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Eq Turquie d'Asie, Smyme, Mersina et Caïiïa sont les principaux centres d*exportation.
En dehors de sa production propre, Smyme reçoit par le chemin de fer de Cassaba une partie des g^raines de la région de Brousse et par les navires côtiers une partie de la production de Caramanie, dont le port d'Adalia est le débouché naturel.
Les prix varient suivant les récoltes; ils oscillent entre 3a et 36 francs les loo kilogrammes. L'introduction en Europe des sésames de Tlnde maintient les prix à un cours plutôt ba§ et peu rémunérateur. L'emballage s'ajoute au prix, il est de ao centimes par sac. Les chargements pour l'Europe se font sous double enveloppe de toile, en sacs de loo k iio kilogrammes. Le fret pour Marseille est de i3 à i4 francs la tonne, il convient d'y ajouter les frais de portefaix, douane, embarquement, etc., qui ne sont pas inférieurs à a francs la tonne.
En 1900, Smyme a exporté 36.5oo sacs, pesant 4- 100.000 kilogrammes. Mais la France qui tenait le premier rang, il y a douze ans, ne tient aujourd'hui que le troisième, elle est devancée par l'Autriche et l'Allemagne. Marseille aujourd'hui s*approvisionne plutôt dans l'Inde.
L'exportation de Mersina est peut-être plus importante encore que celle de Smyme. En 1896, elle s'est élevée à a.3oo.ooo francs, mais elle se maintient autour de i million, représentant 3 millions de kilos de marchandises: en 1898, 999.000 francs, en 1899, 635.000. La France n'a aucune part dans le commerce de Mersina, qui est tout entier dirigé sur l'Autriche, l'Allemagne, l'Egypte et l'Angleterre.
Alexandrette, Lattaquieh, Beyrouth n'exportent que de petites quantités. Cependant Alexandrette confine aux régions productrices d'Antioche et de Kiliss, mais ces deux villes trouvent plus d'avantages à envoyer le surplus de leur production d'huile à Damas, où elle est consommée par les juifs.
La Palestine, dans la plaine d'Esdrelon, produit énormément de sésames, qui sont exportés par les ports de Caïffa et de JafTa. L'huile de sésame est peu employée dans cette région où l'on ne compte qu'une seule fabrique d'huile de sésame blanche. L*exportation deCaïfTa s'élève annuellement à i million i/a ou a millions de kilos de sésames, dont la moitié pour Marseille. Le reste va en Autriche, en Angleterre, en Allemagne, en Russie et en Italie. JafTa, dont le mouvement n'est pas moins considérable, a exporté en 1899 pour 680.000 francs de sésames, dont 3oo.ooo pour l'Egypte et la Turquie, 200.000 pour TAutriche, 80.000 pour
la France, 60.000 pour l'Italie et 40.000 pour la Belgique. (B,C, C, lyoo, I, 936.)
Enfin, aux deux extrémités de TEmpire, Bassorah et Samsoum exportent également une certaine quantité de sésames.
Bassorah a exporté, en 1898,16.000 sacs de sésames et, en 1899 56oo, d'une valeur de 53.750 francs, le tiers va en France, et les deux autres tiers à Londres. (M. 0. C, 1901, 6 juin.)
Samsoum, en 1900, a exporté 1428 tonnes de graines oléagineuses valant 432.700 francs, contre 545.000 kilos, en 1899, valant 154*700 francs, et 585. 000 kilos en 1898. La France, qui, en 1898, en avait reçu pour loa.ooo francs, n*en a plus reçu Tannée suivante que pour 67.000 francs. Là, comme ailleurs, en raison des importations de l'Inde, le commerce français a plutôt une tendance à diminuer. (M. 0. C, 1900, 9 août.)
Pavots. — Le pavot est cultivé dans les vilayets de Brousse, de Smyrne, de Koniah et de Mamouret-ul-Azis. Dans cette dernière province, le sandjak de Malatia donne les produits les plus renommés de TEmpire. Le pavot sert à fabriquer Topium, dont on verra plus loin rimportance commerciale. Les graines de pavot qu'on retire de la plante après cette fabrication donnent une huile végétale qui se fige un peu moins vite que les autres huiles. Cette huile est employée à la teinture des fils et des étoffes de coton. Le kilogramme vaut de 44 ^ 48 centimes.
Les graines de pavot qui n'entrent pas dans la consommation locale sont exportées, mais il est impossible d'établir dans quelle proportion elles le sont. Les statistiques ottomanes les englobent avec les graines de coton, de lin et de chanvre, sous le nom générique de graines. M. Rougon, s'en rapportant à des informations particulières, estime qu'en 1 889 il a été exporté pour environ 58o.ooo francs de graines de pavot, sur lesquels 355.000 reviendraient à la France, i4i>.ooo à la Hollande, 65. 000 k l'Allemagne et 12.000 à l'Angleterre.
Le prix moyen est de 20 à ^5 francs les roo kilogrammes.
Lin. — L'huile de lin a une odeur forte et désagréable. Elle est très employée dans le Levant où elle sert àTéclairage, Ik où le pétrole n'a pas encore pénétré. Exportée, elle s'emploie en peinture et pour la fabrication des vernis gras, de Tencre d'imprimerie et de certaines étoffes imperméables. Soumise à une haute température, elle forme une glu connue sous le nom de caoutchouc des huiles.
Le lin se trouve un peu dans toutes les provinces de TEmpire, mais en fort petite quantité. Dans le vilayet de Brousse on ne découvrirait pas un seul moulin à huile. Aussi, Thuile de lin consommée dans le Levant vient-elle presque tout entière de l'étranger. L'Angleterre en fournit les deux tiers ; la France et la Belgique le reste.
En 1.898, Trébizonde nous a envoyé 66.000 kilos d'huile de lin d'une valeur de 11.800 francs. Kerassunde, en 1900, nous en a expédié 4^75 et Ineboli 8000 kilogrammes. Smyme, il y a douze ans, en avait exporté pour 1 3.400 francs. Néant pour France. Mersina en exporte en moyenne pour une douzaine de mille francs.
GhôneTls. — Le chanvre est assez abondant à Damas et aux environs de Smyrne. Ses fibres qui, en Occident, servent à faire de la toile servent, en Orient, à faire des cordes. Ses graines donnent lieu à un trafic extérieur très important. Sur place, elles produisent une huile jaune verdâtre, d'une odeur peu agréable, qui est employée surtout pour l'éclairage et pour la fabrication des savons mous.
Coton. — On verra plus loin toute l'importance du coton, au point de vue de l'industrie des étoffes. Les graines servent à faire de Thuile, mais depuis ime douzaine d'années, la fabrication de cette huile est prohibée dans l'Empire. On lui reproche ^ et le reproche est
fondé — de servir à fabriquer Thuile d'olive et des beurres factices.
Les huiles similaires de l'étranger, qu'on importe en Turquie pour l'éclairage ou d'autres usages industriels, doivent au préalable être dénaturées en y ajoutant de l'orcanète.
En 1889, Smyrne a exporté pour 344*ooo francs de graines de coton, dont 342.000 francs pour l'Angleterre et aooo pour la France. L'exportation de Mersina varie entre So.ooo francs (1887) et 2 millions (iSgS). Destination : Angleterre, Turquie et France.
Autres halles. — Les huiles de moutarde, d'arachides, d'oeillettes, de colza et de coprah n'existent pour ainsi dire pas dans l'Empire; celles d'arachides sont interdites. D'une façon générale, toute huile mélangée est prohibée en Turquie.
5* draines * enneBieneer.
quint.
fir.
1900. I fr. 271e kil. 6.f>25 Entièrement exportées par navires français.
quint.
fr.
EXPORTATIOirS DU LEVANT EN FRANCE
YI. Tabacs.
10 Tabacs en fenllle*.
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