‹ Le compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses ritesChapitre 10 sur 107 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

boulanr/ers; VAlmanach du Tour de France, pour 1887, publié par la Fédération compagnonnique, 13, rue des Archers, à Lyon; la Notice historique sur la fondation de la société r Union des Travailleurs du Tour de France, Tours, Bousrez (1S89). Nous avons également trouvé des indications très utiles sur les progrès du machinisme et de la concentration industrielle — cause principale de la décadence du compagnonnage — dans les rapports des Expositions nationales de Tsig, 1823, 1827, 1839, 1844, 1849 et des Expositions internationales de 185d et 1807.

Nous avons eu recours, pour l'étude de l'histoire du compagnonnage sous la Révolution et l'Empire, à divers documents conservés aux Archives nationales ou à la Biljliothèque nationale (Mss) ainsi qu'à la collection du Moniteur; mais la source de renseignements de beaucoup la plus abondante à laquelle il nous ait été donné de puiser est une liasse très volumineuse de pièces et de rapports de police entièrement inédits, du temps du Consulat et de l'Empire, qui tous ont trait au compagnonnage et renferment les renseignements les plus précieux sur son rôle et ses coutumes à cette époque [ArcJàves nationales, F'', 4236). Nous sommes redevables de l'indication de cette importante collection à M. Tuetey, chef de section aux Archives nationales et auteur du Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris j^'^^^dunt la lii'volulion.

Il nous restait, après avoir étudié la période de l'histoire du compagnonnage qui s'étend de la Révolution jusqu'à nos jours, à poursuivre la même étude sous l'ancien régime. Cette partie de notre tâche eût été, sans conteste, la plus difficile si des travaux antérieurs qui avaient i>our objet la préparation d'une Histoire des corporations de métiers (Paris, Guillaumin, 1897, in-8"), ne nous avaient permis de circonscrire le champ de nos recherches. Nous avions acquis, en effet, la certitude que si, selon toute vraisemblance, les premiers compagnonnages se sont constitués dès le xii<= ou le xiii'^ siècle, si certains textes signalent dès le xiv** siècle des confréiies de compagnons d'un caractère mal déterminé, c'est seulement au xvi'^ siècle que des textes nous attestent avec certitude l'existence d'associations secrètes analogues à celles qui font l'objet de cette étude; c'est seulement au xvii" et surtout

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