‹ Le communisme [microforme]Chapitre 2 sur 6 · PER · texte numérisé non relu

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tion en fer, en acier, du minérai de même non tiré par tant de miiliers de bras additionels des entrailles de la terre.

Puis encore que de milliers d'ouvriers occupés dans les usines à la fabrication des machines à vapeur même, à la confection des rails, puis à les méttre en place ; enfin a construire les centaines de milliers de wagons, engins, chars de toutes sortes qui sillonnent dans toutes les directions le monde connu.

Mais ce n’est pas tout ; car il y a encore les conducteurs, ingénieurs. chauffeurs, serre-freins employés en permanence sur ces chemins, et dont le nombre seul équivaut probiblement,et dépasse même peut être le total des charreticrs, cochers ainsi éliminés, sans compter l’armée des travaillants toujours à l’œuvre à réparer les voies, en renouveler les dormants et les lisses, les tenir d'sobstruées de neige, etc, et à faire d’incessantes réparations de toutes sortes.

Le monde progresse st l’on ne peut rester en arrière. Déjà nous avons eu, chacun de nous, à faire un premier apprentissage, une cléricature ; plusieurs, un second, une seconde ; savoir même si nous n'aurons point à en faire un troisième, une nouvelle étude pour tenir tête à la rapidité avec laquelle les sciences motivent la substitution d'une industrie à une autre ; d’un mode de chauffage, d'éclairage, de locomotion, de-manufacture à un mode amélioré, plus simple, plus expéditif ; tout comme 1l y a peu d'années encore, l’allumette phosphorée que la simple friction; le frottement met en feu, se substituait à celle qu'il fallait, pour la faire vivre, introduire dans une bou-

teille à contenu chimique, pendant que cette dernière remplaçait le primitif briquet à tondre ou à charpie carbonisée qu’il fallait supplémenter encore d’une étincelle de la pierre à fusil pour produire le phénomène d’une combustion où il fallait encore le petit bois souffré pour déterminer la flannme voulue. La mèche faisait place à la bougie, la bougie à l'huile de pétrole, celle-ci au gaz, ce dernier enfin à l'électricité — le télégraphe électrique au transport par la malle, le t‘léphone au télégraphe — l’invention de Guttenberg à la calligraphie, la phonographie à l'ouvrage du typo — le cheval à l’âne et au mulet — le bicycliste au piéton, et que sachons-nous encore.

Toutes ces transformations n’ont fait que grossir le nombre des travailleurs ; la vapeur emploie plus de bras que le voilier, le téléphone que le télégraphe, et c’est à peine si l’on peut aujourd’hui suffire à la demaude toujours croissantes des bicycles ; pendant que d’un autre côté la simplification même des moyens, des machines, en diminue le coût, et que le coût diminué en motive la multiplication ; tout comme la réduction du coût du port d’une lettre de deux centins à un centin, a augmenté au lieu de diminuer le revenu postal, par le fait que cette diminution, toute petite qu’elle soit pour le pauvre, l’homme, la femme, l’enfant de peu de moyens, lui fait écrire aujourd’hui non pas seulement deux lettres, contre une mais jusqu’à trois, quatre et cinq, quelquefois davantage.

L'on à craint aussi que les instruments aratoires de nos jours ne vinssent diminuer le nombre de per-

‘sonnes utilisables par l’agriculteur ; mais si c'est le cas, ce n'est là encore qu'un dép'rcement de travail, non une diminution, puisque le ncmbre des artisans employés dans les usines, les ateliers à ir produetion de ces engins améliorés, dépasse certainement celui des mains mises en disponibilité par le changement — tout de même que les fabriquants de machines à coudre, et des mille et un riens utiles à la domesticité du logis ont plus utilisé de bras à les confectionner, que leur usage n’en à jamais éliminés.

Enfin si le chauffage des maisons, des édifices publics à la vapeur, à l'eau chaude a rendu moins active la demande des poëles et tuyaux de l’ancien temps, les ferblantiers ainsi appelés, ont fait nouvel apprentissage et sont aujourd’hui devenus d'habiles plombiers sanitires, dont le nombre s’accroit tous les jours, et si moins de bras sont mis en réquisition pour le transport du combustible à tous les étages où atteint la chaleur par simple persuasion pour aïnsi dire; par contre, les réparations motivés à ces appareils divers font que ce n’est encore ici qu’un déplacement d'industrie. |

On ne peut donc se plaindre de tous ces progrès, ni même de la sténographie, qui, si d’un côté, elle a supprimé quelques calligraphes ordinaires, la clavigraphie quelques copistes, sont plus que motivés par la néce:sité plus impérieuse d'empêcher de traîner un procès en langueur, de multiplier les copies d’un écrit an grand avantage des intéressés.

Déplaçons, varions le travail; mais ne le dé. truisons point, ne faisons rien qui tende à le diminuer. Nous ne sommes point de ceux qui rêvent le

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