C. Orphelinat compaynonniquc (fondé en 18'J4 au Con
ORGANISATION ET REGLEMENTATION 319
grès de Nantes). — Cette institution, pn'sidéc par M. Noël, a son siège à Nantes. Elle vient en aide aux orphelins de compagnons décédés et les assiste jusqu'à l'âge de seize ans. Les très jeunes enfants sont laissés chez leur mère ou confiés à une nourrice; lorsque l'enfant a douze ou treize ans, on le place en apprentissage. Une commission de trois membres est chargée d'exercer sur lui une sorte de tutelle. Les ressources de l'Orphelinat consistent dans une cotisation annuelle de 25 centimes par membre de l'Union payée par les caisses de chaque société d'U. G. et aussi dans les cotisations des membres honoraires et bienfaiteurs. Des sociétés d'apprentis ont été créées à Condom, à Villeneuve-sur-I;Ot, à Brives.
Statistique des membres et situation financière de l'Union compagnonnique et des sociétés annexes. — On compte aujourd'hui 45 sociétés d'Union compagnonnique qui fonctionnent dans les villes suivantes : Agen, Angers, Angoulème, Avignon, Barbézieux, Beaujeu, Belleville, Bordeaux, Brives, Buenos-Ayres *, la Charité-sur-Loire, Chalon-sur-Saône, Château-Gontier, Clairac, Cognac, Condom, Dijon, Elbœuf, Fleurance, Fontenay-le-Comte, Fougères, Fumel, Genève, Jarnac, Lyon, le Mans, Mâcon, Marseille, Montauban, Nantes, Nevers, Orléans, Paris, la Roche-sur- Yon, Romans, Bourg-de-Péage, Saintes, Saumur, Saint- Étienne, Surgères, Toulouse, Tours, Valence, Villefranchesur-Saône, Villeneuve-sur-Lot.
Quant aux sociétés corporatives ou d'activité, il n'en a pas été publié de liste complète, car on ne peut considérer comme telle dans le compte rendu du dernier congrès (Toulouse, 1899) une vague énumération des professions les plus diverses qui n'est accompagnée d'aucun chiffre et ne présente, nous nous en sommes assuré, aucun caractère officiel. L'Union groupe en réalité des ouvriers de toutes corporations réunis dans chaque ville en sociétés professionnelles; les plus nombreuses paraissent être celles des
1. Cette société a été fondée par un membre de l'U. G. établi dopuis de longues années dans la République Argentine.
maréchaux ferrants (67 inscriptions nouvelles en 1900), des bourreliers (39) des forgerons (24), des menuisiers (25), des boulangers (19), des cordonniers et des charrons (18), des tonneliers (17), des serruriers (14).
NOMBRE DES MEMBRES DE l'UNION
La société comptait :
En 1895 (31 décembre) 1837 membres dont 1690 actifs.
Le nombre des admissions nouvelles s'est élevé en 1895 à 375, en 1899 cà 321, en 1899 à 321, en 1900 à 349.
Gestion financière *. — Direction générale. — L'avoir de la Direction générale s'élevait au 31 décembre 1900 à 3083 fr. 80.
Sociétés d'Union compagiionitique. — Va\ 1000, les recettes de ces sociétés se sont élevées à 30 931 francs, les dépenses à 35 580 francs. Leur avoir total, y compris l'encaisse des années précédentes, était de 30 721 francs (au 31 décembre 1900).
Le principal élément des recettes se trouvait dans les cotisations : 28 452 francs. Les principales dépenses étaient les secours aux malades, à 2 francs par jom' : 13 260 fj-ancs; ici. à 1 fr.50 par jour : 2509 francs ; les locations, 4509 francs, etc. Les sociétés les plus riches étaient : Paris, avoir : 4340 francs, et Bordeaux : 3415 francs.
Mutualité générale. — La situation se soldait au 31 décembre 1900 par un bénéfice de 611 fr. 05. L'avoir était de 4290 fr. 90.