‹ Le compagnon du Tour de France (volume 4)Chapitre 3 sur 12 · JO LE 0OMI'AG\O · texte numérisé non relu

JO LE 0OMI'AG\O

etineini ; mais connue il devait se mettre en règle, il n'en continua pas moins son interrogatoire suivant le programme. Compagnon? cria-t-il en brandissant sa canne. Comme il ne reçut pas de réponse, il continua : Quel cùté ? quel devoir? Et voyant que Pierre gardait toujours le silence, il se remit en marche, cl en moins dune minute, ils se trouvèrent en présence.

A voir Ja force athlétique et l'air impérieux de l'ilranger, Pierre comprit qu'il n'y aurait pas eu de salut pour lui-même, si la nature ne l'eut doué, aussi bien que son adversaire, d'une taille avantageuse et de membres vigoureux. — Vous n'êtes donc pas ouvrier? lui dit l'étranger d'un ton méprisant dès qu'ils se virent face à face.

— Pardonnez-moi, répondit Pierre.

— En ce cas, vous n'êtes pas compagnon ! Pourquoi vous permettez-vous de porter la canne? reprit l'étranger d'un ton plus arrogant encore.

— Je suis compagnon , répondit Pierre avec beaucoup de sang-froid, et vous prie de ne pas l'oublier, maintenant (jue vous le savez.

— Qu'entendez-vous par là? avez-vous dessein de m'insulter?

— Nullement, mais j'ai la ferme résolution de vous répondre si vous me provoquez.

— SI vous avez du cœur , pourquoi vous soustrayez-vous au topage?

— J'ai apparemment des raisons pour cela.

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