‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 89 sur 132 · I. II · texte numérisé non relu

I. II

Moyenne. ...» » 1.146.000

Dans Tensemble de ces six années, le commerce français n^est pas en décroissance ; après une éclipse, d'ailleurs commune à tous les pays importateurs, en 1896, il s'est accru de 161.000 francs de 1896 à 1900; mais dans la même période :

le commerce italien s*csl accru de 3. 016. 000 francs

— allemand — 680.000 —

— angolais — 296.000 —

— aulrichien — 140.000 —

Vienne le temps, il se peut que, malgré nos progrès continus mais lents, nous nous trouvions distancés de très loin sinon par TAnglëterre et TAutriche, où la fabrication des soieries n'est pas la préoccupation principale de l'industrie nationale, mais par l'Italie et l'Allemagne où les fabriques de Côme et de Crefeld ont, comme celles de Lyon, la prétention de s'adresser au marché universel et de le conquérir.

Nous venons de voir que le commerce de la France avec le Levant représente environ le tiers du commerce total des soieries avec l'Empire ottoman. Si nous nous reportons à des chiiïres publiés par la Chambre de Commerce de Lyon en 1893, la Turquie d'Europe en prenait à cette époque les deux tiers et là Turquie d'Asie le reste : € millions contre 3 millions.

Les statistiques ultérieures n'opèrent pas la même subdivision ; mais d'après une évaluation approximative

du commerce des principaux ports du Levant pour Tannée 1899, ces proportions se sont légèrement modifiées. En 1899, sur une importation totale de 6.482.827 francs, les seuls ports d'Alexandrette, Beyrouth, Smyrne, Ineboli, Trébizondc et Bassorah ont donné lieu à un chiffre d^affaires d^au moins 3.200.000 francs. Le commerce de TAsie augmente pendant que celui de l'Europe diminue.

Tous les genres de tissus sont exportés ; tissus de soie et tissus mélangés. Avec les caprices de la mode et la mobilité extrême des goûts féminins, il est difficile sinon impossible de dresser une liste exacte et surtout durable des étoffes qui ont la faveur. Le public demande sans cesse des nouveautés et les dénominations elles-mêmes se modifient à Tinfini. Les étoffes aussi ont leur destin.

Les étoffes les plus demandées étaient autrefois les tissus de soie mêlés or et argent. Elles n'ont pas disparu au contact de la civilisation européenne, mais elles sont moins recherchées. Dans le compte rendu de ses travaux pour Tannée 1900, la Chambre de compierce de Lyon en donne la nomenclature, ainsi que la valeur de la fabrication.

Les tissus se décomposent de la façon suivante :

Tissus de soie mêlés or et argent fin

mêlés de soie, de coton^ or et argent

fin (y compris tissus or et métal pour

modes et garnitures)

Tissus de soie brochés or ou argent Gn, ) 3. 000. 000 4.5oo.ooo

mêlés de coton broché or ou argent

fin

Tissus mêlés de coton broché or ou

argent faux . , .'

Rrocade de coton et or faux 3oo.ooo 3oo.ooo

Brocade de soie, coton et métal . . . 1.800.000 i.5oo.ooo

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