CHAPITRE II
C'onslitulion des clubs.
Teinte religieuse jetée par Weitling sur le règlement des clubs communistes. — Union communiste pour la culture intellectuelle.— Les commandements de Weitling. — Son hypocrisie. — Ses disciples formés à la propagande. — Réception des candidats.— Ordre des séances, cotisations, souscriptions. — Conférences, lecture des journaux, bibliothèque. — LeJuif errant d'Eugène Sue. — Restaurants à bas prix , fondés par les communistes.
Los clubs d'ouvriers l'uront pour les chefs du communisme, comme pour ceux de la Jeune-Allemagne, e centrer d'opération et l'instrtiment d'influence le plus puissant. C'est à l'aide de cotisations levées dans les cercles que l'on alimentait les autres moyens d'enseignement , les journaux, les livres et les démagogues, écrivains et orateurs, (jui prenaient insolemment le nom de défenseurs du peuple, ce Ijeau titre porté avec tant de gloire f)ar les évêques du moyen âge. La besogne principale d(^s meneurs était donc d'accroître le plus possible le nombro des ouvriers qui fréciuentaient les clubs. Pour les attirer, Weitling prenait tous les déguisements et employait toutes les ruses.
Avant que la penst^e lui eût été suggérée d'écrire son Evangile du pauvre pécheur^ f 'est-à-dire de falsiOer les textes sacrés au profit du communisme, et de \vs traduire [)ar des contre-sens perpétuels, \N'eitling avait eu soin do jeter une fausse couU^ur de christianisme sur les règlements généraux qu'il destinait aux (^lul)S communistes. Il (vst douloureux de voir ainsi j)rofaner les choses saintes par un genre de simonie nouveau ; mais il y a quelque
consolation à remarquer que pour faii*e tomber Thomme dans les pièges les plus abjects, encore faut-il emprunter de nobles amorces, et feindre des pensées généreuses.
Weitling a rédigé , sous le titre d'Union communiste pour la culture intellectuelle, une théorie très-complète et très-habile sur l'art de former et de gouverner les clubs, Ce manuscrit confidentiel, ayant été saisi à Zurich, fut publié dans le rapport du docteur Bluntschli. Nous allons l'analyser à notre tour (1). Suivons ce maître de maison qui nous introduit lui-même dans son logis. Laissons-le, sans l'interrompre, faire à sa guise les honneurs de chez lui. Il ne nous abusera pas. Nous avons pénétré ses ruses et les mensonges de. son verbiage. Nous savons ce qu'il entend par fraternité , par morale, par vertu, le général du prolétariat par vol! Les sentences austères , les maximes charitables qu'il inscrit sur la porte de ses clubs, nous comprenons ce qu'elle^ signifient.
V Union communiste , pour reproduire les propres expressions de Weithng, est un ensemble composé de plusieurs sociétés, grandes ou petites, auissant dans le même but, ainsi que d'iiidividusisolés,pouvantdifférer de nation, d'âge et d'état, lesquels, désireux de s'unir à ceux qui pensent comme eux, par une intimité toujoui's plus grande, profitent de toutes les occasions qui peuvent servir à réaliser ce but. Les communistes, avant de se mettre en voyage , doivent se procurer les adresses de ceux qui, dans chaque pays et dans chaque ville , professent les mêmes opinions. Il leur est enjoint de mettre ces renseignements à la disposition de leurs confrères , de se rassembler de temps en temps, et de louer un local pour so réunir, dès qu'ilsse trouvent assez nombreux pour former un club.
En effet , selon le nombre des adhérents ot des souscripteurs, les clubs communistes se tenaient en Suisse dans des pintes obscures ou dans des salles d'auberges, ret(^nues à l'avance pour chaque soirée. Les plus riches
(1) Voir I, p. 33 à ^|0
louaieiil, soit des rhanihrcs, soit dos apj)art(,>rnonts, dans des maisons particulières. Le club d(^ Lausanne occupait à lui seul une ancienne et vaste' auberge, dans la ruo Saint-Pierre. — L'égalité de condition n'existait pas, même entre les égalitaires de profession ; il y avait parmi les clubs des pauvres et des riches.
VUnion communiste , pour continuer à citer la lettre du règlement, avait pour but le développement de la fraternité , de la culture sociale et de la propagande. Voici les principaux commandements de la loi morale, proposée par l'hypocrisie de A\'eitling à la naïveté de ses disciples :
« Il faut apporter autant que possible de la modération dans tous les fai'deaux et dans toutes les jouissances de la vie, parce que l'on conserve par là sa santé , trésor plus précieux que la richesse et les hormeurs.
« Se refuser à ce qu'on vous parle à l'oreille, en en faisant sentir l'inconvenance, quand même cet acte aurait la vérité pour objet.
« Manifester à son frère seul , sans en faire part à un autre, le mécontentement que l'on pourrait avoir de ses procédés.
« Regarder celui qui vous offense publiquement et vous insulte, comme un malade qui n'est pas maître de lui en ce moment.
« Agir de même envers un criminel , et ne mépriser jamais celui qui est condamné aux peines de la réclusion. »
Un vrai chrétien eût, à la première vue, souscrit avec empressement la plupart de ces préceptes, mais il les eût assurément motivés par des raisons plus désintéressées et plus nobles. Il y a dans ces tables de la loi quelque chose de gauche, de tourmenté, de factice, qui trahit le défaut de conviction. Placer sur la même ligne, recommander avec une insistance égale le respect des principes fondamentaux de la morale, et l'observation de certaines prescriptions minutieuses qui ne dépareraient pas la civilité puérile et honnête , ce n'est peut-être qu'unes inconvenance ; mais, en ces sortes de matières, le manque de
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tact découvre le mauvais comédien qui n'a ni la conscience de ce qu'il dit, ni l'intelligence des sentiments qu'il veut simuler.
La constance dans le malheur et l'empire sur soi-mf^mc recommandés uniquement à titre de précepte hygiénique, cela sonne faux aux oreilles d'un chrétien ! Combien il sied mal de prêcher le pardon des injures lorsque l'on nourrit contre le monde civilisé une haine de mulâtre, lorsque Ton est rempli d'une maligne vengeance, ainsi que Becker le disait de Weitling !
Mais à quoi bon démasquer une hypocrisie qui se trahit elle-même! Weitling, par les statuts de l'Union communiste, ordDune à ses disciples de ne jamais mépriser l'homme atteint par la justice pénale. Le vrai sens de cette maxime, le livre des ^rtrawY/e^ nous le découvre avec faste : « Ouvrez vos bagnes et vos prisons, c'est là qu'il y a des honnêtes gens, » s'écrie Weitling [i\ développant à sa façon l'axiome de M. Proudhon: « La propriété c'est le vol. » Un esprit chagrin et ambitieux de célébrité se plaît à forger ces monstrueux paradoxes, qui à détaut de gloire attirent sur son nom honni les éclats d'im scandale sans pareil. Mais aussitôt il est suivi par des disciples forcenés, plus pressés d'agir que de faire parler d'eux, et qui poussent à bout ses fantaisies littéraires. Aujourd'hui Weitling réhabilite les voleurs. Demain il proposera do les imiter ; il écrira dans un autre passage des garanties (2) :
« Il faudra prêcher une morale que personne encore n'osa prêcher, et que rend impossible tout gouvernement égoïste; une morale (]ui changera le combat sanglant des rues où le peuple a toujours le dessous en une guerre continuelle de guérillas qui anéantira les spéculations du riche sur les peines du pauvre, et que ni la force des soldats ni celle des gendarmes ou de le police ne peuvent arrêter. On prêchera une morale qui nous amènera des légions de combattants , dont nous détesterions mainte-
(1) Garanties d'harmonie et de liberté, p. 17.
(2) Ibid, p. 240,
nant la coopération , une moralo qui ne laisse à nos advorsairos d'autre planche de salut que celle de notre principe, et qui entraînera après elle la dissolution du règne des intérêts personnels. Cette morale ne peut être prêchée avec effet qu'à ces grandes masses qui fourmillent dans les villes excédées de misère et de désespoir. Une fois qu'on aura prononcé le mot, il sera le signal d'une tactique nouvelle contre lacjuelle nos ennemis ne seront jamais assez forts. Lorsqu'on tend le ressort à l'extrême, il est de notre devoir de le faire sauter, quand même il devrait en résulter un désordre de vingt ans. »
Afin de recruter sa sinistre armée , \^'eitling a soin que ses moindres disciples soient formés à l'art de la propagande. Il leur recommande, dans sa théorie manuscrite, de répandre par leurs discours les principes de la secte au dedans et au dehors, de fréijuenter les personnes qui ignorent le but et les moyens de la société, de leur inspirer le vit désir de s'y faire agréger, de ne quitter aucun club sans annoncer au directeur quelques jours auparavant l'heure du départ et le but du voyage. Il leur prescrit de fortifier dans chaque ville les clubs établis ou, selon les circonstances, de s'efforcer d'en fonder de nouveaux ; enfin d'écrire au moins tous les trois mois aux ociétés qu'ils ont fréquentées et de les informer des progrès de la propagation.
Le récipiendaire était interrogé successivement sur chacun de ces engagements, et il promettait solennellement de les observer tous. Il prêtait, en outre, le serment de prêcher la doctrine communisme, mais de garder le secret des délibérations intérieures des clubs.
Le candidat ne pouvait être admis que (]uinze jours après qu'il avait été proposé, et seulement si personne ne s'opposait à sa réception. Il payait en entrant une contribution, en échange de laquelle on lui remettait des écrits qu'il devait lire, donner ou vendre, et une carte portant son nom, son état, le lieu de sa naissance, la date de sa récepUon. Chaque parrain ftfisait signer le revers de sa carte par celui qu'il avait lait admettre dans le club. Weitling, pour stimuler le zèle dg
propagande, avait fait liiiro, dans son plan (ie oonslitution des clubs, la proniesse fort vague d'une association, d'une colonie, d'une caisse de secours, qu'il réservait de fonder dans l'avenir au profit de ceux qui auraient fait recevoir le plus grand nombre de membres dqns les clubs. Encore se réservait-il la faculté de ne fixer qu'un an ava^ît la fondation de cet étal)lissement mystérieux la somme de canclidats admis dont il faudrait justifier pour avoir droit à la récompense. Ce charlatanisme est bien grossier, mais Weitling connaissait son monde. Il aurait eu tort de se gêner avec des gens capables de croire (jue le droit de propriété pourrait être jamais aboli dans la société humaine.
L'ordre des séances tenues par les clubs avait été réglé minutieusement par Weitling. Le président , après avoir demandé si quelqu'un avait des candidats à présenter, invitait les membres présents à communiquer les nouvelles qu'ils auraient pu recueillir sur les autres clubs, soit dans les journaux , soit par leurs informations personnelles. Quiconque avait une (question à faire ou un avis à ou\Tir était engagé à prendre la parole.
Le secrétaire percevait la cotisation mensuelle et les souscriptions particulières, toujours imposées à ces pauvres gens qui , par crédulité débonnaire ou par fanatisme aveugle, oublient trop facilement leur propre indigence. On faisait connaître le nom des membres prêts à se mettre en voyage, et entin le reste de la séance était réservé à la discussion du système et à la lecture publique^ des livres qui n'étaient pas , soit à la disposition , soit à la portée de tous les communistes.
Les règlements aussi inéthodiqu(\s et aussi minutieux sont rarement observés. La constitution méditée par Weitling ne fut donc pas mise à exécution dans tous ses détails. Cependant elle servit de programme général. A Lausanne , dans le club modèle des communistes , une affiche posée dans la salle de réunion indiquait la distribution de chaque soirée et de chaque h(n>re. Des leçons de lecture, de chant, de français, d'arithmétique, des pxpositions du communisme , des conférences si» sucré-
daient. Le procès-verbal des délibérations était inscril dans un regislre.
Tous les clubs communistes n'offraient pas les mêmes agréments et les mêmes ressources que les grands foyers de La Chaux-de-Fonds et de Lausanne. Cependant il était rare que quelque maître, officieux ou salarié , n'y fit pas des cours d'instruction primaire ou secondaire. Partout on y lisait les journaux les plus anarchiques, à haute voix le plus souvent , afin de donner carrière à des commentaires véhéments.
Les clubs communistes, établis dansquelques villes de la Suisse- Allemande, et dans les cantons de Genève, de Vaud et de Neuchatel, étaient unis par des relations fréquentes et intimes. Ils étaient un cartel ^sclon l'expression reçue , c'est-à-dire que tout ouvrier admis dans un club avait, sur la seule présentation de sa carte , droit d'entrée dans tous les autres. A l'imitation des bibliothèques circulantes qui existent depuis longtemps en Suisse, les clubs se prêtaient les uns aux autres les livres qu'ils possédaient. Cette coutume, un moment interrompue, fut reprise en considération de l'avantage qu'il y avait à provoquer ainsi la correspondance entre les meneurs. Comme dans toutes les collections faites de rencontre, le bon et le mauvais se côtoyaient sur les rayons plus ou moins fournis de ces bibliothèques. Les chefs de clubs s'attachaient à faire lire les romans modernes qui ont réussi le mieux à stimuler l'appétit des jouissances sensuelles, et à calomnier les mœurs de la société polie et riche. Voici un nouveau litre de gloire pour M. Eugène Sue : nous l'avons trouvé dans les archives des communistes des Ponts. C'est un» recommandation pressante adressée au président du club" de cette ville, par son confrère et voisin de La Chaux-de- Fonds : « Nous vous engageons à vous procurer l'ouvrage intitulé : Le Juif Errant. Il a douze volumes. »
Aux cercles, où les ouvriers se réunissaient chaque soir pour lire , disserter, boire et chanter, Weitling proposa de joindre des pensions ou cuisines bourgeoises, qui leur fourniraient leurs repas. Par ce moyen , on utilisait des locaux qu'on louait è l'aiméo, et qui restaient fermés pen-
dant le jour. Mais ce qui plaisait sui'tout à Weitling, c'était respérance de jeter de la poudre aux yeux des ouvriers, en leur persuadant qu'ils vivaient en communauté et qu'ils commençaient à goûter les avantages de ce régime , tandis qu'ils ne faisaient que s asseoir à une table d'hôte , où chacun dépensait un salaire hbrement et personnellement acquis, sous l'empire de la propriété et do la concurrence. L'axiome communiste : A chacun selon ses besoi)is , n'était pas pratiqué même parmi les sectaires. Les appétits étant inégaux et les goûts difîérents, chacun appoilait son pain. Les convives sobres ne se souciaient nullement d'abreuver à leurs dépens les gosiers altérés. Chacun payait à part, d'après la carte, le vin qu'il avait bu; et les comptes individuels, tachés de signes rouges et violets, figurent en grand nombre dans les archives de Neuchatel, parmi les documents que nous avons consultés pour écrire cette histoire des clubs communistes.
Les pensions d'ouvTiers, ima.ginées par Weitling, n'étaient pas dans sa pensée destinées seulement à fournir des arguments captieiLX à l'appui de sa doctrine. Il croyait avoir inventé une spéculation excellente. La cuisine bourgeoise qu'il proposait de fonder à Genève devait rapporter, tout compte fait, un bénéflce annuel et net de 14,000 fr. Le devis était écrit, précis, mathématique. Les additions étaient irréprochables : il avait fait la preuve. Mais les raisomiements rigoureusement déduits et l'édifice entier reposaient sur des données fausses, sur des bases de calcul chimériques. La remarque est de Guillaume Marr. On pourrait l'appliquer à la plupart des théories sociahstes , chefs-il'œuvre de logique et de déraison.
Avant que la scission entre les Jeunes-Allemands et les communistes eût éclaté à Genève, une cuisine commime. avait été établie sur la proposition de Weitling et avec l'agrément de Doeleke: mais, au bout d'un au, le caissier, sans prendre congé, partit pour l'Amérique, emportant la caisse. Il avait eu soin de faire payer, par les peusionjMùres, plusieurs mois à l'avauce j mais il s'était abstenu ,
de solder aucun fournisseur. Celte circonstance, non prévue par le règlement , entraîna la ruine de rétablissement. Cependant les créanciers se montrèrent généreux. Le directoire secret de la Jeune-Allemagne ouvrit une souscription dans tous les clubs pour réparer cette mésaventure. Dœleke déploya son ardeur accoutumée. Les intérêts des créanciers frustrés le touchèrent assez peu , j'imagine, mais cette collecte lui semblait une occasion excellente d'étendre la correspondance entre les clubs, et par conséquent d'activer la propagande.
Les autres entreprises culinaires, tentées sous l'inspiration de Weitling, à Vevey, à Morges et ailleurs, échouèrent par divers accidents, et se soldèrent toutes, par des pertes sèches. La pension établie à Lausanne se maintint plus longtemps, mais non sans encombre ; elle était administrée par un intendant ou économe, qui avait sous ses ordres deux cuisinières. Les pensionnaires payaient 28 à 30 batz par semaine, le pain non compris. Les ouvriers qui ne prenaient pas leurs repas à la table commune ne donnaient que 5 batz d'entrée et 2 batz par semaine pour frais d'abonnement aux journaux et d'achat de livres. Les pensionnaires se trouvaient dans cette pension plus abondamment et plus économiquement servis que dans les restaurants inférieurs et dans les pintes de Lausanne. Le fait est que des associations de ce genre, lorsqu'elles sont gérées par des personnes probes et entendues, sont destinées à réussir et à rendre des services. Il serait vraiment fâcheux pour les intérêts populaires que les communistes affectassent de revendiquer en quoi que ce soit l'invention ou le monopole de ces tables d'hôtes à bas prix. Cette prétention ne pourrait que compromettre auprès des gouvernements et des gens bien intentionnés le succès d'établissements dignes de faveur et de crédit, comme toutes les associations qui, tout en répartissant sur un plus grand nombre de têtes les frais généraux, laissent à l'activité et au talent de chacun sa part distincte et équitable de responsabilité et de rémunération.
Nous avons achevé d'esquisser la physionomie extérieure des clubs communistes. Les détails que l'on vient de lire s'appliquent en grande partie aux clubs de la Jeune^
Allemagne établis en Suisse : même organisation matérielle, même mélange de divertissements et d'occupapations sérieuses ; mêmes moyens de propagande , par l'enseignement, par le chant, par les conférences. Il arriva souvent qu'un club de la Jeune-Allemagne copiait pour s'organiser les statuts dun club communiste voisin, et réciproquement. C'est ainsi que les Jeunes-Allemands des Ponts ;Neuchatel) se modelèrent sur les communistes de La Chaux-de-Fonds.
Le lecteur a touché du doigt la forme et le secret du piège tendu par Weitlingaux ouvriers allemands.Voyons maintenaut par quelles voies un grand nombre d'entre eux s'y laissa prendre. La correspondance que les disciples de Weitling entretiennent avec leur maître nous' permet de suivi'e à coup sur la marche de cet égarement prodigieux.