quintaux
ëtrang.
terre.
Noix de galle, — La noix de galle est Texcroissance, due à la piqûre d'un insecte, qui se produit à Textrémité des feuilles et branches d'un petit arbuste, le quercus infectoria. Cet arbuste vient surtout dans la vallée de THermus, depuis Magnésie jusqu'à Alaschéïr, dans la région d*Ouchak et de Koula et, plus loin encore, dans le Kourdistan et le vilajet de Mossoul.
On distingue trois sortes de galles : les vertes^ c'est* à-dire celles qui viennent d'atteindre leur développement moyen ; les noires, plus riches en tanin, de couleur brune, qui sont parvenues à la fin de leur croissance, enfin les blanches, d'où Tinsecte est sorti après son évolution. (Rougon,Sm^ rue, p. 110.)
Les galles noires, en raison de leur richesse en tanin, sont les plus demandées. Elles se vendent entre ii5 et i4o francs les 100 kilog., le chiffre de i4o est un chifTre maximum qui est rarement atteint. Les vertes et les blanches valent respectivement 10 et i5 francs moins cher.
I^a production moyenne de la région de Smyrne est de Goo.ooo kilogrammes ; par exception, en 1899, ^^^^ ^'^^^
élevée à près d'un million de kilogrammes, dont plus de 900.000 ont été exportés. Les noix de galle sont surtout demandées en Allemagne, en Autriche et en Angleterre ; la France en achète peu ; il est même des années où elle n'en achète pas.
En 1889, Smyrne en avait exporté 10.646 quintaux turcs d'une valeur de 686.000 francs. Néant pour la France.
Alexandrette exporte également des noix de galle qui lui viennent d'Alep et de l'intérieur : 58o.ooo francs en 1899, en y joignant les graines jaunes. La part de la France a été de aSo.ooo francs. Les autres pays importateurs ont été TAUemagne, la Turquie, TAngleterre et TEgypte. (B. c, C, 1901, i, 769.)
La même année, Bassorah a exporté i5.35o sacs d'une valeur de i .365.75o francs. Ces sacs lui venaientdu Kourdistan et du vilayet de Mossoul via Bagdad ; ils sont allés en Angleterre, en Autriche et en France. (M. 0. C.
6 juin 1901.)
Enfin, Trébizonde qui, en 1898 n'avait exporté que 8600 kilogrammes de gommes et noix de galle, en a exporté en 1897, So.yoo kilogrammes d'une valeur de loi .400 francs. La France en a acheté pour 55. 000 francs, distançant Constantinople qui accapare d'ordinaire toute l'exportation.
Les noix de galle sont exemptes de droit à leur entrée en France.
Uavelanède ou vallonée est la cupule du gland du chêne, qiiercus olffilops; elle est employée au tannage des cuirs et à la teinture en noir. La cueillette des vallonées se fait au mois d'août et de septembre. Les cupules, débarrassées de leur gland, sont expédiées au port d'expédition où elles sont soumises à l'opération du triage. On obtient ainsi plusieurs espèces, de qualité et de prix différents.
La première qualité, connue sous le nom d'u^o Trieste
superfîne, ne comprend que des cupules volumineuses, charnues, de couleur très claire.. C'est l'espèce la plus chère et la plus rare; elle ne représente guère qu'un millier de tonnes par année.
La qualité dite criblée ne se distingue de la précédente que par la grosseur des cupules qui est moindre. Elle est surtout demandée en Allemagne, en Autriche et en Italie.
La qualité la plus commune, dite naturelle^ comprend des cupules de toute grosseur ; elle s'expédie dans tous les Etats de l'Europe. Une variété de l'espèce naturelle est celle qui est exportée en Angleterre sous le nom dCuso anglais.
Il existe enfin une qualité inférieure, dite refus^ qui comprend les cupules défectueuses, de couleur brune et mal triées. On tolère un déchet de 5 pour loo de terre, gland et autres matières inutiles. Les refus contiennent de 17 à 19 degrés de tanin et sont surtout demandées en Sicile et dans le nord de la France.
Le prix moyen des vallonées, livrées coùty frêt^ et assurance^ sur un port français, est :
UsoTriestc surfine . 55 francs les 100 kilos.
— criblée 47 —
— naturelle .... 43 — -^ anglaise .... 40 —
— refus 28 —
Les vallonées sont surtout produites par le vilayet de Smj'rne et la province d'Adalia La récolte des dernières années a été :
1896 48.000 tonnes.
la production moyenne étant de 55. 000 tonnes. En 1899, année privilégiée, l'exportation de Smyrne s'est élevée à 63. 000 tonnes, dont 56. 000 de qualité
supérieure et 7000 de refus. Ces 63. 000 tonnes ont été
expédiées ainsi qu'il suit :
5o pour 100 en Angleterre, Australie et Hollande; 14 — en Autriche; 12 — en Russie; 12 — en Italie;
9 — en Allemagne ;
3 — en France et en Belgique Clf.O.C.,igoi, i6roai.)
La part de la France est insignifiante : 1896 tonnes seulement. Au prix exceptionnellement bas de 16 francs les 100 kilogrammes, qui a caractérisé les cours de 1899, cela représente environ 3 00. 000 francs.
La récolte d'Adalia est beaucoup moins importante que celle de Smyrne ; 4^00 quintaux turcs en 1900. L'exportation a été de 1882 quintaux, d'une valeur de 42.842 francs. (B. C. C, 1901, I, 62.)
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Avec les noix de galle et la vallonée, les graines jaunes sont l'objet d'un trafic assez important.
La graine jaune est une graine tinctoriale de la famille des rhamnées. Elle porte différents noms suivant les pays d'origine : ici, graines d'Avignon ou d'Espagne ; Ik graines d'Andrinople, deMurcie ou de Perse. Les graines de Turquie viennent de Constantinople ou de Smyrne en balles de crin pesant en moyenne 120 kilogrammes. Elles ont la grosseur d'un grain de poivre.
La graine jaune s'emploie dans la teinture pour tissus, peaux, papiers, etc. La décoction doit toujours être employée fraîche. Précipitée par l'étain, la graine jaune donne de belles couleurs jaune ou orange pour l'impression de la laine et de la soie.
Il est difficile d'évaluer l'importance de ce commerce que les statistiques ottomanes confondent très souvent avec celui des graines ordinaires ou des gommes.