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etineini ; mais connue il devait se mettre en règle, il n'en continua pas moins son interrogatoire suivant le programme. Compagnon? cria-t-il en brandissant sa canne. Comme il ne reçut pas de réponse, il continua : Quel cùté ? quel devoir? Et voyant que Pierre gardait toujours le silence, il se remit en marche, cl en moins dune minute, ils se trouvèrent en présence.
A voir Ja force athlétique et l'air impérieux de l'ilranger, Pierre comprit qu'il n'y aurait pas eu de salut pour lui-même, si la nature ne l'eut doué, aussi bien que son adversaire, d'une taille avantageuse et de membres vigoureux. — Vous n'êtes donc pas ouvrier? lui dit l'étranger d'un ton méprisant dès qu'ils se virent face à face.
— Pardonnez-moi, répondit Pierre.
— En ce cas, vous n'êtes pas compagnon ! Pourquoi vous permettez-vous de porter la canne? reprit l'étranger d'un ton plus arrogant encore.
— Je suis compagnon , répondit Pierre avec beaucoup de sang-froid, et vous prie de ne pas l'oublier, maintenant (jue vous le savez.
— Qu'entendez-vous par là? avez-vous dessein de m'insulter?
— Nullement, mais j'ai la ferme résolution de vous répondre si vous me provoquez.
— SI vous avez du cœur , pourquoi vous soustrayez-vous au topage?
— J'ai apparemment des raisons pour cela.