‹ Le compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses ritesChapitre 29 sur 107 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LE COMPAGNONNAGE JUSQU'A SA CONDAMNATION EN SORBONNE (l655)

Premiers textes concernant l'inslilulion du compagnonnage. — Sentence du Chàtelet du 10 mars loOG. — Ordonnance de Villers-Cotterets (1539). — Grèves des compagnons imprimeurs lyonnais et parisiens (1339-io41). — Ordonnances d'Orléans (1560), de Moulins (1566), de Blois (1579). — Dissolution puis reconstitution des confréries. — Interdiction du compagnonnage des cordonniers (1601). — Condamnation générale prononcée par la Sorbonne contre le compagnonnage (1655); description des rites usités pour la réception chez les compagnons selliers, couteliers, cordonniers, etc.

L'évolution survenue dans le régime corporatif et qui a été retracée à la fin du précédent chapitre avait provoqué dans la classe ouvrière un mécontentement, puis une irritation sourde qui se traduisirent par un changement notable dans ses habitudes de vie autrefois empreintes de déférence et d'une sorte d'affectueux respect pour le maître , devenues par la suite plus indépendantes et même indisciplinées. Les confréries purement ouvrières vont pour la première fois manifester leur existence. Déjcà au xiv" siècle une ordonnance des échcvins d'Amiens avait dii intervenir pour interdire aux ouvriers de cette ville de s'assembler au nombre de plus de quati^e et d'avoir une caisse commune, et une autre ordonnance accusait les ouvriers tanneurs de

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