loo à 3oo grammes, fabrication annuelle

3ooo pièces, prix de 4 ^ i8 francs, prix

moyen 12 francs fr.

Cette étoffe se vend à Homs, Hama, Alep, dans la Palestine et le Hauran: depuis une dizaine d'années, elle a beaucoup perdu de son importance.

\o métiers de hou f fiés en soie et coton et soie, servent à la coiffure, longueur de 60 centimètres à I mètre carré, produit annuel 1 5.000 pièces, dont :

2000 en soie du prix de 3 à 8 francs, prix

moyen 5 francs fr.

1 3.000 en coton et soie du prix de 1 ,5o à 5 francs, prix moyen 3 francs . . . fr. Le quart de cette quantité est vendu à l'Egypte et Constantinople. et le reste en Amérique.

10 métiers de burnous^ produit annuel 1000 pièces seulement, du prix de 20 à 60 francs la pièce, prix moyen 3o francs, fr. 20 métiers de melayés, voiles pour dames en soie et coton et soie, fabrication annuelle 4ooo pièces, du prix de 10 à 60 francs la pièce, prix moyen 2,5 francs . . . . fr. Une partie se vend à Damas et Tautre à Constantinople.

6 métiers Jacquard (les seuls qui fonctionnent à Damas), de Tétoffe châles pour ameublement, soie et coton, fabrication annuelle 3ooo mètres du prix de 1 1 francs.

Cette étoffe se vend sur place à Beyrouth et en Egypte.

Fils, franges, rubans^ etc. . . . fr. 5o.ooo

Total fr. 5.098.000

Cette industrie était autrefois plus florissante ; elle occupait 8 à 10.000 métiers el 25 à 3 0.000 ouvriers. Elle ne compte, plus aujourd'hui que 8000 ouvriers et i5oo métiers. La décadence tient à plusieurs causes : rintroduction de soieries européennes, la concurrence faite par des produits similaires fabriqués en Egypte ou même en Turquie, enGn la substitution du costume européen au costume oriental dans une partie des classes riches

Les soieries de Damas sont fabriquées avec des fils du pays ou des fils d'Antioche tissés à Tarabe, mais surtout avec des soies persanes, chinoises et japonaises, dont le prix sur place est de 22 à 25 francs le kilogramme. En 1899,1a quantité des soies importées a atteint 60.000 kilogrammes d'une valeur de i.38o 000 francs. La majeure partie de ces soies viennent de Shanghaï et sont introduites par des maisons françaises.

Le vilayet de Bagdad ne récolte pas de soie, mais Bagdad, fabrique, avec des fils qui lui viennent de Perse, des soieries qui se vendent dans toute la Mésopotamie. Parmi les étoffes fabriquées, il convient de citer :

Le tchartchaf, qui sert de voile aux femmes. On en fait de toutes les couleurs et de tous les prix. Les prix varient de 20 à 200 francs la pièce. La consommation

locale dépasse 5ooo pièces; on en exporte autant en Syrie et à Constantinople.

Le khéfieh: c'est une pièce carrée en soie, destinée à préserver des rigueurs du froid ou des chaleurs excessives de Tété. On en fait de plusieurs dimensions. Le prix de la pièce est de 5 à 20 francs.

Les abas ou manteaux de soie : les abas simples sans dorure sont portés par les hommes ; les femmes se servent en guise de voiles d'abas aux couleurs variées avec des fils d'or.

Toutes ces étoffes, en raison de leur destination spéciale, ne sont pas exportées hors de l'Empire ottoman; mais Bassorah, qui est le port de Bagdad, expédie chaque année en Angleterre et en France environ 1.20 balles de soie ou de bourre de soie qui lui viennent de Recht, en Perse, f"^. c. c, 1900, i, 913.)

On fabrique encore diverses soieries plus ou moins grossières dans les vilayçls de Mamouret-ul-Azis (Khar* pout etMezreh), Diarbékir, Sivas et Smyrne. Celles de Smyrne, qui sont plus connues des Européens, consistent, comme dans le reste de l'Empire, en étoffes de soie pure ou mélangée, qui se fabriquent surtout à Cadi-Keuï, Eudémich et Bouladan. Bouladan a la spécialité des couvertures en coton blanc et soie jaune^ qui sont fort recherchées. Eudémich fabrique des pièces pour tchartchaf. Enfin, dans la plupart des communes, les jeunes filles se livrent à des travaux de broderie et de passementerie, qui se vendent surtout à Constantinople.

Page 1